close
Chemin de Stevenson 2012

Jour 18/ Ambiance préhistorique

Je suis à 6 ou 7km de Barjac. Comme j’ai pas mal de kilomètres à faire dans la journée à partir de Barjac, je me lève à 8h30. Nous disons « au revoir » aux campeurs et aux canards. Nous traversons ce charmant village où coule la Claysse et d’ici à Barjac, nous faisons un peu de chemin et 90% de route.

Il y a quand même une rivière à traverser ! Hier j’avais promis à Marius que c’était la dernière…il doit penser que son maître est un gros menteur.
Les automobilistes sont prudents, certains s’arrêtent même pour nous dire « bonjour » !!

Tout ce goudron nous fatigue un peu, Marius et moi.

Nous voilà quand même à Barjac vers 11h30.
A Barjac, mon oncle et ma tante m’attendent et nous déjeunons ensemble. On attache Marius à l’ombre tout près du restaurant. Pourtant, à 14h je dois repartir car il faut que j’accomplisse tous les kilomètres de l’étape en une demi – journée.
Nous prenons donc une grande piste bordée de petits chênes, d’oliviers, de buis, de pins…ça monte un peu mais pas trop violemment. Sur le chemin du bois de Ronze, on surplombe au sud l’Aven d’Orgnac et au Nord les Gorges de l’Ardèche, mais on ne peut pas les voir car la vue est limitée par les arbres.

Nous passons devant une grotte « La Forestière », qui n’est pas encore ouverte au public.

Cette région est un haut lieu préhistorique. On y croise des dolmens. Le guide m’apprend qu’il y a 700 monuments conservés dans le sud de l’ Ardèche limitrophe, une des plus riches régions de France en vestiges de la fin du néolithique et du début de l’âge de bronze, époque où l’homme était déjà sédentaire et commençait à domestiquer des animaux.
Voir ces dolmens millénaires a toujours un côté assez émouvant..Se dire que nos plus anciens ancêtres ont posé leurs mains sur la même pierre, c’est comme les drailles, moi,  ça me fait toujours quelque chose….

Sur la piste en forêt, le long du chemin, tous les 100 m, il y a des postes d’observation pour les chasseurs.
Je me dis qu’ici le gibier n’a aucune chance de s’en sortir : un massacre, bien loin de la chasse ancestrale des habitants du  néolithique !
La piste est un peu difficile, mais il y passe quand même des voitures : les promeneurs du week- end qui ont perdu l’usage de leurs pieds, sans doute!
Je rencontre aussi un anglais en VTT et avec ma facilité à parler la langue de Shakespeare ( !!!) je comprends qu’il s’entraîne pour une course cycliste en solitaire de Nice jusqu’au nord de l’Ardèche. Aujourd’hui, il a  parcouru 70 km…
Plus loin, vers Aiguèze, quelques kilomètres avant de redescendre, arrivent une trentaine de voitures, avec des jeunes sur les toits et les capots, très bruyants : ils viennent fêter un mariage dans les bois !!!
Vive la nature ! Vive la tranquillité !

Une maison forestière à l’abandon…

Finalement, je trouve un coin calme et m’arrête un peu plus tard dans la forêt à 1km1/2 d’Aiguèze, pour camper. Joëlle et les enfants me rejoignent vers 22H. Ils montent leurs tentes et c’est un joyeux pique nique en famille…Une soirée très sympa qui me prépare au retour.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Simple Share Buttons
Vous ne voulez manquer aucune de nos publications ? Abonnez-vous en laissant votre mail ici :
Abonnez-vous !