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Chemin de Stevenson 2013

Jour 5/Mercredi 8 mai/ Changement de décor !

  



                                       
Nous nous levons très tôt ce matin, vers 6h pour conserver notre petite avance sur l’itinéraire prévu.
Cela nous permettra, s’il l’on peut,  d’éviter des journées de 28km.
Et puis, j’ai envie d’inviter mes compagnons à visiter Langogne, un beau village que je connais un peu pour l’avoir parcouru l’an dernier.
Nous bâtons les ânes et là, Yohann s’aperçoit que Tonnerre boite à nouveau.
Après avoir chercher en vain à joindre des vétérinaires ( un 8 mai !!!!), nous décidons de le laisser au camping la Cigale de l’Allier  si le propriétaire l’accepte, afin de ne pas fatiguer sa patte davantage. Il a besoin de repos.
Yohann et Babette le reprendront au retour.  Le propriétaire accepte facilement et Tonnerre reste donc à Langogne. On déleste son chargement afin de le rajouter dans les sacoches de Jaccotte. Babette et Yohann abandonnent des provisions de nourriture : nous traversons assez de villages pour pouvoir nous réapprovisionner facilement. Mais Jaccotte est maintenant un peu plus chargée.

                                                  

Nous partons ensuite vers le village découvrir sa halle aux grains ( 1743) classée monument historique, qui témoigne de son importante activité commerciale, par le passé, avec sa fameuse foire de St Gilles. Une réputation qu’elle garde toujours.

                                                         La Halle aux grains
La Tour de l’Horloge est impressionnante et les rues sont toutes ornées de vestiges de son brillant passé.

En sortant de Langogne, nous repassons devant la sculpture en fer de Modestine, qui avait déjà impressionné Marius l’an passé. Et bien,  il est toujours aussi intrigué par cette congénère de ferraille immobile et sans odeurs !!!!

A quelques kilomètres de Langogne, nous faisons une halte pour déjeuner dans la campagne et nous rencontrons un couple qui marche avec une ânesse louée : même couleur et même corpulence que Marius et Jaccotte ! Trois ânes presque identiques !
 Belle rencontre avec Martine et Eric qui ,en plus,  nous ont donné 40 € pour l’association « Elisa » ! Le premier don de ce voyage, qui nous a beaucoup touché.
 Merci encore pour  leur générosité !

Il est frappant de remarquer à quel point le paysage change à partir de Langogne. On quitte ici les vertes prairies et les terres cultivées pour trouver des bois de hêtres et de pins sylvestres. Plus on avance sur le chemin, et plus nous voyons des vallons et  des forêts. Fini les maisons sombres construites dans la pierre volcanique ! Elles ont laissé place à des maisons de granit, ce granit que l’on trouve sous forme de gros blocs  qui bordent les chemins.

Parfois ces blocs sont posés en pleine forêt, comme plantés là mystérieusement, et cela donne un petit côté magique au paysage.

 Après 7 km de marche environ, nous arrivons au petit village de St Flour de Mercoire où étrangement, se trouve une compagnie de théâtre : « L’Hermine de rien » du Théâtre de l’Arentelle, qui a une activité très riche dans ce coin du bout du monde. Des courageux, des convaincus, des passionnés !





Nous avançons toujours, sous un ciel tantôt nuageux, tantôt ensoleillé, idéal pour la marche. Les chemins, eux, sont tantôt herbeux, tantôt boueux ! De pelouse en gadoue, au bord des champs de narcisses.

Nous passons par Sagni Rousse, petit village très agricole, puis à Fouzillac où  Stevenson raconte qu’il a cherché à se loger pour la nuit, et que, mal accueilli par les habitants, il s’est retrouvé dans un marécage !

Tranquillement, nous arrivons à Cheylard l’Evêque, un très beau village. Si beau que les gîtes sont tous        pleins.
Nous ne savons pas trop où aller dormir car il est difficile de trouver un champ à cet endroit là, et la fatigue ne nous encourage pas à continuer. Nous nous posons au gîte Refuge de la Moure, pour boire un chocolat chaud et nous requinquer un peu. Le fils de la maison,  très gentil, nous offre le chocolat. Il nous conseille même un endroit et une personne à qui demander l’hospitalité, et cette dame, très chaleureuse, nous accueille chez elle en nous offrant une chambre, tandis que Jaccotte et Marius trouvent asile dans le parc du Refuge de la Moure, où l’herbe est grasse et appétissante !

Quel magnifique accueil ! Que ces gens sont gentils ! Grosse bouffée de chaleur au niveau du coeur !!!

                                                             Notre Dame des Grâces

      Près de Langogne, le Viaduc des bras

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