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Marius dans les écrins 2012

21 août : Le début de la fin…

Ce matin, nous sommes allés prendre notre petit déjeuner dans le château de Passières datant du 14° siècle, et situé à proximité de Chichilianne. Certes le château est agréable à voir (à part une faute de goût dans la salle à manger, recouverte d’un carrelage des années 70/80 qui ne se marie pas tellement avec le reste), mais à 9€ le petit déjeuner avec juste un croissant, du pain grillé, de la confiture et du beurre… disons que Catherine (du gîte équestre des Signaraux) nous laissera un bien meilleur souvenir ! Pendant ce temps là, Marius goûtait à la vie de château dans le parc 🙂 
Départ ensuite pour le col de Menée, une ascension en lacets de 11 kilomètres que nous avons débuté par une piste parallèle à la départementale jusqu’au col du Prayet (1197 mètres d’altitude) avant de rejoindre la route. 

Arrivé au col de Menée (1457 mètres), avant de passer dans le tunnel du col de Menée (qui marque la frontière entre l’Isère et la Drôme), j’ai jeté un dernier regard sur le Trieves et le Mont Aiguille, car pour moi l’entrée dans le Diois signifie le retour à la maison, même s’il nous reste quelques jours. Et sur les 5 dernières années, nous avons déjà parcouru 5 fois le Diois, même si nous n’empruntons pas les mêmes chemins, nous connaissons les paysages. Ils n’en sont pas moins beau, et nous le savourons chaque fois, mais ils ont un goût amer trop prononcé de retour de randonnée…

Au milieu du tunnel, la frontière régionale!

A la sortie du tunnel, nous avons croisé un couple de touristes. La femme nous voit et demande à son mari de nous prendre en photo (ou filmer), ce qu’il fait alors que je passe devant lui, sans m’adresser un mot, une salutation… « tout ce que j’aime ! ». Peut-être était-ce à cause de la chaleur, mais j’en ai eu marre et me suis permis de lui faire une remarque. Quel dommage que certaines personnes ne voyagent plus qu’au travers de leurs objectifs/écrans, tentant de totaliser le plus de photos insolites en oubliant que derrière, il y a des gens qui sont bien là, ouverts au dialogue… 


Heureusement, d’autres personnes nous ont abordés autrement et nous avons pu échanger un peu sur notre expérience, c’est tellement facile de lancer une conversation agréable… Marius, ravi, a notamment hérité d’un trognon de pomme d’une personne qui me racontait avoir fait 1200 km à vélo en Belgique, France, Pays-Bas, Suisse et Allemagne pour une association également.

Le tunnel du col de Menée

Nous avons ensuite amorcé la longue descente vers le Diois. En passant sur ce versant, on sent nettement la différence de température par rapport à l’autre côté ! Heureusement, nous avons trouvé quelques sources et rivières pour abreuver Marius. En bordure de la forêt domaniale du Sapet, nous avons fait une pause. Là, nous pensions rejoindre le GR93 pour prendre un raccourci, mais il ne nous semblait pas tellement praticable. C’est donc contraints et forcés que nous avons poursuivi sur la route.

Tout au long de la descente du col de Menée, côté Drôme, on trouve des buissons taillés, en général dans des formes simples, mais certains se permettent un peu de fantaisie 🙂

Nous avons ensuite fait une pause au hameau des Nonnières dans un bar/restaurant/hôtel où prendre une glace et un coca. Nous avons eu la désagréable impression d’être dévisagés des pieds à la tête… Nous nous sommes sentis un peu marginaux d’un coup… jugés par ces gens. Bref, on pouvait rêver mieux comme arrêt.

Plus tard nous avons traversé le village de Menée, il ne nous restait plus que 5 kilomètres jusqu’à Châtillon. Nous avons poussé jusqu’à Mensac, puis un peu plus loin, mais la fatigue a eu raison de nous à environ 1.5 kilomètres de Châtillon, après une étape de 31 kilomètres ! Et nous sommes bien contents de notre journée, nous avons bien avancé.

C’est encore une fois à la belle étoile,  près d’une rivière que nous passons la nuit, dans la fraîcheur du soir sous les étoiles filantes et les éclairs de chaleur. Marius est couché, il n’en peut plus ! Il continue à être la cible des mouches, taons et autres insectes au point qu’il commence à avoir des plaies par endroit, et il sature de ces insectes ! Pour couronner le tout, son pâturage du soir n’est pas très vert… Nous rattraperons ça par une pause dans un endroit bien fourni en herbe pour compenser !
Tags : mariusMenéeMensacrandonnéesolidarité élisa

3 commentaires

  1. bonjour à tous!
    c’est dommage que le comportement de certains touristes rejaillisse sur celui de la plupart qui en général sont plus réceptifs et plus humains (car le tourisme est encore l’une de nos dernières activités non délocalisables!!) j’espère que vous aurez encore encore de belles rencontres avec des humains humains(qui, contrairement aux animaux, déçoivent parfois!!)

  2. Bonjour Stéphane,
    Par moment un peu désabusé pas les « compagnons » de route, et le pauvre Marius qui n’est pas epargné par les insectes.
    Bonne continuation sans trop de rencontre de bipéde « humain » ignorant.

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