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Marius Tour 2013

Jour 9 – Jeudi 25 Juillet – Au cœur de l’histoire

Je ne me suis pas levé trop tard ce matin à Flavigny car j’avais pas mal de choses à faire.  Je commence par faire une petite lessive car j’ai de l’eau à proximité.  Je deviens une vraie « petite femme d’intérieur » OU « d’extérieur » !!!  Je plaisante… mais ce sont aussi des taches à accomplir, même en rando !!!
Je profite aussi que Marius soit parqué pour aller visiter la crypte de l’abbaye et l’usine des fameux bonbons à l’anis de Flavigny.  Cela me rappelle un certain goût de mon enfance car si mes souvenirs sont bons, il me semble que je suçais déjà ces douceurs quand j’étais môme !!!




Tombeaux



L’usine est installée dans une ancienne abbaye.  L’histoire dit qu’aux alentours de 52 avant Jésus-Christ, César, futur empereur
romain, offrit des terres à quelques-uns de ses soldats vétérans
suite à sa victoire sur les Gaules.

Flavinius reçut
une colline qui porta son nom, Flaviniacum, nommée aujourd’hui
Flavigny. César emmenant avec lui des graines d’anis pour
soigner ses troupes, c’est probablement à ce moment là que
l’histoire du bonbon commence. 





À la Révolution française, il ne
reste plus que cinq moines à l’abbaye, alors qu’elle
devait en compter soixante pendant les deux siècles où a
été pratiqué le Laus Perennis (louange perpétuelle). L’église
fut en grande partie détruite et tout le domaine fut morcelé
en propriétés privées, tandis que les constructions
monastiques étaient en partie utilisées par la fabrique
d’Anis.

Je sens que ma douleur à la cheville me rappelle à l’ordre… là encore un souvenir de jeunesse, mais beaucoup moins agréable que les bonbons à l’anis !
Je retourne chercher mon Marius, je prépare mes affaires et retournons tous les deux au village.  Nous faisons un détour par chez Chantal et elles nous accompagne à l’église où elle m’explique que César se trouvait dans le village et que son camp a été découvert à environ deux kilomètres du village.  Elle me refait un super cours d’histoire.
Chantal est aussi correspondante de presse au « bien public » et c’est d’ailleurs comme cela que je l’ai découverte.  Elle sortait du supermarché à Venarey et m’a vu avec Marius.  Elle s’est approchée de moi pour me poser quelques questions tout en prenant des notes, et elle me dit qu’elle travaille pour le « bien public ».  Je lui dis alors que quelqu’un avait déjà fait un article sur nous la veille !! Elle était certes un peu déçue, mais nous avons tout de même poursuivi notre conversation.
C’est une très belle rencontre !!
Je quitte Donc Flavigny vers 13h après avoir mangé une pizza au village.  Je passe par une des entrées de la ville, la Porte du Bourg » dite « Porte de Barme ».  Cette imposante porte fortifiée date du XIVe
siècle.  Au centre, on peut y apercevoir une niche contenant une Vierge
de l’époque.  Elle est percée de 3 meurtrières dans sa partie supérieure.

Marius franchissant la Porte de Barme





Nous sommes sur une route goudronnée  avant de longer une piste  en bordure de champs céréaliers (blé, avoine, orge, colza).  En ce moment, c’est la période des moissons et les agriculteurs sont dans leurs champs.  Je dois tenir Marius qui n’est attiré que par une chose, celle d’aller manger les céréales qui lui tendent les bras.  J’ai beau lui expliquer qu’on ne mange des céréales que pour le petit déj’ dans un bol de lait, il est têtu comme une mule et veut absolument se délecter de tout ce qui borde son chemin !!! Ah sacré Marius !!!




Nous discutons un bon moment avec un agriculteur qui nous explique les difficultés de la profession et nous prenons pas mal de retard sur notre itinéraire.
Nous reprenons le chemin et traversons un sous-bois, ce qui n’est pas désagréable car nous marchons à l’abri du soleil !



Avant d’arriver à Brain, nous faisons une petite halte et nous avons croisé Jean-Philippe.  Il est agriculteur céréalier et il passait par là avec son gros tracteur.  Il s’est arrêté car il avait entendu parler de nous dans les médias et par Alexandra de l’Office de Tourisme de Montbard.
Nous discutons un moment et reprenons chacun notre chemin.
J’arrive enfin à Brain qui est une toute petite commune ne comptant que quelques dizaines d’âmes (28 habitants).  Là, la femme de Jean-Philippe est venue à ma rencontre avec ses enfants, car elle voulait leur montrer Marius qui s’est bien prêté aux jeu des photos.  Une fois pris sous toutes ses coutures, nous poursuivons…Une villageoise s’approche, nous discutons et elle me fait visiter la chapelle de Saint Claude.  Sa particularité est d’avoir un clocher ouvert, en pierre.  A l’intérieur, nous pouvons voir les poutres « engoulées », sortant de la gueule d’animaux assez monstrueux !!!  C’est très particulier et aussi très surprenant !!! 

En architecture, engoulant se dit pour une poutre de charpente dont les extrémités sculptées représentent une gueule animale avalant la poutre. L’engoulant est généralement présent aux deux extrémités de l’entrait (poutre), typique de l’art du XV ème siècle.

Chapelle Saint Claude



Saint-Claude était un ermite du 5ème siècle, né à Salins.  Au cours de la folie révolutionnaire, son corps a été brulé en 1794.
La chapelle de Brain, qui lui est dédiée et qui date du 15ème siècle, est située en haut de la commune.
Une Vierge à l’enfant orne la façade.Une porte toute simple permet l’entrée dans la chapelle.
A l’intérieur,des engoulants soutiennent les poutres.
Un
clocheton, encore muni de sa cloche, est situé, au milieu de l’édifice.
Ce qui fait penser que celui-ci a été agrandi, car le clocheton se
trouve généralement en façade.
On remarquera son très lourd toit de laves.

Toutes les maisons du village sont regroupées autour de cette chapelle.  Les toits des maisons sont tous en pierre de lave, donc très sombres.

Nous arrivons à la sortie du village de Brain vers 20 heures et nous sommes juste devant la mairie du village, qui n’est autre que l’ancienne école.  Il y a beaucoup de verdure et ça me semble être l’endroit idéal pour passer la nuit !  De l’herbe pour Marius, un préau au cas où il faille s’abriter et une prise électrique pour recharger les batteries… c’est royal !
J’ai donc débâté Marius et je l’ai attaché à l’arbre de la liberté planté là en 1989, symbole du bi-centenaire de la révolution Française.
J’ai rangé mes affaire et me suis préparé un délicieux couscous au poulet, certes lyophilisé, mais bio !!!
Pendant que je me délectais de ce succulent met,  une dame qui rentrait chez elle en voiture s’arrête.  Elle m’avait déjà aperçu dans le village un peu plus tôt.  Elle me propose de venir dormir chez elle ou d’aller y prendre une douche et qu’elle disposait également d’un grand terrain attenant à sa maison où Marius pourrait y passer la nuit.  J’avoue que sa proposition était véritablement alléchante, mais rien que le fait de rebâter Marius me pesait un peu.  J’accepte d’aller y prendre ma douche ….
Je discute un moment avec Marie-Agnès et son époux Grégory et il me propose d’aller chercher mes affaires en voiture, ce qui était vraiment une très délicate attention.  J’accepte donc leur hospitalité pour la nuit.
Je rentre à pied avec Marius et Grégory en voiture avec toutes mes affaires !
Hum que c’est bon de dormir dans un vrai lit !!!!

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