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Réveillés ce matin par un vent fort (du sud ?) qui nous amène de gros nuages…Comme on a un peu peur de prendre une branche sur la tête…on reste éveillés… Il est 5H … et il se met à pleuvoir…quatre gouttes : on reste dans le duvet..Puis c’est l’averse et on se lève! Duvets mouillés, c’est pas bon, on a encore une nuit à dormir dedans! On range sacs et duvets dans les plastiques et évidemment, la pluie cesse !!
 Alors, on va prendre une bonne douche au camping. Un bonheur, cette douche, ça nous requinque! Joëlle se sent mieux qu’ hier soir…elle fait même une petite lessive pour que nous soyons présentables à l’arrivée.

A 8H30, nous prenons la route vers le village de Saoû. Au fameux bar restaurant ” l’oiseau sur la branche“, nous attend un super petit déjeuner : confiture maison, miel, faisselle, jus de fruit bio…il faut qu’on tienne la route ! A noter que ce restaurant pratique des prix très intéressants pour un accueil et des produits de qualité. Il y a un petit marché au village et les ânes font attraction..on en profite pour distribuer des cartes.
Nous partons vers 10H et au lieu de prendre la direction de Bourdeaux, on contourne par Francilion (entre Saoû et Bourdeaux)  pour gagner encore un peu de temps.
 Nous sortons de Saoû par la départementale, puis prenons un sentier.En passant devant un gite équestre, une dame nous indique un chemin. Mais je m’aperçois vite que ce n’est pas le bon et je retrouve le sentier qui doit nous mener à Dieulefit… D’ailleurs, je vois bien que c’est celui là, car il nous offre un buisson de mûres…Nous laissons derrière nous le magnifique paysage des Trois Becs et nous avançons sur les chemins de Huguenots. J’ aime ce pays, comme tout le Diois…J’aime redécouvrir tous ces endroits là , chaque fois.

Nous passons devant plusieurs petits villages, comme Francillon,  sans y entrer, et passons un petit col à 625m, un petit col qui nous paraît interminable : on a perdu l’habitude de grimper depuis quelques jours et surtout il nous manque une journée de vrai repos et une bonne nuit de sommeil.
Nous redescendons sur Dieulefit par la départementale.Comme toujours, au bord des routes, nous apprécions les vestiges de certains automobilistes : bouteilles verre et plastique, poubelles, serviettes périodiques, paquets de cigarettes et mégots…et même aujourd’hui, une brosse à dents.
Bravo et merci à tous ces charmants citoyens qui laissent leur empreinte d’ incivilité dans le paysage!
On doit être plus vigilants lorsqu’on prend la route, même si elle n’est pas trop fréquentée. Toujours penser à l’âne, à ses possibles réactions.

Enfin nous voilà à Dieulefit, où nous retrouvons Jérémie. Il a tenu à faire la dernière journée avec nous, comme il a fait la première.
Nous nous installons pour bivouaquer dans le parc municipal, au centre ville. Les ânes sont couchés et mangent l’herbe du parc. Nous sommes discrets, posés au fond du parc, car nous ne savons pas si c’est autorisé. Jérémie nous rejoindra demain matin : il dort chez des amis.
Demain sera déjà le dernier jour de notre belle aventure ! Toujours ce sentiment mitigé : la joie de retrouver les enfants, la famille, les amis, et la tristesse de finir le voyage. Se dire que c’est  notre dernière nuit à la belle étoile!
Ce soir, il me revient plein d’images, de paysages, de visages rencontrés…On espère prolonger certaines rencontres après le retour.
Certes, il y a eu des dons et nous en sommes contents, mais il faut dire aussi que pour nous, malgré la fatigue et les embûches, c’est encore une aventure formidable que nous avons vécue.
Marcher au pas de l’ âne, c’est se retrouver, retrouver son rythme intérieur, propice à la méditation, à la réflexion. Nous sommes deux, mais nous marchons souvent en silence, à quelques mètres, chacun dans son chemin intérieur, même si l’on marche sur le même sentier.
Et comme nous sommes ensemble, tous les deux, on doit aussi être attentif  à l’autre, à ses douleurs, à sa fatigue, à ses choix. Et quel bonheur de partager les beaux moments, de ressentir les mêmes émotions, ensemble ! Tout cela vaut bien un peu de souci et de fatigue…

Itinéraire prévu demain : Montjoux, la Lance ( à 400/500m), passage par Font Largias, et descente vers Le Pègue…puis, avec vous, si tout va bien…à partir de 18H à Rousset sur la place du village !

Une très ancienne légende du pays de Dieulefit, connue seulement de quelques sages, raconte que Dieu entreprit de créer le monde. Il en réalisa tout d’abord une épure ; un climat idéal avec des paysages et couleurs baignant dans la douceur de l’enfance. Au terme des sept jours de la création, ce serait avec l’argile de ce pays qu’il aurait confectionné le premier homme.

La tradition de la poterie dans le pays de Dieulefit remonte donc loin dans le passé ; les fouilles archéologiques ont livré des vestiges de fours et de poteries datant de l’époque Gallo-Romaine. Aujourd’hui, au gré des ruelles et des villages, de nombreux ateliers perpétuent avec talent cette longue tradition. Ce pays protégé était prédestiné à servir de terre d’accueil à tous ceux qui fuyaient les trouble du temps.
Tags : DieulefitDioisFrancilionHuguenotsSaoûTrois Becs

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