close
Marius Tour 2013

Jour 8 – Mercredi 24 Juillet – En route pour Bibracte

Départ de Venarey les Laumes à 9h30 en compagnie de Robin le cycliste.  Nous avons traversé la ville et passons devant un cabinet vétérinaire pour lui
montrer la plaie de Marius, mais il était absent.  Nous devions y
repasser plus tard, mais le détour était trop important et nous n’y
sommes pas retournés.

Comme à mon habitude, je fais le détour par l’office
de tourisme pour récupérer quelques cartes et notamment un plan de Alise
Sainte Reine, là où se trouve Alésia et la fameuse statue de Vercingétorix !

 Ne
supportant pas que je sois hors de sa vue plus de deux minutes, Marius
se met à braire.  Une dame se tourne vers moi et me lance  » Il doit
sûrement avoir soif  » ! Et un autre  » il doit avoir chaud  » ! Ou encore  »
il est beaucoup trop chargé  » !  Ce qui a véritablement le don de
m’agacer !!! A croire qu’ils ont tous un CAP « Ane » !!!  Greuhhhhhhh !!!!

Au
bout d’un moment, j’en ai tellement eu assez d’entendre de telles
absurdités que j’ai répondu à une personne qu’un âne chargé pouvait la
choquer  alors que le travail des enfants mineurs, lui, ne choquait
personne.  Tout ça pour une société de consommation qui n’a que faire de
ce véritable fléau !!!  J’espère que cette personne aura compris le
message !  Je pense avoir été assez désagréable, mais bon …. Nulle
n’est parfait !

Après cet épisode, nous avons profité de faire quelques courses au supermarché du coin.  Moi il me fallait absolument une petite bouteille de gaz si je veux continuer à me nourrir le plus correctement possible !  En sortant de là, une petite fille est venue me donner quelques pièces pour l’association.  C’était vraiment très mignon de sa part et je la remercie !
Ce matin c’est le marché à Venarey et j’entends des personnes qui crient  » Oh Marius !!!  » ,  » comment va Marius ?  » telle une star de cinéma !  Les gens nous reconnaissent.  Ils ont entendu parler de nous à la radio, vu l’article de presse.
Robin et moi buvons un café ensemble avant de nous quitter.  Lui pour rejoindre sa famille dans le sud et en longeant le canal de bourgogne et moi pour me diriger vers Alise qui se trouve à seulement 2 kilomètres de Venarey
J’ai fait une halte dans le parc pour manger un morceau et là j’ai rencontré un couple avec des ados.  Nous avons échangé quelques mots sur le but de mon action et ils m’ont fait un don de 10€.  Merci à eux !
Je reprends la route et arrive enfin à Alise Sainte Reine.  Ce village est situé sur une hauteur et il faut donc grimper !
Le nom de cette commune est surtout connu pour deux raisons :

    La première, parce que Alise rappelle fortement Alésia et cela n’est peut-être pas un hasard puisque la commune s’étend au pied du mont Auxois, oppidum gaulois attesté par des fouilles archéologiques et site fort probable, bien qu’encore contesté par certains, de l’antique place forte défendue pas Vercingétorix.
     

    Statue de Sainte Reine


     La seconde pour  Sainte-Reine,  directement issu du nom de la martyre chrétienne Sainte Reine qui
    fut décapitée sur l’ordre du général romain Olibrius en ce lieu en 252
    apr. J.-C., et dont la commune a fait sa sainte patronne.

        Alesia se situe au détour du chemin qui suit les pentes du
        Mont Drouot apparaît soudain la masse du Mont-Auxois, qui porta jadis
        l’oppidum d’Alésia, première vision pour le randonneur, celle-là même
        des soldats romains qui avaient commencé à investir les plateaux
        alentour : « La place d’Alésia proprement dite était au sommet d’une
        hauteur bien saillante, en sorte qu’elle paraissait inexpugnable
        autrement que par un blocus » (César, Guerre des Gaules, VII, 69-1).
        L’Ozerain – un des deux cours d’eau du récit – serpente au fond de la
        vallée aux pentes verdoyantes, paysage paisible si caractéristique de
        l’Auxois.

            Source miraculeuse

              Une archéologue que j’ai rencontrée, me dit que c’est
              Napoléon III qui a lancé les fouilles et nous avons aujourd’hui des
              preuves archéologiques qui nous le confirment.

              Nous traversons donc cette ville chargée d’histoire, tout en la visitant.
              Nous passons devant l‘hôpital à l’origine du pèlerinage de Sainte Reine et devant la source miraculeuse où les gens venaient se faire soigner pour des problèmes de peau notamment.

              Hôpital

               Une fois la visite du village bouclée, je me rends à l’ouest du Mont Auxois où trône une statue monumentale de Vercingétrorix, haute de 6,60 mètres sur un socle de 7 mètres.  Soit une hauteur totale de presque 14 mètres.
              Le visage de Vercingétorix, inspiré par Napoléon III jeune, et son
              attitude expriment la résignation après la défaite. La représentation
              est empreinte d’anachronismes. Le collier de perles est de pure
              fantaisie. La cuirasse, l’épée et les bandelettes qui enserrent les
              braies (pantalons) appartiennent à d’autres époques… Le tout est
              conforme à l’image diffusée aux XIXe et XXe siècles par l’imagerie
              populaire et les manuels scolaires : des Gaulois moustachus aux cheveux
              longs, portant des casques à ailes ou à cornes, aimant la guerre et la
              chasse, vivant dans des huttes. Autant d’idées reçues qui sont
              aujourd’hui démenties par les découvertes archéologiques et la relecture
              des textes antiques.

              Avant d’arriver au pied de la statue, j’ai rencontré énormément de monde qui était là pour la mise en place du festival qui doit avoir lieu ce WE.  Ils m’ont offert une bière qui m’a séché avec la chaleur et c’est en titubant que je suis arrivé au pied de la statue de Vercingétorix !!! Hic !

              Statue de Vercingétorix

               Le temps de faire quelques photos et de voir les fouilles gallo romaines.
              L’heure avance et nous devons absolument rejoindre Flavigny situé à environ 5 ou 6 km ou nous attend Chantal, une dame que j’avais rencontrée ce matin à Venarey.

              Borne militaire de l’époque (analogue à nos bornes kilométriques actuelles)

              Chantal m’avait gentiment proposé de venir m’installer dans son champ pour la nuit.  Elle a aussi des ânes, mais également des moutons pour la laine et elle fait aussi diverses productions bio.  C’est quelqu’un de très gentil et de très cultivé !  Elle m’a fait un cours d’histoire exceptionnel sur la région et sur Flavigny.  Elle m’explique que la route que j’emprunte pour me rendre à Bibracte est celle également empruntée par la procession solennelle qui apportait les reliques de Sainte Reine à Alise.  Tous les jours des pèlerins accomplissaient leur dévotion entre les deux villages.

              Cette voie Romaine qui traverse le Parc Régional du Morvans jusqu’à Bibracte,
              ancienne capitale du peuple celte des Eduens (au Ier Siècle av
              J.C.).  Ce chemin de 120 km traverse les moments forts de l’histoire
              Gauloise et se veut le plus fidèle possible à l’itinéraire emprunté par
              Vercingétorix et ses troupes de plus de deux cent mille hommes.

              Ruelle de Flavigny by night

              Laisser un commentaire

              Simple Share Buttons
              Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
              Abonnez-vous !