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Marius dans les écrins 2012

15 août : Marius part en vadrouille


Réveil encore difficile vers 7h45, mais rendu plus agréable par nos hôtes Marie-Odile et Pierre, un couple de retraité, qui ont eu la gentillesse de nous apporter un café pour notre petit déjeuner 🙂 Nous étions prêts à 9 heures et avant de partir nous avons longuement discuté avec eux de l’agriculture, du hameau, et des méfaits provoqués par l’élevage intensif qui provoque la pollution des rivières mais aussi des nappes phréatiques (contrairement à ce que l’on pourrait penser). Ils nous ont gracieusement fait un don pour l’association avant que nous ne prenions congé vers 10 heures. Merci encore pour votre accueil et votre générosité!



Nous avons fait vite sur le départ car nous avions 6 kilomètres avant d’arriver à La Morte et nous voulions faire quelques courses avant la suite de notre randonnée car nous n’étions pas sûrs de croiser des commerces les jours suivants.

Dans un premier temps nous avons suivi une piste goudronnée, probablement les vestiges de l’accès au col de la Morte qui servait avant la création de la départementale. Par endroits il était encore entretenu. Ensuite nous avons alterné entre la départementale et des sentiers jusqu’à atteindre L’Alpes du Grand Serre (du nom de la station de ski de la commune de La Morte).  Il semblerait que le nom peu attrayant de ce village vienne d’un mot italien en rapport avec la montagne, toujours est-il qu’ils ont donc préféré baptiser autrement la station de ski qui domine cette commune.

Nous avons fait le plein de courses, et j’ai pu changer mes lacets qui avaient cassé à Valbonnais. 3,50 € la paire de lacets… à ce prix là ils ont au moins du être tricotés par le vendeur ! Comme le melon à 4€ qui devait venir de loin… tout est comme ça, vive la montagne (on ne peut pas tout avoir 😉 !

La traversée du désert…


Après un arrêt pour déjeuner dans un pré de la commune, nous avons repris la route vers 14 heures. S’en est suivi la traversée du (hameau du) Désert, une des communes du coin la plus peuplée dans le temps, qui s’est peu à peu vidée de ses habitants. Nous y avons rencontré des gens qui nous racontaient que par le passé on trouvait dans le village un maréchal ferrand, un centre équestre, une école qui avaient aujourd’hui disparu… Sur ce, une vieille dame toute gentille et attendrissante arrive et nous accoste : « Bonjour, je cherche une boîte aux lettres? » S’ensuit une conversation sur le courrier car le facteur ne prend pas toujours la peine de s’arrêter récupérer le courrier ici, et alors qu’ils blaguaient autour de ça, la vieille dame sort 2 bouquins : « Est-ce que vous connaissez les témoins de Jehova ? » (!!). Ils sont partout on dirait 😉

Nous les avons laissé discuter et elle est repartie bredouille… Pendant que nous discutions, Marius était parti se promener. Comme je ne le voyais pas revenir, je suis aller le chercher : j’ai pris une ruelle, mais pas de Marius. Puis j’ai aperçu un hangar qui humait bon le fourrage tout juste stocké… Connaissant notre Marius national, voilà une bonne piste à explorer ! Et en effet, je l’ai retrouvé au fond du hangar en train de se gaver de foin… « Aller Marius, fini le festin! ».



Les gens avec lesquels nous discutions sont revenus vers nous et nous avons parlé de politique, des médias… Ils nous ont également indiqué que le chemin que nous prévoyions d’emprunter n’était pas forcément praticable. Nous avons donc opté pour un sentier alternatif, balisé pour les VTT. Au début c’était un chemin très agréable, boisé, au frais, mais la grande descente qui suivait devait effectivement être plus appréciée des VTT que des ânes.

Marius commence à être la cible des taons qui sont assez agressifs par ici, après avoir tenté l’emouchine qui n’est pas forcément efficace, c’est à la main que je m’emploie à les chasser.

Les indications n’étaient pas très claires, nous avons croisé pas mal de chemins sans trop savoir où ils menaient, et nous n’étions pas sûrs d’être sur la bonne voie : seules quelques empreintes d’équidés nous assuraient que ce chemin était pratiqué. Dans ces cas là on suit son instinct et pour cette fois nous avons eu de la chance. 

Marius a traversé un torrent sans difficultés (je n’irai pas jusqu’à dire qu’il a apprécié mais il y est allé) et nous avons fini par retrouver la piste forestière que nous devions prendre initialement (en ayant fait un bon détour à priori!), chemin très agréable avec de grands lacets, à l’abri du soleil, ponctué de quelques cascades et accompagnés de la mélodie de l’eau qui s’écoulait ça et là.

Les « rando-poussettes », vous connaissez ? 😉


Vers 18h30, nous atteignons le Sapey, et continuons notre marche sur le GR549, un GR de pays qui a en commun une partie du sentier avec le tour des lacs de Laffrey : le lac des Petichet, le lac Mort, le lac de Pierre-Châtel et le grand lac de Laffrey. Sur les conseils de Yohann, nous sommes passés en contre-haut de ces lacs, passant de 884 à 1234 mètres d’altitude. Le chemin que nous empruntions avait beau être interdit aux véhicules, il était bétonné… bizarre. Il nous a menés au bois du Pont, sur un sentier au demeurant fort sympathique en pente douce, très appréciable en cette fin de journée! 
Un essaim de mouche avait décidé de nous accompagner une bonne partie du chemin sans que nous puissions nous en séparer… et nous avons vu deux serpents dont une vipère. 

Ce bois était composé majoritairement d’épicéas et de sapins, de quelques feuillus et de noisetiers dont les fruits faisaient la joie de Marius! Même si les noisettes n’étaient pas mûrs, ça lui allait : il a pris l’habitude de découvrir toutes sortes de mets depuis qu’il randonne. Avant habitué à l’herbe et au foin, il était moins attiré par tout ce qui se trouvait à sa portée.

De superbes points de vue sur les lacs ponctuaient notre balade, mais étaient parfois gâchés par des lignes électriques juste devant nous. Nous avons également à nouveau aperçu le Mont Aiguille qui se rapproche de plus en plus : dans quelques jours nous le verrons de tout près !

Vive le béton !


Nous sommes arrivés a Cholonge vers 21 heures, et avons planté la tente dans un champ : à côté de nous, une vache qui n’a de cesse de meugler à la vue de ces deux grandes oreilles vraisemblablement un peu trop proches, et de l’autre côté, 3 ânes qui caracolent en tous sens à la vue d’un de leurs congénères. Au milieu, Marius, impassible, fait sa vie. A se demander s’il a remarqué que nous avons des voisins pour la nuit… 😉 

Le ciel est nuageux, nous redoutons un peu la pluie, on verra bien! Demain soir, nous devrions dormir à l’alpage du Senépy, une étape de 21 kilomètres récompensée par une vue imprenable sur toute la vallée!


Tags : le désertmarius dans les écrinsrandonnéesolidarité élisa

Un commentaire

  1. Marius toujours aussi gourmand …et vous , pas trop chaud ? J’adore le panneau : « Attention, chat sourd » ! C’est tellement plus mignon que « chien méchant »..Bisous

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