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Chemin de Stevenson 2013

Jour 4/mardi 7 mai/ L’ombre de la Bête….




Debout à 6h 45. Lever toujours un peu difficile : la fatigue se fait sentir.
On marche assez vite : nous avons une demi-journée d’avance sur mon itinéraire !
Mais il faut toujours du temps pour le chargement, rebâter les ânes, équilibrer les sacoches, ranger, nettoyer…Donc nous levons le camp à 9h 30 à peu près et avançons jusqu’à Arquejol, dominé par un volcan très caractéristique.
Tonnerre marche bien, il ne boite plus. Nous sommes rassurés.


Je retrouve à Arquejol ce passionné de la Bête du Gevaudan que j’avais rencontré l’an passé.
C’est lui qui a tracé le circuit de la Bête, la fameuse Bèstia qui a longtemps terrorisé la région.
Cet homme est un passionné d’histoires et de légendes, il est intarissable sur le sujet, a un musée à Pradelles et aujourd’hui, il est à la recherche du loup…Il nous montre une photo qu’il a prise: c’est une empreinte assez grande…Est-ce celle d’un chien ou d’un loup ? Mystère !! Mais notre ami cultive la légende et participe à la faire vivre ! N’empêche que cette région a été peuplée de loups puisque le guide nous apprend qu’ entre 1740 et 1778, 2178 loups ont été abattus !!!!!!

                                                                        La bête à Langogne » 


 Stevenson parle dans son récit de « la bête féroce, le Napoléon Bonaparte des loups »…
puis il évoque ces hautes terres rudes, « de la lande, des marécages couverts de bruyère, des étendues de rochers et de pins, de petits bosquets de bouleaux », des chaumières, des champs mais aussi du vent qui rugit dans les arbres le soir venu et pourchasse des lambeaux de brume à travers le ciel… »

Nous reprenons la route, la tête pleine de légendes, et traversons un haut plateau tristounet,une piste entre deux parcelles de terre. très peu d’arbres, la végétation est basse et rare.
Mais plus on redescend et plus on retrouve les arbres.
Sur les hauteurs, nous nous arrêtons vers 13h30 pour pique niquer. On commence à rencontrer davantage de randonneurs et on s’arrête pour discuter et distribuer les cartes pour « Elisa ».


Nous rentrons dans Pradelles par la rue « Stevenson », comme il se doit !
C’est une belle ville, chargée d’ Histoire. Notamment à cause des guerres de religion qui opposèrent ici les catholiques de Pradelles aux protestants qui voulaient s’emparer de la ville.



La légende de cette jeune femme qui a arrêté, en 1588,  l’avancée des troupes protestantes en jetant une énorme pierre sur le capitaine, se lit sur une plaque gravée.
Pradelles était aussi un grand carrefour commercial entre le Vivarais et le Gevaudan au XIème siècle.
Nous passons devant la cathédrale Notre Dame ( 1623) et devant une maison de retraite qui est un ancien hospice ou plutôt un hôpital qui au Moyen Age,  accueillait les pèlerins et voyageurs en route pour St Gilles.
L’Hôpital se trouve en contrebas de la ville, à sa sortie, car si la charité ordonnait d’héberger les pèlerins de passage, la prudence vis à vis des brigands et des épidémies conseillait de le faire hors des murs !
Après Pradelles, nous avançons vers la Lozère et ainsi jusqu’à Langogne où l’on rentre maintenant dans le Gévaudan, en franchissant le pont qui enjambe l’Allier… 


 » Pradelles se dresse à flan de coteau, très haut au dessus de l’Allier, entouré de riches prairies en pente.
Sur l’autre côté de l’Allier, la terre s’élevait sur des milles jusqu’à l’horizon…
J’étais maintenant à l’extrémité du Velay et tout ce que j’apercevais appartenait à un autre pays, le Gévaudan sauvage… » ( Stevenson) .





Nous passerons la nuit à Langogne dans un camping qui accueille les ânes.
Une bonne douche et une entrecôte…ça fait du  bien !!!!



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