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Chemin de Stevenson 2013

Jour 6/Jeudi 9 mai / De l’ ascension au monastère !

Nous avons passé une excellente nuit qui nous a bien reposés. 
Nous prenons ce matin le petit déjeuner chez l’aubergiste de la Moure, qui nous l’offre gracieusement. Nous en profitons pour acheter quelques produits du terroir dans le coin « épicerie » de l’auberge.
Après avoir bâté les deux ânes, nous remercions chaleureusement notre aubergiste, pour son accueil et sa gentillesse. Et nous voilà parti en direction de Luc. Le temps est plutôt mitigé, mais ça va encore!
Nous commençons la journée par une bonne montée ( normal, c’est l’Ascension !) jusqu’au village de Estradel. 
Ah ! De bon matin, ça fait du bien !!!!
Nous redescendons tout doucement, en longeant un ruisseau, puis par la forêt jusqu’au lac de l’Orodou où nous faisons une halte pour déjeuner.
Pour descendre vers Luc, nous empruntons un chemin existant depuis le Moyen Âge. 
Luc est aussi un vilage qui possède de nombreux vestiges moyenâgeux, avec son château, son hôpital du 
XII ème siècle, sa tour restaurée, construits sur un emplacement celtique.

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                                           Le lac de Luc



A Luc, il se met à pleuvoir !!! Grrrr! Nous montons à la tour, d’où l’on a une vue remarquable sur la vallée de l’Allier. Puis nous redescendons dans le village. Nous avons l’intention de dormir à la Bastide Puy Laurent ce soir.

                                          Luc sous la pluie



Après Luc , nous suivons un chemin puis nous devons faire un peu de route jusqu’à Pranlac et là nous quittons pour quelques kilomètres la Lozère pour le département de l’Ardèche, en franchissant le pont qui enjambe  l’Allier. Une frontière bien précise entre deux départements, comme on en voit rarement.
De l’autre côté du pont la commune de la Veyrune, en Ardèche ! Drôle d’impression !

                                      « Les jolies colonies de vacances…. »


Là on peut voir d’énormes bâtiments très austères, sans doute abandonnés, qui étaient d’anciennes colonies de vacances genre de celles que chante Pierre Perret….et chemin faisant, on revient en Lozère sans s’en apercevoir cette fois !!!

Ensuite, nous traversons un passage difficile, très boueux et compliqué car le chemin est très étroit pour les ânes et leurs bâts. 
Je me souviens que j’ai du débâter Marius l’an dernier pour passer. Cette fois, ça passe même avec les sacoches, mais non sans mal !
Heureusement que notre Marius a pris goût à l’eau…Lui qui ne voulait pas poser le sabot dans une flaque au début de nos randonnées, il a pris de l’assurance et là, avec les flaques , les rivières, la boue, l’eau, il est baptisé !!! Enfin, quand il peut, il saute encore quand même pour éviter les flaques !!! Ou alors s’il a le choix, il passe à côté !!!

                   Marius marche dans l’eau ..mais faut quand même pas abuser !!!!!!

Restent encore les ruisseaux de boue en descente : il n’aime pas trop ça : ses pattes s’enfoncent, ça fait des gloups bizarres… mais il progresse !! Heureusement parce que là…on ne pourrait jamais avancer !!!
Nous contournons Rogleton ( en Lozère!) pour aller à Notre Dame des Neiges, au monastère ( en Ardèche!) 
Un détour de 3km sur notre route mais on a envie d’y aller…
Seulement on hésite car il pleut de plus en plus !
Nous cherchons un endroit pour dormir mais c’est un week-end de « pont  » et tout est plein !!!!
Et puis, on a beau téléphoner au monastère, ça ne répond pas.
Heureusement, à la Bastide Puy Laurent, il y a un ami de Yohann qui est en vacances. L’ami de Yohann se propose de m’emmener en voiture voir s’il y a une possibilité de dormir au monastère. Une chance ! Un groupe de randonneurs s’est désisté et il y a des chambres disponibles. Le copain se charge des sacs et sacoches, les transporte dans sa voiture et nous pouvons faire le chemin à pied avec les ânes délestés, donc plus vite, ce qui fait quand même une heure et demie de marche sous la pluie !

              Le monastère a été créé en 1850. Il fut détruit par les flammes en 1912 et reconstruit  deux ans après au flanc de la montagne.



Nous sommes bien accueillis : ambiance monastique, calme, paisible, respectueuse des lieux…Un moine, qui n’est pas en habit de moine, cuisine. Les visiteurs doivent participer en débarrassant la table, ranger, nettoyer… Un bon repas chaud : soupe, lentilles et saucisses, dessert…simple mais agréable et nous sommes au chaud et au sec.  Nous dormirons dans des chambres sobres, aménagées pour les visiteurs : deux lits, un lavabo, un crucifix, un radiateur.
Ces moines trappistes ( ils sont douze) produisent du vin de messe, du vin de table et du mousseux « Fleur des neiges » avec des raisins achetés aux viticulteurs locaux. Ils ont aussi une boutique où ils vendent des produits d’autres monastères trappistes. Ici, il n’y a pas de tarif d’hébergement. Chacun donne ce qu’il veut comme c’est la tradition dans les monastères qui vivent de dons.
Stevenson a fait halte ici et a décrit longuement son séjour.
Pour moi, pour nous, c’est une découverte. Une autre forme d’accueil, d’ambiance que nous n’avons jamais rencontrée auparavant.
C’est une étape sur le chemin de Stevenson à ne pas manquer !


Et ce soir, nous avons dépassé les 100 km depuis notre départ.


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