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Marius dans les écrins 2012

5 août : Marius et les remontées mécaniques

Réveil difficile ce matin! Le contrecoup de la première nuit sans doute, toujours est-il que le réveil a du sonner plusieurs fois avant de nous sortir du lit 😉

A 7h30 nous finissons par nous lever et nous affairer : un canal à proximité permet à Marius de s’abreuver, nous préparons nos affaires puis prenons le départ vers 9h30. Après 10 minutes de marche nous sommes face à une grosse descente qui nous a valu un « débâtage » dans les règles de l’art : Marius se met souvent à courrir dans les descentes, ce qui peut déséquilibrer les sacoches et aboutir à leur chute. Une fois arrivés sur un replat nous avons donc attaché Marius afin de le re-bâter. Ce sont des aléas connus lors de randonnées avec des ânes, à prendre en compte car ils nous font forcément perdre un peu de temps. 

Nous sommes partis de la station de Serre-Chevalier Vallée, la région du célèbre skieur Luc Alphand,  spécialiste de vitesse (avec un bilan en Coupe du monde de 12 victoires, dont 10 en descente à la fin de sa carrière de skieur) mais également pilote automobile et skipper par la suite. Une des pistes de la station porte d’ailleurs son nom. Nous avons ensuite remonté la vallée de la Guisane (du nom de la rivière qui y a fait son lit), une vallée assez encaissée face au Parc Naturel des Ecrins en passant plusieurs hameaux.

D’abord le hameau du Bez avec pas mal de monde en ce dimanche matin et quelques personnes qui sortaient de chez elles en nous voyant. L’occasion de discuter et récolter quelques dons. Puis après une bonne petite grimpette, le hameau des Guibertes qui culmine à 1500 m d’altitude, puis Le Monétier-les-bains et enfin Le Casset. 

Globalement je trouve dommage  que les chemins ne soient pas mieux indiqués, quelques panneaux indicateurs supplémentaires seraient bienvenus d’autant plus que nous n’étions pas les seuls à faire cette constatation qui nous a valu quelques détours.

La traversée de ce grand domaine skiable, avec ses remontés mécaniques laissent toujours Marius interloqué : voir ces télésièges et téléski se mouvoir dans les airs le laisse perplexe et ne le rassure pas tellement. En « langage d’âne », ça se traduit par de grandes oreilles alertes et un Marius qui de temps en temps pique un petit sprint sans prévenir 😉 Mais vous allez me dire « Pourquoi les remontées mécaniques fonctionnent en plein été?! ». Et bien les stations de ski développent de multiples activités pour se reconvertir en domaine de loisirs d’altitude l’été. On y trouve de nombreux aménagements pour des activités sportives de plein air : luge d’été, descente ou randonnée en VTT, parapente… En somme, été comme hiver, les sportifs peuvent s’en donner à coeur joie et ils ne s’en privent pas! Nous avons croisé de nombreux VTTistes (certains ne sont pas forcément ravis de croiser un âne sur leur piste en pleine vitesse, ils ont sans doute oublié que les sentiers ne leurs étaient pas réservés…), des randonneurs, des cavaliers, des enfants… et des machines bizarres :

Avec tout ce monde, nous avons encore pu faire de belles rencontres, les gens regardent Marius, puis les drapeaux et nous prenons plus de temps que d’habitude pour discuter de notre projet. Nous avons notamment fait un bout de chemin avec Michel qui nous a croisé en vélo. Charpentier et moniteur de ski en saison, il nous a accompagné un bon moment jusqu’au hameau des Guibertes. Nous avons été rejoint dans notre conversation par une dame dont toute la famille était atteinte d’une maladie génétique grave. La problématique des associations caritatives de grande taille qui nécessitent beaucoup de frais de fonctionnement a notamment donné lieu à un petit débat. 
Michel nous a ensuite invité à venir prendre un verre chez lui où nous avons fait la connaissance de sa femme Christine. Au final nous avons même eu droit à un festin de roi et un dessert inoubliable! Merci pour votre chaleureux accueil et pour le don laissé pour l’association. Pendant ce temps, Marius qui paissait derrière la maison, paniquait un peu de ne plus nous voir. Je lui rendais visite de temps en temps pour lui montrer que nous n’étions pas loin et que nous n’avions pas l’intention de partir sans lui!

A 14h30, nous avons repris la route : 1,5 km de goudron avant de rejoindre le sentier jusqu’à Le Monétier-les-Bains, station thermale prisée pour les vertues de ses eaux chaudes férugineuses. Nous croisons des personnes âgées sorties faire un tour, des familles, des sportifs. Nous avons notammenet croisé à  nouveau Raymond Renaud (déjà rencontré à Briançon) : un alpiniste qui a atteint huit fois le sommet de l’Ama Dablan en Himalaya, et qui faisait la promotion de son film autobiographique dans la région. 

Nous avons maintenant entamé le GR54, et nous avons dû nous arrêter à 10 minutes du hameau de Le Casset à cause d’un orage. Nous avons trouvé un champ où était déjà plantée une tente avec de la bonne herbe pour Marius. Nous avons donc débâté Marius, monté la tente sous la pluie pour nous y abriter avec nos affaires… et 10 minutes après, la pluie cessait! Qu’à cela ne tienne, une petite sieste nous a fait le plus grand bien 🙂


Peu de photos aujourd’hui car la météo alternait entre éclaircies et averses et dans ces conditions il n’est pas évident de sortir l’appareil photo sans risquer de prendre l’eau.

Pas mal de dons récoltés aujourd’hui : nous totalisions 10€ de dons après la journée d’hier et après aujourd’hui nous en sommes à un total de 65€ (merci à tous !)
Avec les orages, la température est un peu descendu et les nuages nous protègent de la chaleur, ce qui nous aide à bien avancer.
Le moral de la troupe est au beau fixe, et la motivation de même surtout que nous attaquons demain une des plus belles étapes des écrins (8km et 850 mètres de dénivelé) que nous terminerons au refuge de l’Alpe de Villar-d’Arène à 2077 mètres.

Anecdote du jour : « la bouteille à la mer »

A l’entrée de Monetier, nous avons croisé 2 familles en camping-car qui cherchaient leur chemin. Tandis que j’expliquais à ces Messieurs par où passer, Joëlle parlait de notre projet avec ces dames. Elle parlait notammenent de la « bouteille à la mer » lancée dans l’émission Allo la Planète sur la radio Le Mouv (voir post du 02.08.2012) qui m’avait permis de trouver des graphistes à New-York, sur l’île de La Réunion et en France pour réaliser les drapeaux. A ces mots, une des femme regarde Joëlle avec des grands yeux avant de lui demander : « Et ils ont tous reçu les bouteilles ??! ». Eclat de rire général, l’un d’eux nous lance ironiquement « Nous aussi on a créé une association pour récupérer des dons pour elle… parfois on la sort à la montagne et on se dit que ça lui fera du bien… ». Merci pour ce moment de franche rigolade 🙂

Tags : monetier les bainsserre chevalier

Un commentaire

  1. Plus de rencontres que sur le Stevenson,semble-t-il..et des gens bien sympathiques,surtout la dame qui croit au Père Noël !!!! Allez, courage pour la première ascension !! Je pense à vous…

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