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Marius dans les écrins 2012

24 août : On se rapproche du but !

Ce matin, nous nous sommes réveillés dans notre champ, et alors que nous nous affairions pour nos préparatifs de départ, une voiture s’est arrêtée et nous a interpellés : « C’est vous qui marchez avec votre âne pour une association ? ». Et ils nous ont fait chacun un don de 5€ qui nous ont remis du baume au cœur après l’épisode de la veille. Merci de votre spontanéité et de votre générosité !
Nous sommes ensuite entrés dans le village où nous avons rencontré le maire de la ville qui nous a accueilli et invité à prendre un café que nous avons accepté avec plaisir.
La Motte Chalencon

Nous avons ensuite longuement cherché le sentier au départ de La Motte Chalencon, et après nous être trompés une fois, nous avons rattrapé le bon sentier qui nous menait vers la montagne de Longue Serre. Une ascension en plein soleil, heureusement ponctuée de quelques brises  de vent salvatrices, mais  les passages ombragés nous ont manqué, seuls quelques arbres venaient nous offrir un peu de répit, nous protégeant quelques instant du soleil écrasant.
Deux heures ont été nécessaires pour gravir la montagne de longue Serre que nous passions à 1082 mètres d’altitude. Globalement il faisait très chaud, même si par moment nous étions abrités. Et les 50 derniers mètres ont été les plus durs puisque très abrupts. 


En passant dans l’autre vallée, nous avons encore pu vraiment voir la différence de végétation, encore moins verte de ce côté-ci. Pourtant, peu après, nous avons traversé une forêt de hêtre, dense, qui paraissait venue de nulle part. Elle nous a permis de souffler, bien abrités : dans ces moments, on mesure toute l’importance des arbres, pour l’homme comme pour la nature. Ils préservent l’humidité des sols, et protègent abondamment la faune et la flore du soleil qui, dans ces régions, ne fait pas dans la demi-mesure…
Ensuite, direction le col St Martin (1012 mètres d’altitude) que nous avons atteint vers 14h45 : pause casse croûte !  Les restes d’une voiture des années 40/50, toute rouillée que j’avais déjà vu lors de ma première randonnée en 2007 sont toujours là. Visiblement, les chasseurs s’en donnent à cœur joie au vu des nombreux impacts de balles dans la carrosserie. Au moins ils ne reviennent pas bredouille comme ça, ils sont contents…

Nous avons repris la route vers 15h15 pour le col du Buisson (1052 mètres). Un kilomètre avant de l’atteindre, nous sommes passés devant une ferme où nous avons croisé une personne qui y travaillait. Nous lui avons demandé où nous pouvions trouver de l’eau et il nous a indiqué une source un peu plus loin en direction du col. Nous nous y sommes rendu prestement, car Marius boit beaucoup par ces chaleurs et nous avions une bonne montée. En effet, peu avant le col nous avons trouvé une baignoire au pied d’un marronnier qui recueillait l’arrivée d’une source.

Le dernier col de la journée était le col de la Chamauche. Nous avons choisi de l’atteindre par la route car Marius n’avançait décidément pas assez sur les gravillons. Au final c’en était de même sur la route, il traîne alors qu’il n’a pas d’excuse et c’est assez pénible car nous devons sans cesse le solliciter. Par contre, à la vue d’un chevreuil que nous avons croisé (le troisième de notre randonnée) en descendant ou tout autre fait intriguant il retrouvait d’un coup de la motivation et accélérait le pas. Plus bas encore nous avons aussi entendu un chevreuil aboyer, c’est toujours sympathique d’avoir le privilège d’entendre ce genre de choses au cours de nos randonnées.

Au détour d’un virage, au bord de la route, nous avons croisé une bergère qui tenait par les pattes avant un agneau tandis qu’une brebis était allongée. Nous avons d’abord cru que l’agneau était sans vie,  mais il venait en fait de naître et la bergère s’apprêtait à les reconduire vers le troupeau en contrebas. Nous avons un peu discuté avec elle et elle nous a notamment mis en garde des prévisions orageuses pour la nuit.

A partir du col de la Chamauche et pendant les 3 kilomètres suivants, nous avions vidé nos 5 litres d’eau. Restait une gourde que nous buvions avec parcimonie, gorgée par gorgée pour la faire durer en attendant de trouver un point d’eau. C’est dans une ferme que nous avons trouvé un robinet. Nous n’avons trouvé personne mais nous nous sommes servis.
Cette route nous a fait perdre beaucoup de temps et nous a bien rallongé en distance. Le trajet a été entrecoupé d’une interview sur Radio France Drôme, une radio qui me suit régulièrement dans mes randonnées et qui m’a accordé 10 minutes entre 17h15 et 17h30 : merci pour ce temps d’antenne qui m’aide à faire connaître ce projet !

Un kilomètre avant St Nazaire, nous avons décidé de bifurquer directement en direction de Bouvières pour rattraper le temps perdu, d’abord sur de la route puis par des sentiers. A la vue de quelques prés le long du sentier en bas de la vallée, nous avons hésité à nous arrêter, mais nous avons finalement décidé de commencer à monter dans la forêt domaniale de la Roanne pour passer le col de la Muse situé à 932 mètres d’altitude et auquel on accède après une ascension à environ 1000 mètres. 

Le ciel s’est assombrit petit à petit, mais c’est finalement la tombée de la nuit qui nous a stoppé. Comme nous étions en forêt, les clairières ne courent pas les chemins et les sapins sont nombreux. C’est donc en bordure de chemin à un endroit où nous avons trouvé un peu d’herbe que nous avons bivouaqué : pas l’idéal, mais avec la nuit et les prévisions orageuses nous avons préféré assurer nos arrières. Nous avons planté la tente et bâché les sacoches pour les protéger de la pluie, et c’est bercé par le ululement d’une chouette que nous avons rejoint les bras de Morphée.

Tags : mariusrandonnéeRoannesolidarité élisaSt Nazaire le Désert

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