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Nous sommes donc à 3km du Puy en Velay. Debout à 6h ce matin, rangement et nous voilà partis vers la ville.
Une ville d’environ 20 000 habitants, donc pas facile à traverser avec un âne, en raison de la circulation !
Je dois surveiller Marius pour éviter les écarts lorsque les véhicules nous frôlent.

Nous arrivons quand même place du Plot, point de départ traditionnel pour les pèlerins de St Jacques de Compostelle.
 Là, j’ai rendez vous avec un journaliste de « La Montagne » pour une interview.

Ensuite, nous allons visiter la cathédrale et c’est l’occasion de discuter avec beaucoup de gens, de distribuer des cartes et voilà déjà quelques petits dons qui arrivent : 13€ autour de la cathédrale.

Vers 13h30, nous repartons en prenant un chemin pour sortir de la ville en direction du petit village de Coubon, situé à 8 km du Puy.Ce n’est pas le chemin de Stevenson, mais celui qu’a emprunté St Jean François Regis, missionnaire du 17ème siècle. Grosse grimpette en partant du Puy et chemin souvent goudronné.
Nous rencontrons un jeune homme d’une vingtaine d’années, de Salon de Provence, qui part faire le pèlerinage et nous faisons un bout de chemin en sa compagnie.

Quelque chose me questionne dans le paysage. Un viaduc en construction que j’ai déjà aperçu hier. Or, je ne vois que des petites routes de chaque côté et je ne comprends pas ce que fait là ce viaduc.En traversant un hameau, j’interroge un habitant qui m’explique que se construit une voie de contournement du Puy, pour relier plus facilement St Etienne à Toulouse.
J’arrive au hameau de l’Ours un lieu vallonné où des ânes et des chevaux paissent dans les champs, un endroit paisible que rien ne vient perturber sauf….ces engins énormes qui tracent les routes de ce fameux contournement ! C’est assez triste et effrayant, ces cicatrices à travers le paysage, et j’imagine déjà le bétonnage qui va suivre ! Nous devons longer le chantier car le chemin est coupé sur une centaine de mètres.

Je réalise aussi qu’ayant pris ce sentier, qui passe à l’Est du Puy en Velay, je peux apercevoir le champ où nous avons dormi hier soir. Il est à 100m à peine à vol d’oiseau !
Le paysage est très typique de la région, avec ses cônes volcaniques, comme de grosses taupinières couvertes de pins au sommet. Ici on appelle ça des « mamelons », ce qui est un peu plus poétique !
A Coudon, nous traversons la Loire, encore une départementale où circulent pas mal de voitures, et je dois gérer Marius pour éviter les embardées.
Il fait chaud. Nous passons le hameau de L’Holme, puis la commune d’Archimaud, en suivant le GR 430.
Nous rencontrons un autre pèlerin…
Cinq kilomètres savant le Monastier, je décide de m’arrêter dans un champ à vaches et je plante ma tente entre les bouses sèches. Ce soir, j’ai une grosse migraine, due peut-être aux cervicales qui sont tiraillées par le sac à dos. Je prends un comprimé en arrivant vers 20h sur notre campement. Je dois aussi mettre ma polaire. La nuit est fraîche… mais mon mal de tête s’est calmé.
Pour Marius, c’est le pied : les chemins sont humides et l’herbe verte et bien grasse.
Il est différent sans Bandit : il panique dès qu’il ne me voit plus. Si je m’éloigne pour aller faire une course par exemple, il se met à braire…Lui aussi a perdu l’habitude de voyager seul !!!
Depuis le champ où nous allons passer la nuit, la vue sur le Velay est magnifique : je peux voir jusqu’à Clermont Ferrant. Je vois aussi le viaduc se détacher dans la lumière extraordinaire de la vallée.

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