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Marius dans les écrins 2012

12 août : On rattrape le retard… mais on arrive en retard.

Aujourd’hui, levés à 6h30 (il y a du progrès 🙂 pour un départ à 8h15 après une petite frayeur puisque nous ne trouvions plus Marius que nous avons cherché pendant un moment. Au final il jouait à cache-cache derrière un arbre !

La vue au réveil avec le Taillefer au centre

A Villard Reculas situé à 1442 mètres d’altitude, nous avons fait un arrêt p’tit dèj’ pour prendre des forces en vue de la longue journée qui s’annonçait. En traversant le village nous nous sommes rendus compte qu’il y avait eu une fête la veille… si nous avions su nous serions venus planter la tente par ici! Mais avec un âne trouver un terrain pour la nuit peut aussi prendre du temps (d’autant que les champs étaient souvent en dévers), donc quand on en trouve un bien plat qui convient on ne prend pas le risque de ne pas en trouver plus loin.

Villard Reculas

Nous y avons rencontré Julien qui tient l’épicerie du village et que nous avions eu l’occasion d’apercevoir dans l’émission Echappées Belle! Nous avons aussi reconnu certains décors de l’émission qui avait été tournée en grande partie dans l’Oisans. Puis il est temps de s’attaquer à la descente.

Bon ben… y a plus qu’à descendre !

En contrebas, Bourg d’Oisans

Nous avons traversé la jolie forêt de l’Ours : par ces chaleurs, il est toujours agréable d’évoluer dans un milieu frais et ombragé ! Quelques passages un peu abruptes voire vertigineux qui faisait un peu peur par endroit, des rocher de travers. 



On s’inquiète toujours d’un débâtage ou que Marius mette un pied au mauvais endroit mais tout s’est bien passé. La forêt était constituée de feuillus (principalement de hêtres) et de quelques épineux. Les arbres étaient très verts et le sol, recouvert d’une pellicule de feuilles dorées : un superbe contraste de couleurs !

En milieu de matinée nous terminons notre dénivelé négatif (720 mètres de descente), satisfaits d’avoir bien avancé. La suite se fait sur du plat, avec la traversée d’un petit canal, du canal de la Romanche (le principal) et d’un troisième canal, pour finir par en longer un quatrième . Nous sommes arrivé au point de bivouac que nous aurions dû atteindre la veille, non loin de Bourg d’Oisans. Ce passage fût très paisible et reposant, offrant de beaux points de vue.

Encore une douzaine de kilomètres pour atteindre notre destination. Yohann, notre ami du Lou Pa de l’Aze m’avait prévenu que d’importants travaux étaient en cours pour la construction d’une centrale hydro-électrique. Nous nous doutions qu’il y aurait quelques complications, mais heureusement les dimanches, le chantier est en arrêt ce qui mous a permis d’éviter la rencontre avec de gros engins bruyants. La voie était libre… jusqu’à ce que nous nous retrouvions devant une passerelle permettant l’accès à l’autre rive du torrent, fermée par une barrière interdisant l’accès au public! 

Quel accueil rassurant ! 🙂


Ils auraient dû l’annoncer au début du chantier… Deux solutions : faire demi-tour et contourner je ne sais comment ce passage, ou ignorer cette interdiction… et c’est pour cette solution que nous avons opté, en prenant soin de bien replacer la barrière. 

Nous étions là-haut!

Longue de 20 mètres, la passerelle passe au dessus du torrent de la Lignarre. Croisons les doigts pour que Marius passe sans encombres ! Elle est assez impressionnante à passer, d’autant que, de par sa longueur, cette passerelle bougeait un peu. 

La grande passerelle

Nous avons ensuite longé une paroi rocheuse et repris le sentier jusqu’à une deuxième puis une troisième passerelle. 



Il restait 6 kilomètres, nous étions donc dans les temps pour atteindre le col d’Ornon environ 2 heures plus tard (mais j’avais oublié le dénivelé positif!).

Avant de rentrer dans le hameau de La Palud, nous avons profité d’une retenue d’eau formée par le barrage de la station hydro-électrique pour faire trempette, ce qui par cette chaleur, nous a fait un bien fou ! Après trois quart d’heure de pause et avec l’estomac remplit par un casse-croûte, une bonne ascension nous attendait… mais l’inverse n’était pas vrai 😉 Elle nous a complètement coupé dans notre rythme, si bien qu’1h15 a été nécessaire pour parcourir 1,5 km… 

D’autant plus qu’une fois encore, la sangle du bât à lâché. Nous avons dû à nouveau réparer différemment mais il va surtout falloir trouver une solution de remplacement plus fiable… Entre-temps nous nous sommes aussi un peu perdu jusqu’à nous retrouver dans un espèce de ruisseau, sur un terrain détrempé et boueux dans lequel nous nous enfoncions. Demi-tour! 

On peut aussi amadouer Marius avec des prunes 😉

Nous sommes finalement arrivés sur une départementale que nous avons traversé pour rejoindre une piste qui longeait le torrent de la Lignarre. Nous sommes passés dans différents hameaux d’Ornon : La Poyat, La Pouthuire, Le Rivier, tous plus charmants les uns que les autres, à part Ornon qui paraissait un peu déserté. Dans certains il nous était difficile de retrouver le sentier à la sortie du village, ce qui nous a fait perdre pas mal de temps. Et pour finir, nous sommes malheureusement arrivés trop tard au col d’Ornon (1367 mètres) pour participer à la fête de l’âne et du cheval. Quelques organisateurs nous attendaient encore pour nous accueillir, et l’interview de France 3 avait été reportée le matin car ils devaient couvrir une actu de dernière minute.

Yohann nous a aussi gentiment attendu avec son van pour nous emmener chez lui où nous avons retrouvé Babette. Yohan et Babette tiennent Lou Pa de l’Aze http://www.loupadelaze.com/ (du patois occitan qui signifie « Au pas de l’âne »), une entité qui organise des randonnées, circuits, animations et portages en âne depuis 2004 dans le Sud Est de l’Isère au cœur des Alpes. En arrivant, j’ai mis Marius au parc, et nous avons rentré ses copains du Lou Pa de l’Aze restés au pré.

Départ pour le Valbonnais !

Ce soir, c’est sous le signe de la fatigue que nous terminons cette grosse journée, ce qui tombe à pic puisque demain sera notre journée de repos bien méritée ! Je pense qu’inconsciemment le corps sait d’avance qu’il va s’arrêter bientôt, et rend l’effort plus difficile. Nous allons donc en profiter pour bien nous reposer, recharger les batteries et repartir de plus belle mardi ! Nous avons parcouru déjà un quart du chemin ! 🙂


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