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Chemin de Stevenson 2013

Jour 14/ Vendredi 17/ St Jean du Gard terminus tout le monde…sauf Marius !

Marius et Modestine



Ce matin, je m’attarde à dire au revoir aux randonneurs qui finissent le chemin de Stevenson à St Jean du Gard. 
Presque tous, sauf quelques uns qui continuent jusqu’à Alès, notamment les « trois mousquetaires » (qui seraient même allés jusqu’à prendre le car pour 1 euro , vu la météo  !! ) … et Marius et votre serviteur qui ont encore un bon bout de route à faire pour rentrer ! 

C’est toujours un peu émouvant quand le chemin s’arrête pour les randonneurs et surtout le chemin de Stevenson qui est un chemin mythique, avec une ambiance particulière liée à  l’Histoire et à la légende. Autant de raisons de solidariser les marcheurs.

Pour moi, je sais que c’est le retour qui commence ici, même s’il y a encore plein de choses et de lieux à découvrir.



Je dis aussi au revoir aux hôtes du gîte qui m’offrent 30€ pour l’association. Aujourd’hui, je dois être à 150 € de dons. Evelyne et Michel sont très généreux : ils m’ont aussi offert le séjour de Marius, permis de faire une lessive gratuitement, offert un café avant le départ…


Bon, je pars ! Il est 9h 30 et je suis à 1 km et demi du centre ville. Je rencontre deux randonneurs qui balisent les sentiers. Ils me demandent ce que je pense du balisage et je dis que c’est bien dans l’ensemble.


Une partie du chemin longe le Gardon. Une passerelle a même été construite pour le franchir : c’est un petit pont de bois avec des rambardes. C’est joli et pratique pour moi,  mais pas pour Marius, car il y a une marche assez haute au départ et à l’arrivée, sur une toute petite distance. Alors Marius hésite…puis il franchit la marche d’un coup et part en courant ! Heu…il y a une autre marche à l’arrivée. Bon, ça va ! On est passé !
Ceux qui ont construit la passerelle ont bien pensé à la largeur car les sacoches ne touchent pas les rambardes, mais la marche…pour les animaux…C’est limite !!!

Le chemin est couvert de grandes herbes. Des randonneurs me disent que c’est de l’ambroisie. Je ne sais pas la reconnaître, mais je me dis que ce serait une bonne idée de mettre quelques moutons pour tondre par ici comme ça se fait ailleurs, dans la Drôme par exemple.


Au centre ville de St Jean du Gard, je vois la gare où Stevenson s’est arrêté. Fin du voyage ! Un  petit train à vapeur, restauré à l’ancienne, promène les visiteurs de St Jean à Anduze en passant par la bambouseraie.

Je rencontre encore des randonneurs, et boit un café avec un couple qui me garde Marius pendant que je vais faire quelques courses car il y a encombrement dans la rue en raison d’une dame qui vient de faire un malaise cardiaque.


Je me rends à l’Office de Tourisme pour acheter une carte qui me manque, car, compte tenu de la météo, je cherche un autre sentier que celui prévu, qui passe par le haut d’une montagne.
Le temps est toujours très menaçant. Je me renseigne, je réfléchis et finalement je décide de prendre la route, par précaution.



Je reprends donc le même trajet que l’an dernier, qui commence par un peu de route goudronnée, puis un chemin dont je me méfie car Marius avait failli s’y casser une patte.
On avance sous de grosses averses maintenant. Je prends donc la route sur une vingtaine de kilomètres.
C’est une petite route, étroite, avec peu de circulation. Et les automobilistes sont prudents.
On avance tranquillement, en prenant de grosses averses régulièrement.




Le paysage est jalonné de petits hameaux, à flanc de vallons.
Avant d’arriver à St Paul de Lacoste, la pluie redouble d’intensité.
Je dépasse le village, puis devant ce déluge, je me ravise, fais demi-tour et retourne vers St Paul.



Je frappe à la première porte de la première maison que je vois pour demander où je peux poser ma tente.
Un monsieur, avec quatre jeunes enfants, m’ouvrent la porte.  C’était la bonne porte !
Il m’offre un bout de terrain, un petit jardin bien vert  pour planter la tente et restaurer Marius.
Il regrette d’avoir tondu l’herbe mais il en reste encore assez ! Et les fossés sont bien garnis !
Je monte ma tente sous la  pluie et le vent et je vais essayer de dormir. 
Je suis crevé !


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