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Marius Tour 2013

Jour 14 – Mardi 30 Juillet – Dernière ligne droite avant Bibracte

J’ai peu dormi cette nuit, mais j’étais bien !  J’étais bien dans mon duvet !!!  Je vérifiais de temps en temps ce que faisait Marius, mais tout s’est passé sans encombre.
Je me suis levé à 6h45, pour un départ à 7h15, histoire de récupérer un maximum de temps perdu.

A peine parti, voila la pluie qui nous gagne… On fait un bout de chemin en empruntant la départementale, qui fort heureusement est très peu fréquentée  à cette heure là.


Nous passons près d’un parc à sangliers et continuons notre route en passant par la piste forestière des Potrons.  Je me suis perdu, une fois de plus et nous arrivons à la fontaine salée (nom enregistré par erreur au cadastre qui est resté comme cela par la suite) qui devait en fait s’appeler la fontaine sablée car les sources des fontaines salée jaillissent  du sable et fournissent une eau très pure.  Je suis à la limite entre la Nièvre et la Saône et Loire.





Nous passons ensuite près du canal du Touron.  Ce que l’on voit aujourd’hui est un grand fossé de 550 mètres de long, 14 mètres de large et 4 mètres de profondeur, à cheval sur la ligne de partage des eaux entre le bassin de la Seine et le bassin de la Loire.
Son histoire récente est bien connue, puisqu’il servait de retenue d’eau durant la période où le bois du Morvan chauffait Paris après y avoir été conduit par flottage.  En effet, dans le Haut morvan le flot de l’Yonne n’était pas suffisamment puissant pour emporter avec lui les importantes quantités de bûches qui y étaient jetées.  Des étangs ont donc été aménagés sur de nombreux ruisseaux afin de créer un flot capable d’emmener tout ce bois jusqu’au point où l’Yonne devenait flottable.  On voit les restes des extrémités de la digue à gauche et à droite.  La partie centrale ayant été détruite.
Mais, selon les dires, cet ouvrage aurait été réalisé par les Romains.  S’il a vraiment été construit par les romains pour servie de réservoir d’eau, est-ce vraiment pour contribuer à rendre l’Arroux navigable jusqu’à Autun, alors ville gallo-romaine de première importance ?
D’autres grands fossés d’origine apparemment très ancienne comme celui-ci existent ailleurs dans le Morvan et en france.  Tantôt considérés comme ligne de défense, tantôt comme réservoir d’eau.  Des recherches plus récentes sur ce genre d’excavation font apparaître qu’il s’agirait plutôt de minières (mines à ciel ouvert qui suit un filon).  De plus, ces minières pourraient remonter bien avant l’arrivée des Romains.  Le canal du Touron serait-il alors une ancienne mine gauloise ?




J’avance tant bien que mal, toujours en me trompant de chemin et arrive au Hameau des Bardiaux où a été mis à jour dans les années 70, un magnifique petit théâtre gallo-romain.
Le théâtre mesure 45 mètres de long sur 40 mètres de large et possède 6 terrasses concentriques tenant lieu de gradins. Son périmètre était défini par un mur de 50 cm d’épaisseur, pour une hauteur variant de 40 à 60 cm. Ce théâtre possédait un orchestre d’un peu plus de 9 mètres de rayon.

Le céramiques et monnaies retrouvées sur le site permettent de penser qu’il fut abandonné au milieu du Vème siècle.

Ce théâtre rural devait avoir une capacité d’accueil de 600 à
700 places et devait également servir de lieu de réunions publiques, et
peut-être de rituels.


Le théâtre fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 décembre 1975.




Ce théâtre se situe au carrefour de deux grandes voies.  Celles de Bibracte/Alésia, et celle d’Autun/Orléans.
Il était aménagé avec du bois et très peu de maçonnerie.  Il se trouve tout près de la commune d’Arleuf.
Il est midi, et mon ami Eric et de nouveau venu me rejoindre aujourd’hui pour faire quelques nouvelles photo pour un nouvel article de presse.
Nous parlons du bois du Morvan et il me dit que deux industries belges souhaiteraient venir s’implanter dans la région pour faire des coupes de bois.  L’une d’entre elles auraient même une capacité gigantesque, au point de pouvoir déboiser le Morvan en seulement 10 à 15 ans.
Il me dit également que la population y est fortement opposée et que les professionnels sont aussi conscients que si ces entreprises s’implantent ici, la région courrait à la catastrophe.



Après m’être trompé une dernière fois où j’ai marché longtemps pour rien, on s’est retrouvé à 9,5 kilomètres de Bibracte, mais il était déjà 23 heures.  
Nous nous sommes donc arrêtés en pleine forêt du Morvan.  Je n’ai pas pris la peine de déplier ma tente.  Je me suis posé sur mon matelas et enfilé dans mon duvet…














































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