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Chemin de Stevenson 2013

Jour1/ samedi 4 mai : En route pour la joie !!!

Le Velay : pays des dentelles, des lentilles…. et de gadoue !!!!!
Ce matin, après avoir constaté que nos ânes allaient bien, nous sommes allés boire un café.
Un ami de Johann a récupéré le van dans lequel on a dormi cette nuit. Enfin je devrais dire ce matin car j’ai dormi de 5 h à 9 h !
Vers 11 h, nous partons direction le centre ville du Puy, une jolie ville surplombée par une cathédrale.
Nous rencontrons quelques personnes et commençons la distribution de cartes. J’ai même discuté avec une dentellière qui façonnait un napperon à l’ancienne, avec des fuseaux. Elle m’a expliqué la technique..fort intéressant !!! Mais nous n’avons pas pu nous attarder trop sur la fameuse place Piot, d’où partent les pèlerins de Compostelle.

Retour ensuite direction le parc de la piscine pour casser la croûte avant de prendre la direction de « Le Monastier sur Gazeille ». En troupeau, les ânes marchent plus vite et nos jambes ne sont pas encore assez entraînées..C’est un peu dur, surtout que nous avons du commencer par une grosse grimpette.
Mais le plus pénible est sans doute l’état des chemins..enfin, des chemins, je devrais dire des ruisseaux car ils sont tellement inondés qu’on piétine dans la gadoue. Les pieds s’enfoncent profondément dans la terre, les sources explosent de tous côtés…Nous voyons même des fontaines dont les « chapeaux » n’ont pas résisté à la pression de l’eau et qui sont décapitées !!!
En marchant, nous avons chaud, mais dès que l’on s’arrête un peu on sent très fort le froid humide, parfois glacial. J’ai deux polaires et une grosse veste, quand même !!!

Je ne peux pas m’empêcher de comparer avec mon voyage de l’an dernier puisque je suis passé seul avec Marius sur ce même chemin. Il y a davantage de maisons fraîchement construites ( cela veut-il dire qu’il y a du travail par ici ?) mais la déviation du Puy, par exemple,  en est toujours au même point …c’est une grosse cicatrice dans la vallée : la route est tracée dans la terre, mais pas terminée et aucun véhicule n’y passe.
La nature, elle,  est plus avancée et pourtant, l’an dernier, j’étais parti plus tard dans le mois de mai.
Moins de pissenlits et plus de fleurs sur les arbres. C’est vert, vert, vert et ruisselant partout !
Après le Puy, la ville principale que nous traversons est Le Cougon dont le pont enjambe la Loire.
Il y a là une centrale électrique construite en 1916 par des prisonniers allemands et qui fonctionne toujours.
On trouve aussi dans cette région des « clochers peignes » c’est à dire qu’il sont dotés de plusieurs cloches placées les unes à côté des autres contre un mur.
Des traces religieuses sont  partout présentes en particulier des croix de pierre très anciennes le long des chemins.



Je retrouve les maisons et les églises en pierre de lave et la terre rouge du chemin.
Pour le moment nous ne sommes pas encore sur le chemin de Stevenson qui est parti du Monastier.
Nous sommes sur le chemin de Jean François Régis, jésuite missionnaire des campagnes, homme généreux qui a parcouru le Velay et créé un « refuge des filles perdues » destiné à des prostituées « repenties » et « l’oeuvre du bouillon » sorte de soupe populaire pour les pauvres…ancêtre de nos « restos du coeur » ?




Marius fait plutôt bon ménage avec ses nouveaux compagnons de route Tonnerre et Jacquotte et ma foi, lui qui n’aime pas marcher dans l’eau, il prend plutôt bien la situation, même s’il lui arrive encore de sauter par dessus les ruisseaux !!!




Nous marchons donc dans la boue et nous n’arrivons pas le soir jusqu’au Monastier. Les champs sont des marécages et il est difficile de trouver un coin pour planter nos tentes. Nous nous arrêtons donc à l’Hern, quelques kilomètres avant  Le Monastier, dès que nous trouvons un coin un peu plus sec, sous des pins.
Yohann fait un petit feu et nous mangeons tranquillement en nous racontant des anecdotes de randos et d’ânes.
Quand je compare à mon voyage de l’an dernier, je vois que j’avais fait moins de kilomètres le premier jour…


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