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Marius dans les écrins 2012

7 août : J’en prends plein les yeux !

Ce matin, réveil général du dortoir vers 6h30 pour le petit déjeuner 30 minutes plus tard : en refuge on ne badine pas avec les horaires! A 7h30, les randonneurs doivent avoir vidé les dortoirs ! Mais nous sommes trop bavards 😉 Nous avons débarrassé le plancher vers 8h. Après avoir longuement discuté avec les randonneurs avec qui nous avions partagé la soirée de la veille, nous leur avons souhaité bonne route. Deux filles venues de Paris pour randonner ont eu la gentillesse de nous faire un don, nous les en remercions!
Nous sommes cette fois partis sans nos sacs à dos vers les sources de la Romanche laissant Marius profiter de l’herbe abondante devant le refuge. Là encore, nous en avons pris plein les yeux devant ce décor planté à 2000 mètres d’altitude. Face a nous des glaciers qui culminent à plus de 3500 mètres… grandiose! Nous sommes si petits face à cette immensité, devant la beauté de cette nature préservée. Et alors que nous avancions, à la recherche de cette source, le soleil s’est engouffré dans le vallon. Baigné de lumière tout est devenu encore plus intense, plus magique ! 
Le vallon est traversé par de nombreux bras de rivière,  se rejoignant pour former un lac à un endroit, tandis que des vaches ça et là, paissent tranquillement. Après plusieurs kilomètres au milieu de ces merveilles nous rebroussons chemin vers le refuge, ravis de ce petit détour.
De nouveaux randonneurs arrivent par petit groupe au refuge, les conversations s’engagent avec certains, il faut dire que nous ne passons pas inaperçus : nous nous sommes quelque peu étalés sur les tables de la terrasse pour faire sécher nos affaires trempées de la veille. Et Marius ne laisse jamais les gens indifférents. Certains encore, qui adhèrent à notre démarche nous font quelques dons. 
La tenancière du refuge, qui semblait austère s’ouvre à nous et nous parle de sa vie au refuge. Une vie qui semble difficile même si elle ne s’en plaint pas. Les ravitaillements par hélicoptère ont lieu 2 fois dans la saison, pour le reste, elle descend se ravitailler au village puis transporte les victuailles à dos d’âne du dernier parking accessible en voiture jusqu’au refuge. Elle tient ce refuge depuis 14 ans.

Vers 11h, nous quittons le refuge pour un sentier qui nous mène au GR54. Au loin, des caravanes de touristes qui arpentent les sentiers : en couple, en famille… c’est impressionnant. Je n’ai jamais vu autant de marcheurs sur un sentier, même pas sur celui de Stevenson dont on dit pourtant qu’il est très fréquenté. Toutefois la beauté vertigineuse des paysages nous fait vite oublier cette horde de randonneurs. A notre droite la réserve naturelle de Combeyrot, à notre gauche le glacier du Lautaret et le glacier de l’Homme, voilà le somptueux décor dans lequel nous évoluons.

Arrive le petit soucis du jour : une des sangles du bât à l’arrière à lâché et le bât s’en est trouvé déséquilibré (puisqu’il est maintenu par la croupe, notamment pour les descentes…). Je suis assez ennuyé car nous sommes en pleine descente avec de nombreux lacets, cette sangle est donc essentielle pour maintenir le bât et ne pas déséquilibrer Marius dans sa marche. Nous avons finalement inversé la sangle avant avec celle qui a lâché et bidouillé à l’avant avec les moyens du bord pour maintenir le tout. Sans doute le cuir à lâché à cause de l’humidité et de son âge (le bât à 6 ans et a bien servi). Une fois le tout remis en place, nous avons attaqué les lacets jusqu’à atteindre Villar d’Arene sans autres difficultés : Marius est un habitué de la montagne ! 
Encore de superbes paysages, une gigantesque cascade… Le seul problème sur ces chemins est qu’ils sont étroits et avec le monde qui arrive en face il est parfois difficile de se faufiler. Kilomètre après kilomètre, on arrive enfin au parking où s’entassent les voitures qui ont déversé le flot de touristes randonneurs. 
Nous décidons d’aller nous poser au bord de la rivière de la Romanche pour manger un morceau avant de reprendre la route une heure plus tard.





Nous traversons le hameau du Pied du col, orné de maisons typiques et très jolies, puis le hameau des Cours avant de rejoindre un chemin pour nous rendre au lac du Pontet. Ce lac où nous devions faire un simple crochet sera finalement notre étape pour la nuit ! Nous sommes à 1982m, soit quasiment la même altitude que le refuge dans lequel nous avions dormi la veille, sauf qu’entre temps nous sommes redescendus à 1600 mètres. Il y a au bord du lac une petite roulotte en bois qui nous assurera un délicieux repas (meilleur que la veille 😉 composé de frites maison et d’une bonne omelette. Il y a encore pas mal de va-et-vient aux abords du lac, de randonneurs qui viennent parfois à notre rencontre puis redescendent. Quelques tentes aux alentours sont plantées pour la nuit.  

Le lieu est vraiment superbe, on a en face de nous le glacier d’Arsine et la montagne des Agneaux. On devine l’emplacement du refuge de la veille et on peut suivre notre tracé parcouru du col d’Arsine à ici.  

Plus tard, les derniers rayons flamboyants du soleil embrasaient le sommet du glacier du Bec de l’Homme, nous offrant un coucher de soleil à couper le souffle… nous laissant béat et en admiration, j’ai pris une claque, c’était magique ! Et à l’heure où je vous fais part de ces quelques lignes, je contemple  le ciel clairsemé de millions d’étoiles qui me laisse rêveur…  et heureux, de partager avec vous ce spectacle de beauté à travers ces quelques lignes.
Tags : randonnée ânerefuge de l’Alpes de Villar d’Arenesolidarité élisa

2 commentaires

  1. génial cet pénitude que tu ressentwouah profite en loin de ce ce monde hyper violent !! peace end love marius et stéphane <3 <3
    BISOUS m-lise

  2. Moi aussi je suis réveuse en lisant votre récit
    tout imagé tellement bien décrit, expliqué…. on s’y croirait, bonne continuation.. bisoussss
    Les bagnolais..

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