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Lever tôt ce matin et partis à 8H30 jusqu’au village où on espère trouver une laverie car on commence à manquer de linge propre. Mais..elle est fermée pour cause de congés ! On prend un petit déj’ au village de St Jean et on le quitte vers 10H..mais difficile de trouver le chemin pour sortir de là…on se perd un peu, et ce n’est qu’en début d’après midi qu’on se trouve où l’on avait prévu de dormir la veille…encore du retard!  Suit une bonne montée jusqu’au premier col ( 840m soit 500m de dénivelé). C’est un joli chemin, il fait beau et de là, la vue très dégagée nous permet de jeter un dernier regard sur le Royans.
Au col de Godissart, on s’arrête un peu pour manger dans un pré magnifique, et 45mn plus tard, nous voilà repartis vers le Pas de Serre..On continue de grimper à 900m, puis au col de l’Echarson (1146m).

Nous passons dans une très belle forêt, une de celles où le temps semble s’être arrêté…Une forêt de Belle au Bois Dormant…que les humains se chargent de réveiller !!! Nous croisons un homme qui fait une coupe de bois avec une sorte de tracteur équipé d’une lame…Il coupe et doit remonter le bois jusqu’au chemin, mais pour se faire un passage, il défonce et entaille les arbres avec sa lame, pulvérise tout ce qui se trouve sur son tracé, s’acharne quand ça coince, ravage, détruit sans aucune considération, en blessant arbres et végétation…C’est consternant ! Et nous sommes tristes.
Pour arriver au col de l’Echarason, nous avons du prendre ensuite un bout de route car le sentier était tout d’un coup interdit aux cavaliers et aux cyclistes…Nous ne saurons pas pourquoi.

 

Au col de l’Echarason, nous bifurquons sur le village de Lente car nous  craignons de manquer d’eau sur le plateau. Nous traversons la forêt  du Mandement de St Nazaire…là encore envahie de bûcherons, et puis…le sentier est coupé. Il semble que nous ayons fait fausse route…Sacré détour pour revenir en arrière ! Alors, on décide de continuer : on trouvera bien une solution  pour l’eau! Les ânes ont bien bu cet après midi..il nous reste deux gourdes…tant pis, on avance sur la piste forestière jusqu’au plateau d’Ambel. Marius  alors  nous inquiète. On faisant son crottin, un aperçoit un long ver qui pend de son anus jusqu’à ses déjections. J’essaie de le tirer et je m’aperçois que ce n’est pas un ver, mais un fil de fer gainé, comme ceux des filets à moutons…Je ne parviens pas à le retirer et nous sommes inquiets pour son intestin. On le fait alors trotter un peu et en trottant, le fil de fer descend et je peux enfin l’extraire sans lui faire de mal, tout doucement. Il ne saigne pas…et son prochain crottin sera normal ! Où donc est-il allé avaler un truc pareil ? On surveille pourtant ce qu’ils mangent..Peut-être dans un champ, la nuit…curieux et gourmand comme il est, il a du prendre ça pour une friandise ! Friandise de 30 cm quand même !!!

 Nous voilà , après ces émotions, à nouveau dans la forêt domaniale de Lente ( lente : un nom qui nous va très bien !!). Mais là, nous nous faisons happer par une nuée de framboisiers…Encerclés par une horde de framboises sauvages..Impossible de résister, malgré le retard, nous avons été dans l’obligation de nous arrêter un peu.

On continue ensuite sur le col de Rama ( 1185m) pour descendre dans une forêt de sapins où passe la piste forestière. Trois biches nous attendent au détour d’un chemin : la première, furtive, puis deux autres à 50m. Belle apparition qui inquiète un peu Marius et Bandit ( drôle de bruit, odeur bizarre pour eux..). Pas eu le temps de les photographier : il fait sombre et elles ne nous attendent pas pour poser.

C’est à la lampe frontale qu’on avance maintenant jusqu’au refuge de Tubanet, à l’entrée du plateau d’Ambel. Nous arrivons vers 22H.  Une odeur de feu de bois nous laisse imaginer qu’il est déjà occupé, mais ce refuge peut recevoir 21 personnes… En fait, ils sont trois, un père, son fils et la copine du fils, une canadienne. Ils sont déjà couchés quand nous entrons, sans bruit. Le père se lève et vient voir qui nous sommes. Ce n’est pas très courant en effet de voir arriver des gens à cette heure tardive et il s’inquiète un peu. Nous nous présentons et il est rassuré. Marius est attaché dehors à une chaîne et Bandit au volet. L’herbe est abondante et ils n’ont pas soif. En général, ils n’ont pas soif le soir. L’herbe est humide et  ils s’hydratent en mangeant. Leur principale préoccupation du soir est de manger et de se rouler par terre. Ils boivent plutôt le matin. Dans la journée, nous avons trouvé pas mal de flaques d’eau (un orage récent) et c’est à peine s’ils ont trempé leur museau…On se prépare un petit repas, sans  bruit pour ne pas déranger nos colocataires, et prenons l’échelle de bois pour aller dormir à l’étage.

Tags : Saint Jean en Royans

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