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Nous avons passé une bonne nuit dans ce refuge que nous avions déjà occupé l’an dernier et qu’on surnommait : “le refuge des loirs fêtards” …Cette fois, ils doivent être en vacances et ne nous empêchent pas de dormir. Petit déjeuner et discussions avec nos compagnons de la nuit et nous partons vers 9H.Direction : col de la  Bataille…Une forêt de hêtres où nous étions passés en 2009, nous surprend par la grande piste aménagée depuis pour le passage des camions de bûcherons. Le petit sentier est défiguré pour un meilleur rendement…maintenant deux camions peuvent se croiser…on peut comprendre que les bûcherons doivent entretenir la forêt et faire des coupes, mais est-il vraiment nécessaire d’exploiter (c’est vraiment le mot !) le paysage de la sorte ? Bientôt le goudron ?  Certes, les vieux arbres sont coupés pour laisser pousser les jeunes plants, la forêt est entretenue, mais ces énormes cicatrices routières qui la traversent sont terribles à voir. Société du profit : partout !!! Un peu triste, tout ça !!!
Mal au coeur…

Nous arrivons enfin à l’autre refuge du plateau d’Ambel (celui que je préfère). Il a une source et il est clôturé, avec des anneaux pour attacher les chevaux. Plus joli aussi. Là , on remplit les gourdes, on fait la lessive et un peu de toilette.
Marius et Bandit se désaltèrent. On rencontre un couple de randonneurs avec leur fille, qui viennent pique niquer ici. Les randonneurs sont nombreux dans le coin.

Au col de la Bataille ( 1328m) la vue est magnifique  sur la vallée d’ Ombèze et le Diois
(et bientôt sur la maison !!) …

 

Le temps d’une photo et on repart sur la  route de Léoncel. Plus que de la descente maintenant et pas de gros dénivelés. Nous traversons une partie de la forêt domaniale de Léoncel, sur les chemins des skieurs. Là encore : pistes et sentiers très larges (trop larges dans ce paysage)…à croire qu’il y a des hordes de skieurs l’hiver. Ces pistes, où peuvent aussi se croiser deux camions, sont aménagées en compactant cailloux, rochers et terre avec des rouleaux compresseurs. Des arbres coupés pour élargir la route gisent sur les bas côtés. On fait plaisir au citoyen lambda qui vient l’hiver dépenser ses deniers et laisser ses papiers gras et ses poubelles sur le plateau. Au début, on ramasse les détritus et on se dit que quelqu’un a du les perdre en route, puis on se rend compte que c’est bel et bien volontaire car il y en a partout , des mégots, des sacs plastiques, des paquets de cigarettes que “les amoureux de la  nature” balancent en pensant que la femme de ménage va passer derrière eux. En haut du plateau : une poubelle entière jetée là, vient couronner ce triste chapitre.

 

On mange au Grand Echaillon, station de ski de fond, et en redescendant, nous passons devant Léoncel, avant de s’arrêter à la Vacherie.
On mange une glace et on boit un coup (il fait chaud aujourd’hui !)

Nous repartons tard…vers 18H45. Vue l’heure, impossible de passer par le plateau du Vellan.
On prend la route qui descend sur les 8 derniers kilomètres. Nous marchons avec nos frontales et nous avons équipé Bandit (derrière) d’une lampe torche pour être visibles. Les automobilistes sont peu nombreux et prudents.

Nous arrivons ainsi à Plan de Baix à 21H45. On connait le coin et on sait qu’il y a une aire de pique nique…mais l’herbe est sèche. Impossible de rester là pour les ânes. On remplit les gourdes et on marche encore un kilomètre pour trouver un petit champ qu’on nous a indiqué, au pied d’une église.
Pas le temps de monter la tente : il est trop tard. On bivouaque. Les ânes ont à manger. Joëlle prépare vite un petit repas pour nous. A partir de demain, on ne s’arrête plus ! Maintenant qu’on a vu le plus beau, on trace ! On sent la maison !!!

Tags : AmbelCol de la BatailleGrand EchaillonLa VacherieLeoncelPlateau du Vellan

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