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Chemin de Stevenson 2013

Jour 8/ samedi 11 mai/ Radio Bourricot

« Radio Bourricot », c’est le nom qu’on a donné au « bouche à oreilles » qui nous rend célèbres sur le chemin de Stevenson…quand les randonneurs nous croisent, la plupart ont déjà entendu parler de nous dans les gîtes !!!


Bon, ce matin, on se lève tôt car on a un bon bout de route à faire : 28 km prévus au compteur si l’on veut arriver à Florac lundi, car là, on a une demi journée de retard sur l’itinéraire prévu.


Sauf que…pas plutôt levés, le froid nous bloque littéralement ! Cette nuit, les températures étaient négatives et ce matin, le mercure doit être à zéro ! Il fait si froid que même avec les gants, les bonnets et 4 ou 5 pulls, vestes et coupe-vents, on a du mal à ranger tentes et bagages. Nos mains et nos corps sont engourdis par le froid !!! 
 On met beaucoup plus de temps pour lever le camp…



Le plus dur est de démarrer. En marchant on se réchauffe et lorsqu’on passe à l’abri du vent, dans les forêts par exemple, il fait plus doux et on peut enlever gants et bonnets…pour les remettre très vite ensuite !!!


Ce soir, il faudrait qu’on arrive au pied du Mont Lozère pour faire l’ascension dimanche.
Nous prenons quelques kilomètres de route.

 Nous quittons la magnifique forêt domaniale du Goulet, où le Lot prend sa source. C’est une forêt de résineux ( sapins, épicéas…) mais les plus beaux arbres sont les feuillus, des hêtres surtout, avec des feuilles très vertes et un sol couvert de feuilles mortes orangées, des tons qui créent une atmosphère très particulière.
A proximité des sources du Lot, nous franchissons un petit ruisseau…Près de ces sources, les paysages sont très beaux et surprenants : des prés verts traversés par des rivières.

Près de la source du Lot

Après un autre bout de route, nous retrouvons cette forêt où nous nous enfonçons jusqu’au 
hameau de Ferremejean : un hameau complètement abandonné,

avec de la végétation qui pousse entre les pierres des ruines des maisons
effondrées..Etrange !
Le soleil est assez présent, mais toujours ce vent qui souffle fort et glace l’atmosphère!
Nous suivons les sources et avant d’arriver aux Alpiers, nous nous arrêtons en bordure de chemin pour manger un peu ..Mais pas trop longtemps car il fait très froid.

Les alpiers

Aux Alpiers, nous remplissons nos gourdes et nous descendons vers le Bleymard.
Dans ce beau village typiquement lozérois, il y a un festival de musique ! Oui sous chapiteau et en plein froid, mais il y a du monde et c’est très sympa !

Le festival de musique au Bleymard

Après un petit café et quelques courses, nous reprenons la route : il reste 5 km et 400 m de dénivelé.
Nous sommes sur une piste assez large et moche, aménagée pour les motards, les quads et les 4X4…
On les voit défiler par caravane parfois jusqu’à  vingts véhicules !! Ils sont respectueux des randonneurs, ralentissent ou s’arrêtent pour ne pas effrayer les ânes, mais quel dommage tous ces moteurs qui perturbent le calme de la nature, et polluent, évidemment !


Les 200 derniers mètres de dénivelé nous paraissent longs …
Avant d’arriver au pied du Mont Lozère, nous cherchons le col de Santel, qui n’est pas indiqué. On arrive près d’une station. Nous pensons que c’est le col de Santel..mais non, belle surprise, c’est 
( déjà) la station du Mt Lozère, là, à 50m. Nous qui pensions marcher encore une heure… le gîte est là qui nous tend les bras !
Avec ce froid, pas question de camper, faut se réchauffer ! 
Nous sommes à 1420 m et cette nuit, on va dormir au sec et au chaud! Les ânes ont un beau pré pour manger.
Dans le gîte, il y a de nombreux randonneurs qui nous font des dons pour l’association.



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