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Chemin de Stevenson 2013

Jour 7/ vendredi 10 mai/ On déleste Jaccotte…

Nous avons bien dormi au monastère…et nos affaires ont séché.
Il pleut toujours et assez fort.
On se lève et on se couche à l’heure du soleil, même quand on ne le voit pas !
On se lève tôt donc, mais ce matin, pas beaucoup d’enthousiasme pour mettre le nez dehors !
Mais quand faut y aller, faut y aller !
Nous repartons donc sur la Bastide par le même chemin que la veille. Peu à peu, la pluie se calme et fait place au vent. Un vent violent et glacial.
Sur le chemin, nous voyons d’immenses arbres au sol, déracinés et les racines à l’air. Nous imaginons une terrible tempête qui a du abattre ces arbres magnifiques. C’est impressionnant et assez émouvant.
A la Bastide, nous buvons un café et faisons quelques courses.
Nous prenons de l’argile à la pharmacie, pour les petites plaies et les irritations notamment de Jaccotte…rien de grave, mais le frottement des sacoches produit ce genre de soucis.
Puis nous repartons direction Chasseradès ( 1150m ), soit 12 km de marche.
Le ciel s’est dégagé et le temps s’est un peu amélioré. Nous rencontrons beaucoup de randonneurs, qui semblent nous reconnaître car il paraît qu’on parle beaucoup de nous dans les
 gîtes !!
Mais au bout de 2 ou 3km, Jaccotte s’arrête et se couche sur le chemin. Elle semble très fatiguée.

Nous déchargeons ses sacoches et son bât. Puis nous attendons qu’elle ait fini de se reposer et qu’elle se lève. Avant de la rebâter, nous nous distribuons, dans nos sacs à dos, une partie de son chargement pour la soulager, pendant 3 ou 4 km, jusqu’au col.
Arrivés là haut, nous nous arrêtons pour manger et laisser Jaccotte, débâtée, se reposer encore un peu.
Puis nous nous partageons encore quelques charges supplémentaires afin de la délester davantage.
Nous sommes sur un plateau, avec un peu de descente et nous   avançons tranquillement, sans forcer.


A Chasseradès, après discussion, le choix est fait de délester encore davantage Jaccotte. Yohann et Babette fontle tri et décident de laisser entre 5 et 10kg de chargement chez l’épicier du coin. Ils viendront les reprendre au retour, en voiture.


Jaccotte cette fois bien plus légère, nous poursuivons vers Mirandol et là, on tombe « nez à nez » au détour d’un virage, sur un viaduc magnifique !  Nous savions quand même qu’il était par là, mais comme on était en hauteur, on ne le voyait pas et c’est une belle surprise !

Le Viaduc

Ce viaduc  ( Viaduc de Mirandol ) à 1215 m d’altitude, détient presque un record de hauteur. La voie de chemin de fer, toujours utilisée, est très pittoresque avec ses nombreux viaducs et ses tunnels. En 1878, Stevenson a partagé une chambre à l’auberge de Chasseradès avec des responsables de relevés venus pour la construction du viaduc. Pourtant la ligne n’a été ouverte que 24 ans plus tard !!!




Le chemin de Stevenson passe à proximité de la voie ferrée et la suit un moment. Nous passons sous le viaduc. C’est un ouvrage remarquable, avec de nombreux pare-neige en bois et des galeries placées dans les zones les plus exposées au vent…


Nous voilà enfin à Mirandol, typique village lozérien où l’on a l’impression que le temps s’est arrêté.
Stevenson le décrivait comme « un village délabré entre deux rangées de colline dénudées », mais ce village est très charmant ! 



Nous croisons toujours des randonneurs. J’ai oublié de vous dire, mais hier, nous avons recroisé Eric et Martine avec leur ânesse et nous avons déjeuné ensemble au lac…On recroise souvent les mêmes personnes, puisque nous sommes sur le même chemin, à des allures différentes.


A quelques centaines de mètres de l’Estampe, comme il est tard, nous nous arrêtons dans un champ pour camper…Il y a de la bonne herbe pour les ânes….Mais on se dit que la nuit va être très froide !!!!!


Bivouac de nuit

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