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Marius Tour 2013

Jour 13 – Lundi 29 Juillet – Il y a vraiment des jours sans …

Je me réveille près du pont qui enjambe le Ternin et ma nuit n’a pas été des plus agréable car j’ai dormi dans un duvet et une tente humides, je démarre vers 9h30 bon poids.


Pont sur le Ternin reconstruit en 1832

D’entrée, je me trompe de direction pour sortir du village car c’est réellement très mal indiqué… et ça ne fait que commencer !!!!
Ma journée n’a été qu’une succession de 1/2 tours… je ne sais combien de fois j’ai dû rebrousser chemin….c’est la MI…..SE….RE … !
Une fois sorti d’Alligny je fais un morceau de chemin sur du goudron et je marche en direction de Moux en Morvan, la capitale du sapin de Noël.  Le Morvan produit 10% du marché national.
Le premier pépiniériste à exploiter le sapin en France, est d’ici.
Mon ami Eric, journaliste, vient donc me rejoindre à Moux  pour faire plusieurs articles de presse (internet et papier).  Je dois dire que c’est agréable de revoir des amis ….
En milieu d’après-midi nous nous quittons.  Et oui, toutes les bonnes choses ont aussi une fin !




Marius à Moux en Morvan

Nous passons non loin de Ménessaire.  Géographiquement,la commune de Ménessaire est complètement détachée du canton de Liernais et de la Côte-d’Or.  Elle est enclavée entre la Nièvre et la Saône et Loire.  C’est à la révolution, lors du découpage des départements que Moux et Alligny en Morvan ont été rattachés à la Nièvre et Ménessaire à la Côte d’Or.

Les problèmes de signalisation ont continué toute la journée, si bien qu’à 18 heures j’étais seulement là où je devais me trouver la veille au soir.  J’accumule beaucoup de retard et je pense que je ne prendrai pas ma journée de repos jeudi…
En plus de tous ces problèmes de mauvaise signalétique, j’ai pris la pluie quasiment toute la journée, de façon intermittente, mais assez forte parfois !
J’essaie tant bien que mal d’avancer…et me dirige vers Gien sur Cure.
Je traverse quelques bois toujours avec de grandes ornières.  On ne peut passer ni à droite, ni à gauche et nous tentons de contourner l’obstacle par les bois, ce qui est très compliqué pour Marius.  A un moment Marius a voulu passer par les bois car il ne voulait pas mettre ses sabots dans une énorme flaque.  Il fait 1/2 tour pour essayer de passer ailleurs, mais il n’y parvient pas !  Je l’appelle en lui faisant du chantage comme d’habitude  » viens Marius ou je t’abandonne ici  » !  Logiquement ça marche et il vient, mais là, pas de chance pour mon compagnon…. son bât a tourné et s’est retrouvé avec tout le poids des sacoches du même côté !!!  J’accoure vers lui en essayant de le soulager et lui défais son bât, et pose les sacoches par terre.  Je le rebatte, mais je ne lui remets pas les sacoches.
Nous longeons la flaque sur le côté et je l’attache à un arbre.Je retourne ensuite chercher les sacoches que j’avais posées.
Ouf !  Catastrophe évitée !!!  Je rebatte mon compagnon correctement et lui remets les sacoches sur le dos et poursuivons notre chemin.

Même pas en rêve je la traverse …

Dans ces grandes flaques vivent toutes sortes d’insectes, mais pas que…
Il y a aussi des petites grenouilles qui apprécient l’humidité des forêts et il faut que nous fassions très attention où l’on marche, afin de ne pas les écraser.  Nous faisons également très attention de ne pas écraser les limaces et les escargots de bourgogne qui sont très gros.  Quand on y marche dessus par mégarde, on s’en veut un peu…
Nous sommes presque arrivés au Bois d’Anost et là, le voie Bibracte/Alésia croise une autre voie ancienne, celle qui va de Gien sur Cure à Autun.  La ville d’Autun a été fondée par les Romains comme Augustodunum, sœur et émule de Rome au début du règne de l’empereur Auguste, capitale gallo-romaine des Eduens en remplacement de Bibracte, évêché dès l’Antiquité, Autun a été jusqu’à la fin du XVème siècle
une cité prospère et un centre culturel influent, en dépit des pillages
et des invasions. Son enclavement géographique et la concurrence
croissante de Dijon, de Chalon sur Saône et plus tard du Creusot ont contribué à son déclin au cours des siècles suivants.  La ville conserve de son passé antique et médiéval un riche
patrimoine qui en fait par ailleurs un important site touristique au
cœur de la Bourgogne. 

Ce croisement se nomme la Croix de Chèvre. 



Nous traversons la forêt domaniale d’Anost avec ses grandes pistes forestières.  Les chemins ne sont toujours pas correctement indiqués.  Il n’y a pas de signalisation aux croisements…
Arrivé en haut, il y a des coupes de bois et il y en a vraiment dans tous les sens.
Nous arrivons à proximité de Gien sur Cure vers 18h et nous poursuivons notre marche dans la pénombre et trouvons enfin un panneau indiquant que nous étions sur le bon chemin.  Me voila rassuré, mais il est déjà très tard.  Un peu plus loin, je vois un chemin qui part vers le source de la Cure, un des principaux affluent de l’Yonne.
J’avance encore un peu pour trouver un terrain herbeux pour Marius.  
Il est 22 heures quand nous trouvons un terrain clos où sont plantés des milliers de sapins.  Il y a de l’herbe…ça me paraît très bien pour y passer la nuit même si c’est pentu.  J’ouvre la clôture, débatte Marius et le fais entrer.
Le ciel est étoilé et je décide de ne pas planter ma tente pour gagner du temps demain matin.
Je me cale entre la clôture et mes sacoches pour ne pas rouler dans la pente au milieu de la nuit et j’essaie de m’endormir …



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