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Chemin de Stevenson 2013

Jour 9 / dimanche 12 mai/ Et maintenant : la neige !!!





Ce matin, nous sommes partis vers 9h15 pour nous rapprocher de Florac et y arriver lundi midi, heure du rendez vous pour Babette et Yohann avec leur camion.
Nous suivons les « montjoies », ces gros blocs de granit qui balisent, de manière très espacée les chemins et permettent au marcheur de ne pas s’égarer des sentiers, les jours de brumes.
Sur certaines montjoies sont gravées des croix qui marquaient les limites des propriétés des chevaliers de l’Ordre de Malte ou des Ordres de St Jean de Jérusalem.


Comme nous devons tourner à droite pour prendre un chemin vers un sommet ( le plus haut du Mont Lozère), le vent se met à souffler en tempête et des bourrasques de neige nous assaillent, comme des milliers d’aiguilles sur le visage. Nous sommes bien couverts mais il est impossible d’avancer, la vue est bouchée par la neige… Il fait tellement froid que malgré gants, bonnets et quatre ou cinq épaisseurs de vêtements, on a le visage gelé et on peut à peine parler.



Nous contournons donc le Mt Lozère par la face sud, sur une piste qui rejoint le GR qui redescend du sommet. Nous prenons la route forestière des crêtes et en reprenant le GR, nous tombons sur des plaques de neige glacées ( nous sommes au plein sud !!!)
La neige  : une première pour Marius en rando ! Nous craignons pour les ânes car leurs pattes s’enfoncent dans la neige et ils risquent de chuter ou de se casser une patte. Nous sommes très prudents.
Puis nous reprenons un chemin de pierres, des chemins qui roulent sous nos pieds et nous devons encore faire très attention où nos ânes posent leurs sabots !!! On avance très lentement.
Je surveille particulièrement Marius, qui n’est pas très prudent, un peu téméraire ou inconscient du danger, je dois le rappeler à l’ordre sans cesse.
Après une bonne demi – heure de pierrier abrupt, nous redescendons un peu par la route forestière Nègre.
Nous sommes au bas du pierrier vers midi moins le quart et allons manger dans un abri forestier, où il fait meilleur que dehors !

Il ne neige plus depuis que nous avons pris le GR mais le vent glacial persiste. Comme nous sommes sur la face sud, un peu protégés par les arbres, il fait moins froid. On se dit que le temps change vite en montagne.
C’est vrai et ça nous rassure !
Petite pause d’une heure et on reprend le chemin pour arriver au village de Finiels ( 1220m).
Nous croisons des randonneurs qui sont montés au col une heure après nous et qui ont réussi car la neige avait cessé, mais la vue n’était pas terrible de là haut et l’horizon était complètement bouché au nord.

Deux kilomètres avant Finiels, Jaccotte se couche à nouveau sur le chemin. On ne sait trop pourquoi elle fait ça. Elle est assez peu chargée maintenant et nous ne forçons pas l’allure. On la laisse se reposer une demi- heure et elle se relève.


Dès l’entrée de Finiels, nous prenons un ancien chemin en direction de Pont de Montvert. Nous passons devant un cimetière protestant.




C’est un joli chemin qui borde des pâturages, avec des gros blocs de granit ronds et noirs dans les champs. Des fleurs, surtout des genêts donnent une touche gaie au paysage.
Tout est calme mais Marius, pourtant,  me fait une frayeur : allez savoir pourquoi, il se met à sauter un ruisseau ( ça faisait longtemps!!!). J’ai juste le réflexe de me plaquer contre un talus pour me protéger du coup de sacoche qui aurait pu le déséquilibrer et le faire tomber dans le ruisseau. Il est trop téméraire, je vous l’ai dit, et d’ailleurs aujourd’hui, il s’est tordu deux fois la patte. J’espère que ce sera sans conséquence.


Et nous arrivons ainsi à Pont de Montvert vers 18h.
Il ne nous semble pas possible d’avancer davantage malgré le premier rayon de soleil de la journée qui apparaît à la sortie d’un magnifique sous-bois et vient nous narguer, avant de se coucher.


Nous ne sommes plus sur le chemin de Stevenson, car celui qu’il a pris jadis n’est plus praticable à cet endroit et certaines parties ont même disparues.
Il y a un gîte municipal à Pont de Montvert où nous allons passer la nuit.
 Physiquement, nous sommes tous un peu crevés mais ça va encore, même si ma cheville est toujours douloureuse le matin, comme d’habitude.
Je pars en boitant et ensuite, une fois chaud, je n’ai plus mal. Le moral est bon. Nous avons rencontré un couple qui nous a fait un don de 20€ sur le chemin : ça fait chaud au coeur et nous aide à avancer !


Pourtant ce soir, j’appréhende les gorges de l’Ardèche en lisant la météo annoncée …
Allez, faut dormir ! Demain est un autre jour.


Face au Mont Lozère




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