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Marius dans les écrins 2012

20 août : Entrée dans le Vercors

Réveil assez tôt pour un départ à 8h15. Marius avait pu bien profiter de son généreux pâturage !

Nous avons commencé par la traversée de St-Michel-les-Portes, toujours à la recherche d’un café, mais là encore pas de café en vue… Nous n’avions plus d’eau, nous avons donc demandé à une dame s’il y avait un café dans le village, et elle nous a confirmé qu’il n’y en avait pas. Elle s’est gentiment proposée de remplir nos gourdes et nous a offert un café que nous avons accepté avec plaisir !

St-Michel-les-Portes et ses belles toitures

A proximité de leur maison se trouvait une grange en démolition, ça m’a fait un peu mal au cœur de voir cette grange en pierre démolie, car même si elle ne représente pas grand-chose, c’est une partie du patrimoine qui part avec elle. A mon sens, si toutes les granges et vieilles maisons en pierre sont remplacées par des maisons modernes, le village perd son âme. Celle-ci sera remplacée par une maison 100% écolo. Il reste encore une richesse à ce village toutefois puisque ses toits sont classés.

Nous avons aussi croisé un secouriste / guide de montagne retraité. Il nous contait les récits de ses activités professionnelles : la recherche de gens qui disparaissent sur le plateau en s’éloignant des sentiers balisés qui n’étaient pas toujours retrouvés. Un métier qui n’est pas toujours évident, et des réalités dont on ne prend pas toujours conscience…
Nous avons repris la route vers 9h sur un petit bout de route pendant environ 800 mètres. Ensuite nous avons repiqué sur un sentier très agréable : le sentier du facteur, baptisé ainsi puisque autrefois emprunté par ce dernier. La brume matinale nous épargnait un peu du soleil. Nous avons profité du ruisseau pour abreuver Marius. 


Le sentier (200 mètres de dénivelé) menait au pont de l’Eteiller qui s’est avéré être une passerelle en métal assez étroite. Nous avons suivi les traces d’équidés qui contournait la passerelle en traversant la rivière (Marius l’a passé sans discuter :).  Le sentier devenait ensuite une piste très peu ombragée avec une petite brise de temps en temps. Heureusement quelques nuages nous offraient un peu de répit. Une mise en route costaud !

Le Mont Aiguille

Avant d’atteindre le col, nous sommes tombés sur un cabanon et une petite source, le lieu idéal pour une pause casse-croûte 🙂 Il était à peine midi, mais le lieu était sympathique. Une fois débâté, Marius s’est roulé de tout son long… dans les cendres (« et qui est-ce qui le brosse après ?? »  ;). Nous sommes resté un moment dans cet endroit paisible et revigorant. Quelques brises de vent ont fait redescendre la température. Avant de repartir, nous avons croisé des randonneurs originaires d’Annecy qui étaient là en vacances et faisaient des randonnées à la journée.
Départ vers 15 heures donc, pour la fin de l’ascension vers le col de Papavet (1553 mètres d’altitude). Marius n’est pas très friand de ces chemins caillouteux, il marche doucement et nous nous adaptons à son pas puisque c’est lui qui donne le rythme de la marche. En général, surtout dans les montées nous n’avons pas besoin de le tenir, il monte seul entre Joëlle et moi. Il n’y a que quand il se lance le défi de goûter chaque brin d’herbe qu’il croise  sur son chemin que nous devons le reprendre un peu, mais en général il suit.

Après le col, qui offre un très beau point de vue sur le Mont Aiguille, nous avons continué à descendre sur la piste jusqu’à Trezanne (1600 mètres d’altitude). En passant dans ces villages, nous faisons notre entrée sur le haut plateau du Vercors ! De là, direction Chichilianne. Ce sont des chemins que nous connaissons déjà pour les avoir parcourus deux fois lors de nos précédentes randonnées, nous avons donc choisi de prendre la route car nous avons toujours du retard : nous augmentons le nombre de kilomètres, mais nous avançons plus vite. Et ce n’est certes pas très agréable en comparaison, mais plus efficace… Par contre, plus nous descendions, plus la température montait !

Le Mont Aiguille de profil

Nous sommes arrivés à Chichilianne vers 20 heures. Nous connaissions un petit restaurant à la réputation mitigée, dû notamment à l’amabilité de la tenancière : nous y étions passé il y a 2 ans, à l’époque accueilli par une équipe de jeune très sympathique, mais l’année suivante changement d’équipe, et changement d’ambiance assuré ! Difficile de décrocher un sourire à cette dame qui n’avait pas l’air d’apprécier son travail… mais nous nous réjouissions à l’idée de nous mettre un bon morceau de viande sous la dent après ces 3 semaines de diversité alimentaire toute relative… ! Manger autre chose que ce que nous transportions dans nos sacs nous ferait le plus grand bien 🙂 Nous avons donc débâté Marius et l’avons laissé sur un coin de verdure devant l’église.

Verdict : statu quo ! Toujours une ambiance un peu particulière et un accueil qui omet la valeur d’un simple sourire. Mais c’était bon. Nous y avons retrouvé un couple de randonneurs que nous avions croisé l’après-midi.
Nous avons passé la nuit dans le même champ en jachère que l’an dernier. A nouveau, pas de tente, on profite des températures pour contempler les étoiles.
Demain, au vu de notre retard, nous avons décidé de na pas passer par le haut plateau et de prendre la route à la place. Nous sommes un peu déçus, et avons beaucoup hésité, mais nous serons plus rapide en passant par le col de Menée et pourrons mieux profiter des jours suivants.

Globalement, nous sommes assez fatigués. Les écrins en première partie de randonnées y sont sans doute pour quelque chose, mais d’un autre côté, il valait mieux être en forme pour ces étapes. Une bonne nuit nous fera du bien, et demain nous prévoyons une grosse étape pour rattraper le retard.

Tags : mariusrandonnéesolidarité élisast michel les portestrezannes

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