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Marius dans les écrins 2012

16 août : Et nous qui pensions que le plus beau était derrière nous !

La pluie redoutée s’est confirmée pendant la nuit. Heureusement nous avions bâché les sacoches en prévention, donc pas de soucis particuliers. Notre voisine la vache meuglait à nouveau, puis nous avons entendu des voix que je pensais être celles de randonneurs, mais il s’est avéré que c’était l’éleveur qui avait du entendre sa vache et qui était venu la récupérer, portant son veau dans les bras! Ils avaient en fait pris la poudre d’escampette et la vache était inquiète. Marius n’était pas tellement rassuré non plus.

Ils avaient beau avoir annoncé une journée caniculaire, nous nous sommes réveillés dans la brume et nous supportions bien nos polaires (mais nous étions à 1054 mètres d’altitude). Commence alors le rituel du matin, ranger la tente et nos affaires, bâter Marius, et prendre le départ vers 8h30 pour aller prendre un café dans le village de Cholonge. Mais déception, pas d’endroit où se restaurer…

Nous sommes donc partis à la recherche du sentier de départ qui, une fois trouvé, nous a menés dans un sous-bois idyllique… Sous ses feuillages, régnait dans une atmosphère imprégnée d’eau un foisonnement de verdure, plein d’enchantement. La mousse avait fait des rochers son ancrage, tandis que le ruisseau, source de vie en ces lieux, mettait cet ensemble en musique en courant le long du chemin. Très agréable pour commencer la journée!

Puis nous avions à traverser la nationale, heureusement facilitée par la présence d’un feu tricolore qui nous a permis de passer tranquillement. Après un peu de route et de sentiers, nous avons à nouveau retrouvé le GR pays du tour des lacs de Laffrey (915 mètres), avant d’attaquer à l’ascension de la Pierre percée (située à 1248 mètres d’altitude). Il faisait encore frais même en marchant, mais cette montée a fini par nous réchauffer au fur et à mesure que nous montions.

A proximité de la Pierre percée, un site qui attire du monde avec son imposante roche trouée, nous sommes sortis de la forêt et avons pu jouir d’une vue imprenable!

La Pierre percée
Dans toutes les directions, la vue dégagée est splendide. Au premier plan, les champs et les villages disséminés ça et là, en arrière plan, un panorama à 360° qui s’étendait de deux des lacs de Laffrey aux contreforts du Vercors en passant par les écrins, le Trieves et toute la vallée. Woaw, grandiose !

On a beau avoir déjà parcouru le Trieves, on se prend une claque à chaque fois ! Nous le découvrons sous de nouvelles facettes toutes plus surprenantes les unes que les autres. Et nous qui nous disions que le plus beau était derrière nous en ayant quitté les écrins… ! 

En arrivant sur le GR la pause déjeuner s’imposait, petite pause d’une demi-heure histoire de remplir nos estomacs qui criaient famine ! Puis direction La Motte d’Aveillans, une ancienne citée minière, dans laquelle, à part un musée qui permettait de visiter une partie de la mine et à l’entrée duquel était exposé un ancien wagon minier, il ne restait pas grand-chose de ce passé. On sentait que cette ville avait souffert de la fermeture des mines…

Musée de la Motte d’Aveillans : wagon minier
Nous comptions trouver de quoi manger un morceau : il faisait faim à marcher, et la fatigue commençait à se faire sentir, mais tout avait l’air fermé ! A force d’arpenter les ruelles, nous avons tout de même fini par trouver une boulangerie. Un coca, un pain au chocolat, et c’est reparti !
Nous avons pas mal tourné à la recherche du sentier qui nous permettrait de sortir de la ville. Nous en avons profité pour demander à des gens qui s’affairaient dans leur jardinet si nous pouvions remplir nos gourdes et offrir de l’eau à Marius. Ils ont très gentiment accepté et nous ont apporté une bouteille de limonade. 

Plus tard, en croisant 2 cavaliers, nous leurs avons demandé notre route et quelques conseils car nous savions qu’un des sentiers que nous avions prévu de prendre n’était pas praticable. Ils redescendaient du Senepy et nous ont donc indiqué par où passer. Nous avons emprunté une piste forestière et avons marché 3 bonnes heures : plus nous avancions, plus la piste rétrécissait jusqu’à devenir un sentier. Et plus nous montions, plus nous avions l’impression d’être en Provence : l’odeur des pins, du thym, l’air sec et chaud… 


Après cette bonne grimpette, une bonne pause… devant le relai equestre des Signaraux, tenu par Catherine Martinasso, à 1200 m d’altitude dans le hameau isolé de Signaraud (commune de La Motte d’Aveillans). Nous avons finalement décidé de nous arrêter là pour y passer la nuit. Comme nous n’avions pas réservé, le gîte n’était pas tout à fait prêt et on nous a donc offert un verre pour patienter. Le gîte est divisé en deux charmants petits chalets à l’intérieur bien décoré. Nous y avons été très bien accueillis !
Marius a dormi à côté du chalet car lorsqu’on l’a mis à l’extérieur il rallait, et le voisinage n’étant à priori pas très compréhensif, nous avons préféré le rapprocher pour le rassurer.
Tags : mariuspierre percéerandonnéesenepysignarauxsolidarité élisa

Un commentaire

  1. Profitez de la fraîcheur des cimes…ici, nous marchons sous 40° et plus à certaines heures ! Merci pour ces photos qui nous font rêver à des espaces imprenables où le pire de la civilisation n’a pas encore mis les pieds !Bisous à vous trois.

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