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Marius dans les écrins 2012

23 août : La salle de bain de plein air, ça vous tente ?

Après une bonne nuit dans un vrai lit, et nos préparatifs pour le départ,  j’ai été récupérer Marius dans son pré pour le bâter, et nous sommes partis de Poyol vers 8h30/9h. Nous devions retrouver le sentier équestre à 2 kilomètres du village, mais nous ne l’avons jamais trouvé… C’est donc à contrecœur que nous avons pris la route qui nous a pris plus de temps et a rallongé notre trajet, le tout sous un soleil de plomb. A midi nous sommes arrivés à Jonchères. Là nous avons appris que le chemin que nous devions prendre n’était en effet pas défriché au début et qu’à moins de le connaître, ou de le prendre dans le sens Jonchères > Poyols (il était en meilleur état au niveau de Jonchères), il n’était pas possible de le trouver.
Nous sommes allés prendre une galette dans un petit restaurant très sympa dans le haut du village de Jonchères . Nous avons revu le Monsieur  qui la veille avait proposé de nous héberger mais il a avoué avoir compris qu’en nous croisant, vu la distance qu’il nous restait à parcourir avant d’arriver chez lui, il y avait peu de chance de nous voir… Nous avons encore un peu discuté avec lui avant de reprendre la route vers le col de La Motte Chalencon.

Une bonne montée de 889 à 1299 mètres d’altitude nous attendait. Nous suivions une piste parfois ombragée parfois pas. Au détour d’un chemin nous avons croisé une baignoire dans un champ avec une bouteille de shampoing et une serviette à côté. Ils appartenaient sans doute à un berger qui faisait sa toilette par ici, vision assez inattendue en pleine montagne 🙂

Nous sommes arrivés au col de la Motte vers 15h30. Le village de La Motte Chalencon était indiqué à 9,8 km… en route ! 


Nous avons pu suivre une piste équestre tout du long. La descente fût longue, mais quelques brises de vent rendaient la marche plus aisée. Nous avons pu profiter de beaux points de vue sur le village, le lac de Cordillon, la montagne de Longue Serre et la vallée de la Loule. Des panoramas qui s’étendent à perte de vue et qui nous font nous sentir tous petits face à cette immensité.

Particulièrement cette journée, Marius traînait des sabots… Il avançait sur les graviers comme sur des œufs, et avancer à son rythme dans ces conditions nous fatiguait, nous piétinions, c’était désagréable pour tout le monde. Ses sabots commencent à s’user aussi, et de façon générale il n’a jamais aimé les sentiers avec des petits cailloux. Quand il trouve un peu d’herbe il avance mieux, mais sur cette piste elle était rare. Il ne faut pas oublier non plus qu’il vient de parcourir 300 km sans pause, et que, comme nous, il commence à fatiguer.

Aller Marius, encore un petit effort, on y est presque !

Les mouches plates et les taons continuent à assaillir Marius qui ne dispose d’une patience que très limitée quand il se fait piquer. C’est vrai que son fourreau est abîmé par les piqûres nombreuses, mais c’est pénible à gérer. Jusqu’à maintenant il avait la mauvaise habitude d’envoyer les sabots arrière pour chasser les mouches plates, mais il a maintenant compris que je pouvais les lui enlever. Dans ce cas là il se plante à côté de nous, nous donne un coup de tête pour nous faire comprendre que quelque chose le gêne, et il tape du pied fort sur le sol. L’avantage, c’est qu’il se met à avancer plus vite quand il est agacé 😉

Les épouvantails ça marche aussi pour les taons ?? 😉

Depuis peu aussi il tente d’aller à la chasse aux insectes avec sa bouche sous son ventre. Problème : il se heurte aux sacoches, et si cela peut paraître anodin, cela peut en fait devenir dangereux selon les situations. Quand il donne un coup dans les sacoches, il déséquilibre le bât et pourrait s’en trouver lui-même déséquilibrer, voir faire tomber quelqu’un. Si cela devait arriver sur un sentier étroit, le risque de chute serait dangereux. Je m’emplois donc à lui faire perdre cette mauvaise habitude. Il comprend aussi de plus en plus que nous sommes là et répond de mieux en mieux à la voix. A force d’être sur les chemins, il apprend et retient bien.

Quelques gouttes sont tombées, mais pas de quoi se couvrir… A priori il n’a pas plu depuis un mois dans la région, on se croirait parfois en automne en voyant les couleurs des arbres, mais c’est le manque d’eau qui leur fait perdre leurs feuilles…

La Motte Chalencon vu d’en haut!

Arrivés à La Motte Chalencon, nous sommes passés devant une maison où se trouvait un petit garçon qui a interpellé son père à la vue de Marius : « Papa regarde un âne ! ». Et son père de répondre : « Tu n’as qu’à lui jeter des cailloux pour qu’il avance… ». Je me suis demandé comment réagir à cette réflexion gratuite et basse, et j’ai finalement pris sur moi pour ne pas m’abaisser à son niveau mais ca m’a couté… S’il savait que Marius a plus de 350 km dans les jambes, dont les 300 derniers sans pause… Assis devant sa piscine, j’aurais bien aimé le voir suivre Marius ne serait-ce que sur la moitié du trajet 🙂

Cardabelles

Peu avant le village nous sommes tombés sur le cimetière. Il faut savoir qu’en itinérance, le cimetière est un allié pour l’approvisionnement en eau ! On trouve en général à chaque entrée un robinet d’eau. Alors que nous remplissions nos gourdes, nous avons été interpellé par un monsieur sur sa terrasse « Eh les jeunes ! C’est un drôle d’endroit pour prendre l’apéro ! ». Nous lui avons suggéré de nous inviter dans ce cas, mais il n’était pas chez lui 😉 C’est toujours plus agréable de croiser ce genre de personne que la précédente en tout cas! Un peu de bonne humeur ça donne le sourire.
Nous avons trouvé un champ à l’entrée du village pour y planter la tente. Prochaine étape : Bouvières via St Nazaire !

Tags : mariusPoyolsrandonnéesolidarité élisa

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