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Marius Tour 2013

Jour 19 – Dimanche 4 Août – Retour au Canal

Hier soir j’avais mis une bâche sur mon duvet car je m’attendais à la rosée du matin…
Je me lève vers 6h30 et constate qu’il n’y en avait pas !!! Un peu étonné, j’en parle à Hervé qui était devant chez lui et qui  me rétorque que s’il n’y a pas de rosée le matin, c’est que ça annonce la pluie.
Hervé savait très bien de quoi il parlait, puisque 10 minutes après, on s’est pris une averse !
Je range duvet et matelas pour éviter que ça prenne l’eau et m’empresse de bâcher les sacoches.  Je bois un café avec Hervé et suis prêt à partir vers 8h30.
500 mètres plus loin, j’arrive à une autre ferme et j’engage la conversation avec l’agriculteur qui vit là, très enthousiaste de voir arriver notre équipage !  Je discute un moment avec lui et nous avons les mêmes sujets de conversations que ceux que j’avais eu la veille avec Hervé.  Les problèmes de l’agriculture.  Il pense que les politiques sont tous des « pourris » et que les syndicats sont corrompus.  Et, qu’une fois dans les hautes sphères, ils perdent tous la notion du terrain et que fastes et lobbies dirigent  tout cela ! 
Après ces quelques échanges, nous continuons notre route et quelques kilomètres plus loin, nous quittons définitivement le GR 13, qui ressemble plutôt à de la route que du chemin, depuis déjà quelques kilomètres.
Il fait chaud et c’est une belle journée…
Vers 11 heures, nous arivons au petit village d’Uxeau.  Nous nous arrêtons au bistrot du coin et j’en profite pour boire un petit café.  Pendant ce temps-là, ce veinard de Marius se fait chouchouter par la patronne qui adore les ânes.  Elle lui offre une bonne pomme.
Nous sommes restés un petit moment, le temps d’échanger quelques mots avec les personnes qui se trouvaient par là.
Nous sommes repartis un moment après pour nous diriger vers Venderesse sur Arroux.  Sur ce tronçon, nous avons fait pratiquement que de la route, mais les automobilistes sont très prudents en nous voyant, sauf exception, il en faut toujours, sinon on finirait par s’ennuyer !!!
Nous arrivons à Venderesse  et en profitons pour nous désaltérer Marius et moi en attendant que mon ami Eric vienne nous rejoindre.

 Nous sommes allés pique niquer au bord de l’Arroux et comme à chaque fois lors de ses venues, Eric me ramène des spécialités du coin que nous dégustons tout en discutant et il m’avait aussi ramené une bouteille de Yop.  
Notre pique nique royal a duré jusqu’à 15 heures !!!
Il était grand temps pour nous de reprendre notre chemin.  Nous longeons  l’Arroux par la route, dans un premier temps, puis nous continuons en direction de Gueugnon par un chemin de terre.

La première impression que j’ai eue en arrivant à Gueugnon, a été une impression de ville tristounette.  Nous passons devant une usine (ancienne aciérie) et j’ai l’impression que c’est une ville ouvrière.  Une longue avenue de plusieurs kilomètres fait face à une usine.  On peut y voir des anciennes maisons qui devaient sûrement être des habitations ouvrières, des maisonnettes et quelques maisons plus cossues, mais également d’anciens immeubles dortoirs.  Ça m’a l’air d’une ville « pauvre ».
 

J’arrive enfin au centre-ville, qui lui est assez fleuri.  On sent de suite les efforts d’embellissement et d’aménagement.  Il y a aussi des commerces, ce qui donne une image plus positive et plus dynamique que ce que j’ai pu voir juste avant.
Comme à chaque fois, on me pose mille et une questions sur Marius et je prends le temps de répondre à toutes ces interrogations.
Nous traversons la ville et passons devant le stade, ce qui me rappelle vaguement que la ville de Gueugnon était connue pour son équipe de foot.  Si je me rappelle bien, l’équipe de Gueugnon avait gagné une finale de coupe de France de D2 en 79 et une demi-finale de coupe de France de D1 en 91et une victoire de coupe de la ligue en 2000 contre le PSG !  Ce qui est plutôt un beau palmarès pour une ville comme celle-ci ! 

Passerelle de Gueugnon

Nous poursuivons en empruntant la rigole de l’Arroux, appelée aussi Canal de Gueugnon, et apercevons un ragondin. 
C’est Eric qui m’a conseillé de prendre ce chemin qui est un peu plus long, mais Marius peut profiter de marcher sur un sol bien meuble, plutôt que le goudron et ça, ça n’a pas de prix !

La rigole navigable de l’Arroux (13,7 km), située sur la rive gauche de l’arroux, a été réalisée pour alimenter en eau le canal du Centre et indirectement le canal latéral à la loire.  Elle relie les villes de Gueugnon et Digoin où elle se raccorde au canal du Centre.
En aval de la prise d’eau dans l’Arroux, un barrage a été construit en travers du lit de la rivière pour assurer un meilleur débit à la rigole.  Un chemin de halage et un chemin de contre-halage longent la rigole sur tout son tracé.  Les ouvrages établis sur la rigole sont les deux écluses de Neuzy et Rigny.  Une passerelle métallique en amont et un pont maçonné en aval qui assurent la continuité du halage.
 

A un moment donné, nous nous sommes trompés et n’avons pas pris la bonne voie et avons dû traverser la passerelle pour changer de côté.
Marius n’a jamais voulu passer et j’ai dû lui bander les yeux pour passer.  Nous avons perdu une bonne heure, alors que deux heures plus tôt, il a traversé une passerelle beaucoup plus grande et plus haute à Gueugnon !
Nous continuons à longer la rigole et environ 1 km avant d’arriver à Rigny sur l’Arroux, nous nous arrêtons pour notre étape du jour car il est déjà 22h30.  

Nous sommes à proximité d’une zone commerciale, mais il y a de l’herbe pour Marius et c’est ce qui compte !
J’ai monté ma tente, car l’herbe est un peu haute, j’ai mangé et je me suis couché rapidement car il  n’y avait rien de bien « fun »dans le coin …


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