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Marius dans les écrins 2012

8 août : On se lève tous pour Marius!

Ce matin, réveil assez tôt pour profiter du réveil de la nature, mais c’était sans compter sur le froid 😉 En passant une tête hors de la tente, nous constatons qu’il a gelé pendant la nuit! Dur dur de se lever dans ces conditions… nous sommes donc rester un peu au chaud dans nos duvets.

Vers 8 heures, le soleil se lève, nous réchauffant de ses premiers rayons et nous redonnant de l’entrain pour ranger les sacs, la tente. Pendant que nous nous affairons, pas mal de randonneurs de tous âges commencent à arriver pour profiter du lac, pique-niquer… Beaucoup viennent nous demander ce que nous faisons, intrigués par Marius. Certains nous ont croisé les jours précédents, d’autres ont lu des articles dans les journaux. Nous avons donc beaucoup échangé et avons eu du mal à décoller. Pas de dons, de nombreuses cartes distribuées et des promesses de dons, en espérant que ces dernières ne finiront pas aux oubliettes.

Lac de Pontet

Cécile, la tenancière du « resto-rou(lot)te » avec qui nous avons fait plus ample connaissance, nous suggère un passage qui nous éviterait de prendre la route. Je suis un peu hésitant car les gens ne se rendent pas toujours compte des contraintes que représentent un âne, mais elle m’assure que des ânes y sont déjà passés. Alors allons-y! Vers 11 heures, nous nous préparons à partir, mais nous laissons tente par un dernier petit café à la roulotte 😉 Je lâche Marius, et nous papotons avec Cécile. Arrive une accompagnatrice de montagne, Michèle Giroud, qui elle, organise des randonnées avec ses Merens comme cheval de bât.

Elle nous confirme que le sentier conseillé par Cécile est bien adapté aux équidés. Nous discutons bien avec elle jusqu’à midi ! Tant qu’à faire, autant en profiter pour prendre un dernier repas préparé avec soin par Cécile dans sa roulotte! On dé-bâte Marius et on se régale encore une fois des frites maison que l’on mangerait à genou tellement elles sont bonnes! Beaucoup de gens viennent profiter de ces bons plats. Marius est l’attraction, il en profite et use de son charme pour faire le tour des tables à la recherche de quelques petites choses à grignoter 😉
Marius vient quémander à table !!

14 heures. Cette fois c’est la bonne, nous bâtons Marius et  empruntons donc ce fameux chemin qui est effectivement très beau et agréable. La journée s’annonce chaude et ensoleillée. Nous traversons des prés de vaches, et Marius tente le passage au milieu du troupeau. Je suis un peu regardant car les veaux ont déjà des cornes mais tout se passe bien et c’est amusant de voir ces deux grandes oreilles se balader au milieu de ces vaches :).

Nous suivons le sentier sans grosses difficultés jusqu’à l’Aiguillon à 2058 mètres d’altitude, qui est dominé par une butte qui monte à 2095 mètres et que je décide de grimper pour profiter de la vue que je pourrai avoir de là-haut. 
L’Aiguillon

J’abandonne Joëlle et Marius le temps de cette mini ascension. Dans la monté, mon tendon du genou se permet de me rappeler qu’il existe… une douleur modérée qui ne m’empêche pas de continuer. 

Arrivé en haut, je ne suis pas déçu du spectacle! J’ai une vue imprenable sur le parc des écrins que nous avons quitté la veille. Devant moi, le pic de l’Homme et la Meije, majestueuse dans ce décor somptueux.

La Meije

En descendant retrouver Joëlle et Marius mon genou commence à se faire sentir plus sérieusement… Et lorsque nous amorçons la descente vers le hameau de Valfroide (1870 m), ça commence à devenir douloureux… 
Le chemin ne présentait pas de difficultés particulières, mais l’herbe au bord du chemin avait été tondue et laissée sur place. Marius nous faisait des glissades par moment jusqu’à ce qu’il finisse par glisser plus sérieusement au point de se retrouver la croupe par terre. En se redressant il a lancé une petite ruade des postérieurs, qui a cassé la sangle du bât que nous avions remplacé la veille, se  retrouvant avec les sacoches et le bât sur l’encolure… Nous n’étions pas dans un endroit idéal pour trouver à nouveau une solution et avons donc bricolé avec des cordelettes dans un premier temps pour fixer le tout.

Bon an mal an nous sommes arrivés au hameau de Valfroide et j’ai profité d’une pause pour me pommader un peu le genou, prendre un médicament pour la douleur avant de re-bâter Marius correctement avec Joëlle.

De là, nous descendons le long d’une voie communale, tantôt goudronné, tantôt  en terre ou gravier et qui suit le torrent de Maurian. Ce torrent prend sa source aux Aiguilles d’Arves, est alimenté par le lac du Goléon en amont du village et termine sa course en se jetant dans la Romanche au niveau de la commune de La Grave. Nous traversons plusieurs hameaux typiques et charmants datant des 17° et18° siècles. 

Nombreux sont les touristes qui empruntent cette route étroite, et quand 2 voitures arrivent l’une en face de l’autre, les choses se compliquent… Avec un âne, je n’ai pas ce soucis 😉 Je parviens à peu près à gérer la douleur car je n’ai pas besoin de plier beaucoup le genou, mais une fois arrivés à Ventemon vers 18 heures, nous nous arrêtons. Je ne peux pas continuer à marcher comme ça. Je tente d’appeler une connaissance que je savais en vacances dans les environs pour lui demander de l’aide, mais il a déjà terminé ses vacances. Nous réfléchissons à une autre solution autour d’un verre : il est évident que nous ne pourrons pas arriver à l’étape prévue mais nous essayons d’avancer encore un peu et réfléchissons en route à la suite. Peut-être que j’irai mieux demain…


A la sortie du hameau des Terrasses, je demande à un Monsieur que nous avons croisé s’il a un ordinateur et une connexion Internet chez lui que je pourrais utiliser. Il acquiesce et nous ouvre gentiment sa porte. Il s’agit de Sébastien, un belge en vacances dans la région avec sa femme et sa fille : Aurélie et Anaïs. J’ai d’abord dans l’idée de joindre Michèle, rencontrée le matin pour qu’elle m’emmène chez un ostéopathe. Pendant ce temps là, Joëlle demande à notre hôte, si lui ne pourrait pas nous emmener à la Grave le lendemain : il accepte généreusement en nous laissant ses coordonnées. J’en profite pour récupérer sur Internet quelques contacts d’ostéopathes et médecins. 
En sortant de chez lui, une autre personne du village, intrigué par la présence de Marius, nous parle d’un terrain un peu plus haut sur lequel nous pourrions passer la nuit. Nous nous rendons là-bas, mais découvrons un terrain très pentu et sans point d’attache pour Marius. Plus haut il y a une maison. Nous décidons d’aller demander là-bas s’ils auraient un terrain sur lequel Marius pourrait passer la nuit. 

Nous sommes très généreusement accueillis puisque c’est finalement un endroit où attacher Marius et un lit pour la nuit que nous y trouverons! Fort agréable de pouvoir profiter d’une maison, d’une bonne douche et d’un vrai lit (on ne les apprécie jamais autant que dans ces moments là ;). Notre hôte, Thibault, en sait quelque chose puisqu’il a réalisé un tour du monde à vélo 14 mois durant  il y a 3 ans! Pendant la soirée, nous avons beaucoup échangé avec lui et sa femme Claire, au sujet de ce voyage, et de la randonnée avec les ânes. Encore merci pour l’accueil!

Demain matin j’ai rendez-vous chez un ostéopathe, qui je l’espère, fera des merveilles. On avisera du reste du programme selon ce qu’il me dira, croisons les doigts!

La Meije à gauche et l’Aiguillon à droite


Anecdote du jour : « On se lève tous pour Marius ! »


Alors que nous nous retrouvions au milieu d’un troupeau de vaches, une vache s’est levé à notre approche, puis une deuxième… Je lance pour rire à Joëlle  »  On se lève tous pour Marius Marius ! » …et toutes les vaches se sont alors levées ! 😉

3 commentaires

  1. On a été très heureux de vous rencontrer et de découvrir un si beau projet! On espère que vous avez pu atteindre le but fixé aujourd’hui 😉 ! On suivra attentivement vos prochaines aventures… Au plaisir de vous revoir!

  2. L’ostéopathe a t il fait des miracles. Vraiment génant un tendon du genoux. En espérant Stephane, que cela s’arrange. Maintenant que Marius a pris ses « habitudes » dans les restaurants, dans la mesure du possible il faut continuer en modifiant peut être le trajet. Les denivelés important aussi bien en montée qu’en descente, est une épreuve pour les genoux.
    Allez Stéphane « on se lève tous pour Marius »
    Bonne continuation

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