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Chemin de Stevenson 2013

Jour 10/lundi 13 mai/ Enfin !!! le soleil …

Ce matin, Joëlle, qui nous avait rejoint pour quelques jours de marche, repart à regret du Puy de Montvert.
Contraintes professionnelles et familiales obligent !
Et ce matin, enfin, il fait beau et même chaud !
Une magnifique journée s’annonce..ainsi que de belles montées pour commencer !
Un pont enjambe le Tarn à Pont de Montvert.
Le beau temps provoque une explosion dans la nature : tout ce qui est vivant sort et la végétation embaume.
 
Des nuées d’insectes : des moucherons, des libellules, des papillons, et même des serpents surgissent d’on ne sait où! Les parfums des fleurs jaillissent et entêtent, des parfums multiples dominés par l’odeur forte des genêts. Dame nature, comme réveillée, se remet à vivre.
 
« Le Pont de Montvert est le lieu d’où est partie la rébellion des camisards, là où la guerre a éclaté. Là où les covenantaires (mouvement religieux)  du midi assassinèrent l’archevêque Shappe. Les protestants tuèrent l’abbé de Chayla au moment où la révolte cévenole prenait un caractère original lié au protestantisme » 
( Stevenson)
Pont de Montvert s’étend sur une bonne partie du versant sud du Mt Lozère et regroupe une quinzaine de petits hameaux.
  » Avec ses maisons, ses ruelles, son lit de rivière étincelant, le Pont de Montvert revêt un air méridional indescriptible »  ( Stevenson)
On l’appellait aussi « village des trois ponts ». Ce village a été victime d’une grande dépopulation ( exode rural) : de 1500 habitants en 1860,  il ne compte aujourd’hui que 300 personnes recensées.
Comme Stevenson, nous suivons la vallée du Tarn jusqu’ au plateau granitique  du Chan -de – L’Hermet, dominant Puy de Montvert. Nous passons près d’une bergerie de type « caussenard ». De là haut, on découvre les vallées du Tarn, du Martinet et le Mont Lozère.
Se succèdent pâturages à bovins et landes, terre de prédilection des sangliers, des cerfs, des lièvres et des perdreaux !


Le ciel est bien bleu et la vue magnifique. C’est agréable !
Puis nous traversons la vallée de Siarouze pour atteindre la départementale et après quelques centaines de mètres, nous empruntons une piste forestière bétonnée. Nous arrivons ainsi à Chantlong de Bougès avant de grimper au col de la Planète soit 200m de dénivelé.

Le massif de Bougès a été surexploité, paraît-il, au siècle dernier mais, du fait de l’exode rural, la situation s’est inversée et la végétation a repris ses droits. Ceci a permis un reboisement naturel ou artificiel selon les  endroits. Maintenant, la forêt est constituée au 2/3 de résineux variés et elle est redevenue favorable à l’installation du cerf et du chevreuil, ainsi qu’à d’autres espèces présentes autrefois.
 
Au sommet du col de la Planète, nous retrouvons Michelle et Jacques, les deux retraités qui nous ont fait un don il y a quelques jours. Nous les avions déjà retrouvés au gîte de Pont de Montvert et c’est encore un vrai plaisir de les revoir, car ce sont des personnes très sympathiques et extrêmement gentilles.
Après une petite discussion, nos chemins se séparent car ils prennent un autre GR.
 

Nous poursuivons notre chemin sur les crêtes, après un rapide déjeuner. Nous sommes à 1421 m et la vue sur les Cévennes est magnifique avec le ciel dégagé. L’an dernier, j’étais passé là dans le brouillard et n’avais pas eu la chance de l’apprécier.
C’est une des plus belles étapes du chemin…par beau temps !


Ensuite nous suivons une  piste en passant par un bois de hêtres , sur le versant Nord. Les hêtres ! Ces arbres que j’aime tant, surtout les plus hauts, ceux qui sont centenaires et qui dégagent une sorte de quiétude.


Retour sur le versant Sud pour rejoindre le col de Sapet, avec une petite pause devant un menhir, au bord de la route , car ici , le GR traverse la route.
Le col de Sapet est à 1080 m et on descend ensuite jusqu’à 500 m pour rejoindre Florac par une longue et ennuyeuse piste forestière, la piste de la Chaumette.
Pour gagner du temps, nous évitons Cocurès, nous quittons le GR70 et nous prenons un sentier vers Bedouès qui rejoint la départementale.
 

Nous hésitons à nous arrêter au camping municipal de Florac dont je ne garde pas un très bon souvenir car Marius n’avait pas été très bien accueilli l’an dernier. Mais j’ai gardé le numéro de téléphone d’une dame rencontrée après mon séjour dans ce camping et qui avait, elle aussi , un camping à Florac. 
J’appelle et elle a de la place ! Nous sommes très bien accueillis : Muriel et Fabrice aiment les gens …et les animaux ! Il sont un âne eux – mêmes. Nous voilà donc installés pour la nuit au  « Val des Cévennes » au bord du Tarn, chez des gens charmants. Il fait frais mais bon.

Nous avons parcouru les 28 km prévus. Marius n’a pas eu de souci avec ses pattes. Moins que moi avec ma cheville qui me fait toujours un peu souffrir surtout le matin et pendant  la nuit.
 Après quelques pizzas et  le montage des tentes, il est temps d’aller dormir car la journée fut belle, mais aussi longue et fatigante. 
 

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