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Chemin de Stevenson 2013

Jour 19/mercredi 22/ Clochers à flèches, vignes, serpent et dolmens…

Il est 6h15 quand je me réveille dans le jardin de Bannes où j’ai passé une nuit un peu agitée car je craignais que Marius, attaché à un rocher, ne s’échappe !
Et ce matin, il fait des bruits bizarres avec son naseau : des sortes  d’éternuements, comme quand il ronfle à la Dark Vador ! J’espère qu’il n’a pas attrapé un rhume !
A 8h,  je suis prêt à partir ! J’attache Marius à un rocher pour le bâter et je vois qu’il a un drôle de regard apeuré, les oreilles en avant, comme quand il sent un danger. Devant nous, il y a une terrasse, une pelouse et un petit bois. Je regarde et ne vois rien . Je le rassure : « ça va, Marius, il n’y a rien! ».  Je le lâche pour qu’il se détende et il essaie de s’enfuir. Je le retiens, et comme je lui répète : « il n’y a rien »… je vois un chevreuil à 20 ou 30 m, tapi dans l’herbe haute, qui s’enfuit en aboyant très fort ! Belle surprise pour commencer la journée !!!
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Je bâte Marius pour la 2ème fois, et le propriétaire du jardin m’invite à boire un café.


A Bannes il y a un fort du XVIème siècle qui fut en partie détruit à la Révolution.
Nous marchons assez vite sur des petites routes goudronnées dont certaines très fréquentées.


Beaucoup de vent aujourd’hui ( j’ai encore une polaire et une veste).

Après Bannes, dans cette partie de la vallée, il y a de très nombreux clochers à flèches.
Ils ont très hauts et je me repère aux clochers.



Puis je passe dans des vignobles que des viticulteurs s’affairent à pulvériser avec des produits pas très naturels ! C’est insupportable ! J’ai du mal à respirer et ils ne s’arrêtent pas même quand on passe à proximité. J’en ai plein les yeux avec le vent. Affreux ! L’odeur me poursuit un bon moment après et j’ai la nausée.
J’arrive à  Berrias et là, il y a des travaux de voierie…. Et bien ! même l’odeur du goudron me semble acceptable ! Enfin ce matin, c’est un festival d’odeurs pas très agréables !
Je rencontre un viticulteur qui a déjà fait le « Compostelle » et qui est très touché par ma démarche. Il m’invite chez lui, mais j’ai des kilomètres à rattraper et je n’ai vraiment pas le temps de m’arrêter.



Je vois encore des vignes ( ça faisait longtemps !),  des champs de céréales et de luzerne.
A cause des travaux, je suis sorti du chemin prévu et je trouve une petite route fraîche avec un ruisseau qui la longe…c’est joli et ça sent bon par ici !!! 



Je m’aperçois que je suis dans un coin assez touristique car je croise deux restaurants 3 étoiles, des chambres et des tables d’hôtes…On approche des Gorges !

Je reprends alors le GR4 vers Comps, un très joli village où j’arrive vers 13h 
(c’est là que j’aurais du dormir la nuit dernière si j’avais respecté l’itinéraire). A la sortie de Comps, le GR4 est une route goudronnée…puis je le perds car très mal indiqué et je monte au col de la Cize…et ne reprends pas le GR car je sais qu’il n’est pas praticable avec un âne.

Je croise un couple de hollandais à la recherche d’un village abandonné qu’il ne trouvent pas….???



Puis nous faisons une petite halte sur des chaises avec des tables posées au bord du chemin…sans doute installées là par des chasseurs.

Chemin faisant, je vois avec effroi un énorme serpent au milieu de la route. Marius est devant moi et j’ai beau lui crier stop ! il y marche presque dessus. C’est une couleuvre de Montpellier qui passe entre les sabots arrière de Marius et mes pieds ! Elle doit faire deux mètres de long !!!  J’ai eu chaud  !!!
Je n’ai eu ni le temps, ni l’idée de la prendre en photo! Je sais que c’est la seule couleuvre venimeuse en France, mais son venin n’est pas très toxique.  Impressionnant !



Je prends la direction de Combe de la Bonnefille, on descend en voyant plusieurs dolmens et on se dirige vers Sampzon. C’est une piste entourée de garrigue et on ne voit aucun paysage autour. Puis on quitte le GR pour une autre piste qui nous conduit au village de Sampzon.

Là Martine m’attend. Elle loue des ânes à Vallon Pont D’Arc et organise des randonnées pour les visiteurs.
Elle va faire avec moi les derniers kilomètres. J’ai rencontré Martine à l’AG des loueurs d’ânes et elle m’a conseillé pour tracer le parcours à travers les Gorges de l’Ardèche car elle connaît bien la région.
Nous descendons un chemin de chèvres bien caillouteux jusqu’à un radier que nous devons prendre pour traverser l’Ardèche ( la rivière). Mais la rivière coule fort, le barrage hydroélectrique fait beaucoup de bruit et je crains que Marius ne soit pas très « chaud » pour traverser. Ce n’est pas dangereux mais comme il y a un wagonnet sur la plateforme, je dois le débâter pour qu’il puisse passer.
Finalement, il passe sans difficulté.


A quelques kilomètres de là, par la route, il y a l’exploitation de Martine. Partout, des campings, des locations de bungalows, et surtout 40 loueurs de canoës-kayaks …et un seul ânier : Martine !!!
Je pense que la location de canoës est plus « juteuse » que les promenades à dos d’âne !
Trek’âne est un endroit agréable où nous arrivons vers 20h30. 
Je rends visite à tous les ânes dont un tout petit né l’an dernier.
Martine m’installe dans un chalet de bois près de sa maison. Je suis entouré d’ânes et Marius a plein de copains ce soir…des copains qu’il feint fièrement d’ignorer mais il est quand même en bonne compagnie !!
Je suis crevé et content de dormir sur un matelas.









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