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Marius Tour 2013

Le canal de Bourgogne…

C’est par le canal de Bourgogne que commencera notre prochain périple ! Nous allons marcher en effet le long de cet ouvrage d’art de 240 km dont la construction s’est achevée dans les années 1830.

Le long du canal de Bourgogne (Photo Côte d’Or Tourisme)

Le projet d’un tel canal pour passer du bassin de la Seine et de l’Yonne à celui de la Saône et du Rhône, remonte au XVIe siècle. Mais en 1490 déjà, le Roy Louis XII se rendant en Italie par voie d’eau
« inconditionnel de rigueur » déplorait que l’on ne puisse traverser la
« montagne » bourguignonne.

Après 200 ans de débats, le 7 septembre 1773, Louis XV ordonnait l’exécution du canal de Bourgogne dont le creusement commençait deux ans plus tard. Les travaux vont durer 58 ans et en 1833, il est ouvert de bout en bout.

 

C’est un chantier de longue haleine qui va évoluer au fil du temps et des ingénieurs qui le pilotent. Le canal ouvre enfin en totalité en 1832, quelques années seulement avant l’arrivée du chemin de fer qui le rendra en partie obsolète malgré la modernisation des écluses en 1882. Il offre un patrimoine très riche, des paysages agréables et variés et de belles étapes gastronomiques. Parfait ambassadeur de la région Bourgogne, il ouvre ses portes par la traversée du vignoble de Chablis, puis d’Auxerre, Pontigny, Chablis, Tonnerre, Epineuil, Quincy, Tanlay, Ancy-le-Franc, Buffon, Fontenay, … Autant de sites prestigieux à découvrir en toute tranquillité, par les chemins de halage et les petites routes de campagne…

Mais nous ne parcourrons qu’une centaine de kilomètres seulement le long des chemins de halage entre Tonnerre et le site d’Alésia. Ces chemins qui bordent les canaux où, jusqu’au lendemain de la première Guerre mondiale, les péniches étaient tirées (halées) « à la bricole », c’est-à-dire par les mariniers eux-mêmes, puis par traction animale : chevaux, ânes ou mulets appartenant généralement au marinier avec qui ils partageaient la péniche, et enfin grâce à des locotracteurs circulant sur les chemins de halage.
Côté ombrage, je ne suis pas très inquiet ! Les canaux sont bordés d’arbres qui outre l’agrément qu’ils offraient aux haleurs, avaient pour fonction d’empêcher les riverains de labourer les rives et surtout de limiter l’évaporation du canal en l’ombrageant. Le peuplier d’Italie était une essence fréquente le long du canal de Bourgogne, le bois de ces arbres servant à la fabrication d’allumettes par la Régie Nationale des Tabacs.

A hauteur de Venarey-Les Laumes, nous quitterons le halage pour traverser cette commune située au coeur de l’Auxois, communément appelé « Le Pays d’Alésia », célèbre pour la bataille opposant Vercingétorix, fédérateur de la résistance gauloise aux armées romaines de Jules César en 52 avant Jésus-Christ.

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