close
Chemin de Stevenson 2013

Jour 16/Dimanche 19 mai/ Jour de rencontres !!!

Petit matin rayonnant

J’ai passé une bonne nuit !
Départ ce matin vers 10 h, après avoir fait une photo de famille avec mes hôtes qui  partent aussi pour la journée.
J’ai 8km à rattraper pour arriver où j’aurais du être la veille et j’y suis à midi et demi.
Je fais de la route et je croise beaucoup de monde.
 Les automobilistes curieux de notre équipage, s’arrêtent
 ( et parfois même au milieu de la route!!!) pour nous prendre en photo et me demander d’où je viens.


Au hameau de Malataverne, je croise un couple avec un âne. En discutant, la dame me demande le nom de Marius et quand je lui dis, elle s’exclame : « Ah ! C’est vous, Marius…!!! Un ami m’a parlé de vous et j’ai visité votre blog !!! Mais c’était il y a déjà longtemps ! Vous continuez toujours, alors !!! » C’était drôle !
Ah!! la célébrité !!!!
Le hameau de Malataverne est sur la commune de Cendras, après un dénivelé de 200 m environ.
J’ y arrive par une piste, mais je n’ai pas pris le bon chemin. Il faut que je sois moins distrait et plus vigilant sur les cartes car maintenant, les chemins sont moins bien balisés que sur le « Stevenson » !!!
On longe une petite rivière « Le Grave de Rieusset « , au bord de la route. Je finis par reprendre le bon chemin pour arriver au col de la Croix des Vents vers 14 h.
Je suis fatigué et j’ai envie de dormir… Peut-être le fait de m’être arrêté une journée…?
Heureusement, Christophe m’a donné de ses bons jus de fruits maison et ils me tiennent éveillé, surtout celui orange/citron.
Là,  je me pose pour manger et Marius aussi. Arrivent deux cyclistes qui me saluent et l’un d’eux me dit :  » Vous êtes le gars qui marche pour les enfants ? On s’est rencontré l’an dernier à l’entrée d’Alès et on a bu un café! Vous vous souvenez ?  » Bien sur que je m’en souviens et mon blog en est témoin !!
C’est sympa les rencontres aujourd’hui !
 Mais pendant que je cause avec eux, Marius en profite pour me piquer mon paquet de chips !!! Je le gronde très fort (!!!)  et récupère la moitié restante !!! 


Il y a là aussi des hommes qui font des repérages pour un rallye. C’est beaucoup moins sympa car ils roulent comme des dingues et j’ai la trouille de marcher le long de la route. Je fais 700m puis j’emprunte une toute petite route goudronnée qui m’emmène vers un hameau. J’ai repéré par là une piste sur la carte…je fais donc un détour pour la rejoindre, mais…elle est barrée : propriété privée !!! Que  faire ? Je réfléchis un moment, puis je me décide à reprendre la route et hop, demi-tour !!!
 Je peste contre les rallyes et contre les propriétés privées !!!
De retour sur la route, je vois deux voitures arrêtées. Je fais poliment un bonjour de la tête à ces messieurs et il y en a un qui se met à klaxonner. Comme je suis en colère contre eux, je ne me retourne pas. Mais comme il insiste, je finis par le regarder et il me fait signe que j’ai perdu mon tapis de sol !!!!
J’ai donc remercié et cesser de pester contre ces gens là et je me suis dit que j’avais des préjugés débiles.
Voilà! ça, c’est fait !!!


Je traverse « Les Salles du Gardon » un hameau qui fait partie de « La Grand Combe », regroupement de plusieurs hameaux.
 A « La Grand Combe », on sent bien que ces lieux ont souffert  de la fermeture des mines. Les rues sont désertes, les commerces abandonnés… Je repère une passerelle pour traverser le Gardon, mais…je ne peux pas passer car le bât de Marius est trop large. Je reprends donc une rue qui me conduit sur la place centrale de « La Grand Combe » : église, mairie, collège, tout est bien regroupé et charmant, mais l’herbe n’a pas droit de cité !!! 
Arrive alors une nuée de jeunes et d’enfants qui veulent tous toucher Marius car la plupart n’ont jamais vu d’équidés. Ils découvrent !!! Nous prenons des photos et le père de l’un d’eux me fait un don de 5€. 
Ah ! derrière l’église, il y a quand même un carré de pelouse et j’y attache Marius le temps de regarder la carte pour comprendre comment sortir de la ville.
A ce moment là, arrive un jeune homme. Il me dit qu’il est kabyle et que dans son pays d’origine, il y a des ânes et ça lui fait plaisir d’en voir un. Il m’invite à boire un verre de coca dans un bar associatif avec ses copains qui ont tous des souvenirs d’enfance à raconter à propos des ânes. Ils évoquent le temps où ils allaient chercher l’eau à dos d’âne, dans leurs villages natals. Ils sont tous assez jeunes et bien sympas…mais il faut que je trace !!!


Je repars et attaque une grimpette  de 150 à 400 m de dénivelé, mais très raide ! Je traverse une  cité pour rejoindre la piste direction Assenadou.
Après quelques kilomètres, sur la piste, je passe par un bois dans la forêt domaniale de l’Arboux.
Je vais poser ma tente dans ce bois de pins sylvestres, où je sens  des parfums de genêts et d’acacias en fleurs.
Hier,  j’ai eu un gentil message sur mon téléphone d’une des personnes de Montélimar rencontrées à Florac.
Elle s’inquiète de savoir si ce n’est pas trop difficile et si je suis à l’abri. Ce message m’a beaucoup touché et je la rappelle pour la rassurer.
Ce soir, il ne pleut pas et la journée a été belle. 
Tout à l’heure, un animal sauvage, un gibier a fait bondir Marius, mais a disparu quand je suis sorti de la tente.
Une chouette essaie de m’effrayer, mais elle n’y parvient pas.
Je suis bien sous les pins. J’ai sommeil…Bonne nuit !


Un commentaire

  1. Que c’est beau, ce pays, la France ! On pourrait paessr toute un vie, et encore, e0 de9couvrir tous les recoins cache9s…Heureusement que tu es le0 pour nous donner quelques indices quant e0 par of9 commencer!Merci Nathalie pour encore des splendeurs du sud… il semble qu’il va flotter toute la journe9e demain au nord, pendant qu’au sud il fera 25 … grrrrr…. 🙂

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !