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Traversée du Vercors 2009

On fait des réserves d’eau

De jour en jour, on a délesté les sacs: parce que nos provisions diminuent ou parce qu’on “oublie” des objets en chemin, comme nos bâtons de marche qu’on a laissés je ne sais où…
Mais aujourd’hui, il va falloir faire le plein d’eau : 50kg à transporter, qui vont compenser largement les pertes !!

Cette nuit, nous avons encore été réveillés par le cri du chevreuil. Un aboiement, c’est comme ça qu’on l’appelle car il ressemble beaucoup à celui du chien. Brocard (le mâle) ou chevrette (la femelle), on ne saura pas, car si on l’entend, on ne le voit pas. On dit que le chevreuil aboie lorsqu’il se sent en danger. Or, nous avons du installer notre campement sur sa route et notre présence et celle des ânes est vécue comme un danger par ce bel animal sauvage. Il a donc contourné la butte où nous nous trouvions, en aboyant très fort pour avertir du “danger” ou pour effrayer les intrus…

Nous avons poursuivi notre chemin ce matin avec l’intention de trouver les 50 litres d’eau nécessaires pour la traversée des Hauts Plateaux. Nous avons pu remplir les “réservoirs” à Corrençon. Pour soulager Marius et Bandit, nous avons transféré des provisions dans nos propres sacs. Non pas que les ânes soient trop chargés, car ils peuvent porter davantage, mais nous tenons à les ménager !

En sortant de Corrençon, près d’un terrain de golf, nous nous arrêtons pour vérifier l’itinéraire sur la carte et pendant que nous cogitons, Marius a proposé à Bandit une petite partie de golf.
Les voilà donc tous les deux sur le fairway !!! On est allé les récupérer en s’excusant, sachant combien les golfers sont attentifs à la qualité de leur pelouse…Mais nous sommes tombés sur des gens très sympathiques que ça a beaucoup amusés et qui ont même fait des photos : deux ânes bâtés sur un terrain de golf : du jamais vu… de quoi se faire un souvenir de vacances !
Il a fallu tenir ferme ce curieux de Marius qui insistait pour y retourner ! La belle herbe verte, pensez donc, au petit déj’…

Après un casse croûte devant l’école de ski du village, nous avons pris la direction “La Fleur du Roy” où se déroule une course à pied de 14 km le 14 juillet…
C’est un sentier qui délimitait le Royaume de France et le Dauphiné. Sur ce sentier, Philippe VI de Vallois avait fait poser des bornes portant fleur de lys, qui existent toujours.

Nous enchaînons dans le bois des Essarteaux, passons par “Le Pas de l’Ane” ( inévitable!) un de ces chemins caillouteux comme on en rencontre souvent, mais là, dans la montée, c’est moins dangereux.
On a retrouvé la route forestière de Roybon, vers le Scialet du Pot du Loup, la même que nous avions prise 2 ou3 jours auparavant. Avant d’arriver au Pas de l’Ane , petite montée à 1400, puis redescente à 1300, puis remontée à 1400 au col de Sarna. On adore les montagnes russes !!!

“Sarna” est le nom que les villageois donnaient autrefois au rejets qui poussaient des arbres coupés. Les arbres étaient taillés après la tombée de la neige, pour en faciliter le transport par traineaux. Au printemps, une fois la neige fondue, on voyait apparaître les nouvelles branches qui partaient des troncs comme des chandeliers : les sarnas .

Après le col de Sarna, la “grotte de l’Ours “, un phénomène géologique ! Un trou gigantesque exploré par les spéléologues.
En passant à proximité, on ressent une grande fraîcheur, agréable après la chaleur de Corrençon
Pas d’Ours pourtant dans le Vercors! On raconte que c’est à Villard de Lans qu’a été abattu le dernier ours brun du Vercors , en 1937…

A 20h45, on s’est arrêté enfin à la Baraque de Pré Valet, un refuge rien que pour nous!
Nous avons déjà consommé 20l d’eau à nous quatre..le refuge est bien agréable, mais je ne dors pas trop bien quand les ânes sont dehors et nous dedans…Non pas que je culpabilise, mais je crains toujours que quelque chose les effraie et qu’ils se sauvent en cassant la longe.
Marius, ce soir, s’est couché de suite, fatigué. Lui et Bandit sont de plus en plus familiers avec nous : le partage de chaque heure du jour et de la nuit nous rapproche.

Ils se font calins, Marius n’hésite pas à entrer dans le gite et vient poser sa tête sur l’épaule de Joëlle pendant qu’elle fait la vaisselle..pour un peu, il lui prendrait l’éponge pour donner un coup de main….(Avant que les demoiselles se précipitent sur les commentaires, je signale que je fais aussi la vaisselle !)

Demain, on continue vers les Hauts Plateaux direction Rousset…en Vercors !!!!

4 commentaires

  1. A notre avis vous avez bien compris l’histoire des sarnas et c’est pourquoi vous avez laissé vos batons pour que l’an prochain il y ait des repousses!!!!!
    Pas de rencontre avec un loup?munissez vous d’une brebis …
    Les photos sont superbes inoubliables…Encore quelques années et les anes aprés la vaisselle vous prépareront le repas!!!!!
    Allez bon pied bon oeil
    Biz Lonad

  2. Bon, mes chéris, continuez ainsi entre les éponges et les ours et tout ira bien !!! Merci de nous instruire et de nous régaler au passage…

    De tout coeur avec vous quatre.

    La Miss 05 et ses trois mousquetaires

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