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Marius Tour 2013

Jour 4 – Samedi 20 Juillet – Au rythme des écluses

Ce matin, nous nous sommes levés vers 8h00 après une nuit plutôt paisible au bord du canal.
Nos voisins de tente nous on proposé de faire un tour sur leur bateau.  Inutile de préciser que Malone était aux anges !!!  Pendant ce temps là, Marius attendait attaché à son arbre tout près de la tente.

Balade sur le canal

Nous sommes revenus 10 – 15 minutes plus tard et j’ai fini de ranger nos affaires pendant que Malone jouait.
Quasiment toutes les personnes que nous rencontrons naviguent sur le canal, sauf un couple de retraités accompagné de leur petite-fille qui se déplacent avec leur deux chevaux qui tractent un van.
Hier soir d’ailleurs, je n’osais pas m’installer sur cette aire car chevaux et ânes ne font souvent pas bon ménage.  Les chevaux ont peur des ânes !!!  Mais la cohabitation s’est très bien passée pour cette fois-ci !
Nous avons levé les voiles de Tanlay vers 10h30 ce matin (beaucoup plus tôt que d’habitude) pour une marche d’environ 4 km avant notre pause de midi !  Enfin, je veux dire notre grande pause de la mi-journée, puisque nous nous sommes posés jusqu’à 15h00.  Malone n’a pas réussi à faire de sieste et me le faisait bien savoir toutes les 10 minutes en me rappelant qu’il ne dormait pas, juste au cas où je ne m’en sois pas aperçu !!!

L’avantage de marcher au bord du canal, c’est qu’il y a beaucoup d’ombre, de plus aujourd’hui, nous avons eu un petit filet d’air qui n’était pas désagréable.
Nous n’avons pas vu beaucoup de péniches aujourd’hui, seulement deux !!! Par contre, il y a énormément de personnes en vélo (seul moyen de transport autorisé sur le chemin de halage).  Il faut savoir que la réglementation est assez stricte et rigoureuse le long du canal.
Juste avant d’arriver sur Saint Vinnemer, nous nous sommes arrêtés pour manger et là, à notre grande surprise, nous sommes accueillis pas un éléphant bleu sur l’une des rives et par une cigogne sur l’autre rive.
Mais se ne sont que des œuvres d’art, je vous rassure !  L’ancienne maison d’éclusier est actuellement habitée pas un artiste qui n’hésite pas à exposer ses œuvres.

Ecluse de Saint Vinnemer

 Après une belle pause, nous reprenons notre chemin en direction d’Argentenay et nous faisons une rencontre plutôt insolite… des loutres qui nagent dans le canal !  Je n’ai pas eu le temps de les prendre en photo, mais a priori, cette espèce est présente à l’état de petite population relictuelle dans le Morvan, notamment sur les bassins de l’Yonne.  La population bourguignonne est encore très clairsemée.  Nous avons donc eu beaucoup de chance de les croiser !
Autre rencontre de l’après-midi, une énorme couleuvre verte qui nous regardait droit dans les yeux, tête levée….j’avoue que dans ces cas là, je ne joue pas les gros bras et préfère jouer la carte de la prudence, même si ce n’est qu’une couleuvre !
Nous faisons une petite halte à Argentenay pour demander de l’eau dans le village.  Une dame nous a gentiment rempli nos gourdes et nous continuons jusqu’au village de Ancy le libre ou nous faisons une pause au café de l’écluse « Chez Mémé » café pour moi et jus d’oranges pour Malone et petite partie de babyfoot à la clé !!!  Souvenirs …souvenirs …
Nous avons vu trois écluses automatiques, donc sans éclusiers…. il va falloir que je me renseigne pour savoir comment ça fonctionne…je vous raconterai tout ça dès que j’ai l’info !




Le long du canal nous pouvons voir des usines qui jadis faisaient partir leurs productions pas voie d’eau.  Aujourd’hui ce genre de transport n’est plus assez rentable, car trop lent et a été remplacé par des camions !

Comme l’usine Lafarge (ciment) …

Usine le long du canal

L’arrivée du Canal de Bourgogne s’est accompagnée de l’installation de toutes sortes d’usines sur ses rives, profitant ainsi des facilités de circulation des marchandises offertes tant pour l’import de matières premières nécessaire au fonctionnement des fabriques que pour l’export des produits finis en France ou à l’étranger.
Deux gisements de minerai de fer sont exploités au 19ème siècle ainsi que des carrières de pierres calcaires permettant de produire du ciment, du plâtre et de la chaux.
En 1821, la première pierre d’un haut fourneau à Frangey a été posée par Madame de Louvois, Plus tard, on y joignit une tréfilerie (usine où l’on passe du fer ou un autre métal par la filière pour l’étirer en fil) dont l’activité a cessé en 1860.  Ces usines étaient installées au bord de l’Armançon et utilisaient le Canal de Bourgogne.
En 1865, les deux frères Quillot, dont l’un était médecin et passionné de chimie, rachetèrent la forge de Frangey pour y établir des fours à chaux et à ciment.
En 1928, la société est absorbée par les ciments du Boulonnais, qui décident la construction de l’usine en voie humide, qui a démarré en 1931, et qui a été arrêtée le 30 avril 1970.  En 1938, les ciments du Boulonnais fusionnent avec les ciments Lafarge, l’usine entre dans le groupe Lafarge.
La décision de créer une unité nouvelle à Frangey a été prise en mai 1968.  Les travaux ont été entrepris en 1969 et l’usine a démarré au printemps 1970.


Usine Lafarge
Aujourd’hui, la marche est plus agréable que ces derniers jours, parce que nous marchons sur un chemin non goudronné ce qui est beaucoup plus sympa !!!

Nous passons la dernière écluse du jour à Rapille avant de nous poser et là, une dame qui habite l’ancienne maison d’éclusier vend des fruits et des légumes.  Nous nous avançons vers elle et lui demandons si elle a des abricots et des cerises.  Elle nous dit que non !  Nous lui demandons ensuite si elle peut nous remplir les gourdes car nous ne sommes pas loin d’avoir tout bu… et là encore nous avons eu droit à un refus, sous prétexte qu’elle n’a pas d’eau potable.  Ce qui est assez surprenant qu’une maison ne soit pas alimentée en eau potable !!!
Nous nous installons donc quelques mètres plus loin pour la fin de notre étape du jour en faisant attention de ne pas gaspiller l’eau qu’il nous reste.
Du coup, je retourne chez la dame, lui demander de l’eau « non potable » pour donner à boire à Marius, là elle n’a pas pu me dire qu’elle n’en avait pas et m’a donc donné ce que je lui demandais !!!




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