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Chemin de Stevenson 2012

Jour 11/ La porte des Cévennes

Ce matin, je range la tente sous la pluie, je vous le recommande, c’est très agréable !
Et je quitte le camping vers 10h1/2 sous un ciel instable : averses et éclaircies, pour rejoindre Florac et visiter la ville. Et comme un clin d’oeil du ciel, à Florac, je profite d’une belle éclaircie.

« Cette petite ville de 2000 habitants a été choisie pour être le siège administratif du Parc National des Cévennes . Au pied des escarpements dolomitiques du Causse Méjean Florac est surplombé par l’impressionnant rocher de Rochefort, au pied duquel jaillit une des principales résurgences de la région: la source du Pêcher.Le château du XIIème siècle, récemment restauré, abrite le centre d’information du parc national des Cévennes… ».  Florac est une ville d’Histoire, pittoresque, agréable. Stevenson appelle Florac 
 » la porte des Cévennes ».

Je rencontre quelques personnes à Florac … ils prennent des cartes, mais les enfants de l’association Elisa qui ont besoin de soins les intéressent moins que de savoir si Marius n’est pas trop chargé !!!!
Genre de réflexion qui m’énerve au plus haut point !!!!

Nous quittons lentement Florac par la départementale avant de retrouver un petit chemin où alternent goudron et terre (je devrais dire boue!!). On commence à traverser une belle forêt de châtaigniers très verts,  le sol est jonché de châtaignes, les couleurs éclatantes, d’autant qu’il fait beau maintenant et que ça remonte bien le moral, tout ça !

Je suis un peu ému car je sais que je ne reverrai sans doute plus Méry et les autres groupes de randonneurs, dont certains se sont arrêtés à Florac. Avec Méry, nous sommes maintenant décalés car il a choisi de faire une étape plus longue pour passer dans un lieu particulier.

Me voilà à St Julien d’Arpaon et je rencontre des cyclistes qui participent à La foulée de l’Espoir. Ils sont mobilisés pour une petite fille « Fannie » qui a besoin d’un fauteuil roulant. Eux « vendent  » leurs kilomètres à l’avance et si j’ai bien compris, alternent marche et vélo.On a bien discuté et j’ai appris qu’une équipe de FR3 Auvergne me cherchait il y a quelques jours, et n’ayant ps réussi à me joindre sur le portable, ils ont trouvé ces cyclistes et ont réalisé le reportage sur leur action humanitaire. Pour une bonne cause donc, et je regrette moins qu’ils ne m’aient pas trouvé !
Nous suivons ensuite l’ancienne voie ferrée Florac- Nîmes, un bel ouvrage d’art avec ponts et tunnels, qui fut construite de 1906 à 1909 et…fermée en 1968, malgré les protestations de la population locale. Une voie qui n’a eu donc que 60 ans d’existence et c’est bien dommage quand on voit le magnifique travail réalisé par ses constructeurs. La voie traverse le Parc National des Cévennes, entre les falaises schisteuses.

 En dessous les eaux vives des rivières, dont la Mimente, lieu de prédilection des pêcheurs à la mouche !
J’en vois quelques uns, en harmonie avec le paysage.
Le paysage est splendide : cascades, sources, ponts et tunnels aux murs ouvragés..L’herbe pousse sur la voie, la nature reprend sa place petit à petit
Je traverse trois tunnels, la voie est aplanie et belle. Très agréable d’y marcher !

Et en suivant la voie, jalonnée de maisons de garde barrières, on finit par arriver tout naturellement à l’ancienne gare de Cassagnas, transformée en camping-gîte.
Je m’arrête là vers 19H pour passer la nuit. Il faut préciser que dans le Parc National des Cévennes, il est interdit de camper, de laisser les animaux domestiques en liberté, le règlement de protection du Parc est strict. Dans le gîte je partage le dortoir avec des cavaliers très sympas et ..je retrouve mon ami Arnaud qui avait choisi de dormir là, lui aussi !

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