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Traversée du Parc Naturel Régional du Vercors 2010

Le plus difficile ce n’est pas la marche… Mais le retour…

Déjà plusieurs semaines déjà que nous sommes rentrés… des images plein la tête, des souvenirs plein nos rêves, des rencontres plein le coeur et quelques centaines de dons pour le bonheur de Gabriel…
Émerveillement, éblouissement, fascination, … Ce périple nous a tant apporté…

Mais si les pieds sont bien rentrés, la tête, elle, voyage toujours, coincée quelque part entre Trièves et Vercors. Lorsque l’on s’immerge ainsi pendant quatre semaines en pleine nature, loin du tumulte de la ville et de son brouhaha, le retour dans ce monde est particulièrement difficile. Car sur les chemins de traverse, que l’on arpente au pas de l’âne, la vie revêt un autre sens. Sur les sentiers, loin du confort et du matérialisme, nous sommes si proche de ce que nous considérons être de vraies valeurs. Et puis, il y a toutes ces rencontres qui ponctuent nos kilomètres. Ces bouts de vie que nous partageons l’espace de quelques instants, ces rendez-vous impromptus qu’ont permis nos deux compagnons de voyage. Véritables porte-étendard de notre cause, Marius et Bandit ont été en effet à l’origine de ces merveilleuses rencontres. Éphémères pour beaucoup, nous les espérons pourtant à chaque fois inaltérables. 
 
Alors une fois de retour dans nos pénates, les sacs vidés et les ânes au pré, l’envie de repartir est toujours là dans le ventre noué du marcheur qui a toujours faim de nouvelles découvertes, de nouvelles rencontres, de nouveaux paysages. Insatiable appétit que les kilomètres avalés lors de chaque périple ne tarissent pas. Pourtant, harassé par la difficulté, écrasé par la fatigue, exténué par les dénivelés, n’en pouvant plus parfois, on a souvent eu du mal à avancer. Mais en haut de chaque col, la beauté des décors que nous offraient Dame Nature nous encourageait à poursuivre notre route ; chaque découverte, chaque rencontre nous redonnait la force de poursuivre notre chemin. Et puis la seule pensée de Gabriel, nous redonnait la force de continuer notre périple. Fléchir ? Comment lorsque chacun de nos pas était un pas de plus pour le bonheur de ce petit Ange de 7 ans pour lequel nous marchions. Comment abandonner lorsque chacune de nos foulées devaient améliorer modestement le quotidien de ce petit garçon.
Aujourd’hui, partir est devenu vital. Chaque périple nous donne en effet une grande bouffée d’oxygène pour le reste de l’année.  Et entre chaque aventure, nous vagabondons par procuration en ouvrant nos albums photos. Perfusions de souvenirs en attendant les beaux jours… Errances dans des paysages figés.

Déjà, nous réfléchissons à notre prochaine expédition, notre prochaine action. Avant de la tracer sur les
cartes, elle se dessine dans nos tête… On vous en dira plus dans quelques semaines…

Un commentaire

  1. Oui, on ne revient pas intact de ce genre de voyage…et que ça continue à trotter dans la tête ne me surprend pas. Un jour peut-être, il y aura plus de temps à marcher que de temps à attendre le départ …

    Merci à vous deux pour le bonheur de suivre vos pas, de me sentir si près de vous et de partager vos émotions…

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