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Marius Tour 2013

Jour 15 – Mercredi 31 Juillet – Enfin arrivés à Bibracte

J’ai bien dormi à la belle étoile…
Cette nuit nous avons eu la visite d’un cerf ou d’un chevreuil, je ne sais pas trop….
J’entendais l’animal souffler très fort…de son côté, Marius n’était pas franchement rassuré et il avait les deux oreilles dressées.  J’ai chassé l’animal en soufflant encore plus fort que lui… il a eu peur…. il est parti !  Je me suis rendormi, mais j’avoue que le réveil à été difficile ce matin car je me suis couché tard et je n’avais pas de réseau pour pouvoir communiquer…
J’ai donc démarré à 8h15 pour faire mes 9,5 kilomètres qu’il me restait à faire pour boucler cette seconde grande étape de mon périple et rejoindre Bibracte !
Une fois n’est pas coutume et j’ai encore beaucoup cherché ma route pour arriver jusqu’à Bibracte.  Je dois avouer que c’est assez pénible et ça me fait presque oublier la beauté des paysages que nous parcourons.


 Nous traversons de magnifiques forêts avec des arbres plusieurs fois centenaires et arrivons doucement sur le site archéologique de Bibracte.  C’est avec une grande émotion que je découvre ce qu’est enfin Bibracte !  Durant ces longues journées à marcher sur les pas de Vercingétorix et de Jules César, j’ai eu le temps de m’imprégner de toute cette partie de l’histoire et de tout ce que cela peut représenter.  Une histoire vieille de 2000 qui est toujours aussi présente aujourd’hui.
 
A Bibracte vivait jadis le peuple des Eduens, un puissant peuple gaulois.  Le Morvan était le cœur de leur territoire.
Vers 100 avant J-C, les Eduens édifièrent à Bibracte, sur le Mont Beuvray, à quelques kilomètres au sud des Bardiaux, la plus belle et la plus riche de leurs villes, selon le témoignage de César lui-même.  Le choix de Bibracte comme capitale se justifie par sa position géographique stratégique, entre Loire et Val de Saône, mais aussi par les ressources minières, forestières et agricoles du Morvan.  C’était un nœud routier et une place commerciale où s’échangeaient de nombreuses denrées d’origine lointaine, comme le vin importé de l’Italie Romaine, et où des artisans, forgerons, bronziers, orfèvres, fabriquaient des objets qui faisaient leur renommée.  Les Eduens furent les premiers des gaulois à pouvoir devenir citoyens romains à part entière. 

 
Les Eduens finissent par renier leur alliance avec Rome au moment du soulèvement de Vercingétorix. Ils mettent alors leurs efforts pour aider le roi des Arvernes, leur ancien ennemi, et vont même jusqu’à le couronner roi à Bibracte, Viridomaros,
roi des Eduens, le reconnaissant roi des Gaulois, leur capitale. Les
Eduens restent pourtant fidèles à César. Ce n’est qu’après le siège de Gergovie,
gagné par Vercingétorix, que Viridomaros souligne son souhait de se
joindre à la révolte sans rien cacher à César qui l’avait mis à la tête
des Eduens. Finalement, en -52, Vercingétorix ayant déposé les armes à Alésia, les Eduens voient Bibracte reléguée en petite cité. Ils se voient aussi cantonnés à une nouvelle capitale, Augustodunum (Autun).

 Dès la Renaissance, les érudits s’interrogent sur l’emplacement de Bibracte. La plupart tranchent en faveur d’Autun.

Lorsque Napoléon III souhaite écrire une Histoire de Jules César,
des recherches sont lancées pour localiser Alésia, Gergovie ou Bibracte.
On interroge les érudits, on encourage les fouilles.

Le vicomte d’Abboville, propriétaire du mont Beuvray, y fait faire des sondages en 1865.

De son côté, un négociant en vin d’Autun, Jacques-Gabriel Bulliot,
pétri d’études humanistes, est depuis longtemps persuadé que l’antique
Bibracte se trouvait au Beuvray. Napoléon III le chargeant en 1867
d’explorer le mont, il y conduit des campagnes de fouilles jusqu’en
1895, dégageant les murs de maisons, d’ateliers, de bâtiments publics,
et recueillant des milliers d’objets, qui sont aujourd’hui répartis
entre le musée Rolin d’Autun et celui des Antiquités nationales à
St-Germain-en-Laye.

Joseph Déchelette, neveu de Bulliot, est associé à ses recherches puis
en prend la direction. Déchelette, qui correspond avec d’autres
archéologues, se rend compte que les vestiges retrouvés au Beuvray se
retrouvent, identiques, en Bavière, en Hongrie, en Bohême. C’est lui qui
comprend qu’une « civilisation » s’étendait sur une vaste partie de
l’Europe.

A sa mort, en 1914, Bibracte et le Beuvray retombent dans le sommeil.

En 1984, un vaste programme de recherches, conçu en collaboration
avec les chercheurs de l’Europe entière, est mis en place à l’initiative
du Président de la République François Mitterrand. Ce programme
s’accompagne de la construction d’un centre de recherches et d’un musée,
dans le cadre des Grands travaux de l’Etat, ainsi que de l’acquisition
du site du mont Beuvray.

Aujourd’hui, le Centre archéologique européen anime les recherches
pour le compte du ministère de la Culture. Il assure la protection et
la mise en valeur du site, promu au rang de site national et classé au
double titre des Sites et Monuments historiques.

Mon ami Eric est de nouveau venu à ma rencontre, mais cette fois-ci pour me ramener un petit ravitaillement, car sur les chemins forestiers, je n’ai pas pu faire de shopping !!!
J’ai traversé le site archéologique , Marius me suivait plus ou moins de près… A un moment, ne m’ayant plus dans sa ligne de mire, il s’est un peu affolé !! M’apercevant au loin, il s’est mis à courir pour me rejoindre.  Inutile de vous dire qu’il a fait forte impression auprès des archéologues qui étaient sur place et qui ont suivi la scène en direct !!!
J’ai croisé beaucoup de personnes sur le site qui avaient déjà entendu parler de nous à travers le journal de Saône et Loire.  J’y ai également croisé une dame qui est Maire d’une petite commune de la Nièvre.
Comme d’habitude, je prends le temps de discuter avec toutes ces personnes que je rencontre, et continue en parallèle de m’imprégner de l’histoire de Bibracte.

Ce soir, une animation découverte des étoiles est prévue sur les hauteurs de Bibracte, et divers télescope sont en cours d’installation, voyant cela, mon Marius, certes un peu trop curieux a voulu aller voir de plus près ces appareils…..  Je l’ai rattrapé juste à temps et n’ose même pas imaginer le carnage !!!! Autant dire que mon Marius aurait pu ressembler à un éléphant au milieu d’un magasin de porcelaines !!!  La catastrophe a été évitée !!! Oufffff !
Vers 23 heures ont pu commencer les observations, mais je n’ai pas eu le courage d’y rester longtemps car j’avais encore mes cartes à consulter pour la suite de mon périple et que la fatigue commence à bien se faire sentir …



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