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Marius dans les écrins 2012

22 août : Aujourd’hui, Marius partage la vedette avec un hélico !


Ce matin, nous avons levé le camp vers 9 heures pour arriver vers 10 heures à Châtillon-en-Diois. Marius n’était pas la seule star et devait partager la vedette avec un hélicoptère (une concurrence de taille ! 😉 qui faisait d’incessants allers et venus dans le ciel. Il transportait des matériaux de construction pour des travaux car l’accès n’était à priori pas possible par la route.

Aujourd’hui, Marius n’est pas la seule attraction !

Nous avons passé un long moment à Châtillon, profitant d’une terrasse face à la fontaine du village pour prendre un café. Les ruelles faisaient un effet de caisse de résonnance assez impressionnant qui effrayait quelque peu Marius. 

Une rue de Châtillon-en-Diois

J’ai été faire un tour dans les « viols » du village (c’est ainsi que sont nommées les petites ruelles voûtées), et sa petite église. Puis nous avons rencontré une personne à côté de la mairie qui louait des ânes du côté de Recoubeau et qui nous connaissait via les différents articles de presse qu’elle avait pu lire.

Le nom d’une des ruelles voûtées de Châtillon

Après Châtillon, nous avons fait le choix de passer par la route de Menglon plutôt que d’emprunter le chemin équestre via Recoubeau pour rejoindre Luc-en-Diois. Nous aurions de loin préféré emprunter les sentiers boisés plutôt que de suivre cette route et ses lourdes odeurs de bitume en plein soleil, mais nous avons décidé de prendre le temps de discuter avec les gens que nous croisons, et accumulons les retards, alors il faut bien les rattraper à un moment ou à un autre. Marius a bien avancé malgré la grosse chaleur. Un petit vent frais venait de temps en temps nous soulager (on ne mesure jamais les bienfaits d’une brise de vent autant que dans ces moments !). Nous avons également pu profiter de la fontaine de Luzerand pour nous rafraîchir et nous asperger d’eau fraîche, toujours aussi appréciable et agréable.

Luzerand

Plus loin, après le passage à niveau du chemin de fer nous avons fait une pause pour manger. « Drôle d’endroit pour profiter d’un pique-nique ! » me direz-vous, mais il y avait un carré d’herbe pour Marius, et nous ne savons jamais ce que nous trouverons par la suite… D’expérience nous préférons donc saisir l’opportunité quand elle se présente plutôt que de toujours attendre mieux et risquer de ne plus trouver.

Un passage à niveau… l’endroit rêvé pour un pique-nique n’est-il pas ?? 😉

A notre arrivée à Luc-en-Diois, nous avons eu une drôle de première impression. Quelques personnes nous faisaient des réflexions « Mais il n’est pas trop chargé ? », quand d’autres ignoraient nos salutations… Ces gens qui s’inquiètent des conditions de vie de Marius feraient mieux de songer aux conditions de travail qu’engendrent parfois leurs besoins pour leur confort… Je leur accorde que les sacoches de Marius sont volumineuses, mais je leur indique aussi qu’il ne porte que 30 kilogrammes, ce qui n’est vraiment pas une charge importante pour un âne qui peut sans problème transporter une personne et des charges bien plus importantes… Mais je suis toujours agacé des gens qui jugent sans savoir…

Nous avons profité d’un petit supermarché pour faire quelques courses. Puis nous avons croisé un anglais qui nous a pris en photo avec Marius. Alors qu’il repartait, une dame nous a abordé en nous posant des questions, je lui ai donné notre carte pour qu’elle sache ce que nous faisions, et en même temps l’anglais après avoir regardé les drapeaux est revenu me donner 2€ en nous félicitant de notre initiative. La dame m’a du coup donné 2€ également pensant que la carte était payante 🙂 Joëlle lui a expliqué notre démarche et elle a compris que l’anglais avait en fait fait un don. Elle nous tout de même laissé sa participation. 

Nous avons aussi rencontré un parapentiste qui avait une maison un peu plus haut et qui nous proposait de nous héberger le soir. Il nous a invité à le rejoindre à une terrasse avec un groupe de parapentiste pour regarder sur une carte où il se trouvait, mais ce n’était malheureusement pas du tout notre route. Enfin, un autre monsieur, dont le fils s’appelait Marius nous avait également proposé de nous accueillir le mercredi soir (il habitait aux alentours de Jonchère). Avec toutes ces rencontres, nous avons pas mal traîné et ne sommes pas repartis avant 18 heures de Luc-en-Diois. Nous avons continué à marcher à la recherche d’un endroit où dormir car nous avions besoin d’une bonne douche.

Nous avons croisé plusieurs cimetières protestants à l’abandon…

Arrivés à Poyols, un mignon petit village, nous avons demandé à des jeunes où nous pouvions trouver un gîte, et il se trouve que la maman d’un des jeunes en tenait un juste à côté. Ils n’y avait pas de terrain avec de l’herbe pour Marius à proximité du gîte, mais un terrain un peu plus loin a fait l’affaire. Nous avons donc profité d’un toit, et d’une bonne douche pour recharger les batteries (au sens propre comme au figuré 😉 avant de reprendre la route.

Demain, direction La Motte Chalencon !
Tags : Luc-en-dioisLuzerandmariusMenglonPoyolsrandonnéesolidarité élisa

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