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Chemin de Stevenson 2012

Le chemin de Stevenson est terminé, les Ecrins se dessinent

Voilà un peu plus de deux semaines que Marius et moi sommes rentrés…  Mon compagnon de voyage va bien… Il a retrouvé son pré, Bandit, son camarade de pâture, et apprend à connaître Saïga qui est arrivée à la maison lorsque nous étions en Lozère.
En ce qui me concerne, comme à chaque fois, reprendre le rythme est toujours délicat. Le voyageur, une fois sur le quai, est vite happé par la cadence infernale qu’impose la vie… Je résiste mais il est difficile de ne pas se laisser agripper… Il est en revanche si bon de continuer à se sentir flotter, à laisser errer son âme quelque part sur les sentiers, quelque part entre ici et là-bas… Les randonnées au long cours rendent addiéctif et surtout, on n’en rentre jamais indemne ! Peut-être à cause du sentiment de liberté que les chemins procurent , de la rupture qu’ils provoquent avec notre quotidien, avec notre société de consommation : pas de repères ni de contraintes de temps si ce n’est celle du soleil et de la lune, se contenter du minimum, loin du confort… Et lorsque le sablier s’arrête, lorsque les tracas quotidiens disparaissent, lorsque l’esprit est détaché de tout un tas d’ondes négatives, alors on lâche prise pour mieux découvrir la clé de sa vie intérieure. 
En effet, alors que j’ai traversé physiquement ces quelques 400 kilomètres, les sentiers m’ont permis de parcourir un chemin intérieur en toute quiétude. Ils m’ont permis également d’aller au bout de mes limites, de puiser l’énergie au fond de moi pour passer des situations tendues et difficiles, des moments démoralisants notamment à cause d’une météo exécrable (froid, orage, pluie, brouillard). 
Sur les sentiers, j’ai fait aussi des très belles rencontres qui ont été sans commune mesure avec celles des précédentes aventures ! Je garderai très longtemps le souvenir de chacun de ceux croisés sur les chemins, dans les gîtes ou dans les villages. J’espère que la vie nous remettre sur le même chemin…
Mais à peine rentré, je pense déjà au prochain départ ! Il est prévu le 3 août pour 23 jours de marche… Direction cette fois le massif des Ecrins. Le parcours s’annonce plus difficile que le chemin de Stevenson avec des sommets culminants entre 2000 m et 2500 m. L’itinéraire de 450 km n’est pas encore tracé… ce n’est pas une mince affaire ! Heureusement, je peux compter sur Yohann de Lou pas de Laz qui m’indiquera avant la fin du mois les chemins praticables avec des équidés ! Après être parti en van de Rousset les Vignes, nous devrions commencer cette aventure à Briançon dans les Hautes-Alpes pour traverser le parc national des Ecrins. Puis nous rentrerons par le Trièves, peut-être le Vercors et enfin le Diois dans la Drôme.
Outre le trajet, il me faut encore créer le blog qui nous servira de carnet de voyage, préparer un dossier de presse pour solliciter les médias … mais déjà, se projeter dans le voyage par la pensée, dans les cartes… aide à supporter le quotidien et sa course contre la montre. Rêver le voyage est déjà le début de l’aventure…

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