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La pluie, le vent, les cailloux, rien n’arrête mes compagnons.

La nuit a été très agitée, personne n’a pu dormir sereinement.
Je me suis mis à me poser des tas de questions quant au déroulement de cette ascension, même si je n’avais aucun doute sur ce qui l’avait motivée et sur ce qu’elle allait m’apporter de positif et enrichissant. Mais le stress m’a envahi, nous sommes sur le point de gravir le Mont Ventoux, plus qu’un point culminant sur une carte, un réel symbole.C’est aussi la pluie qui a entravé notre sommeil déjà très léger.

Nous avons retardé notre départ matinal à 10h, après avoir dû gérer l’humidité du matériel.

Nous avons repris le GR91 laissé la veille et…

C’est parti pour les sentiers en direction du Mont Ventoux!

Une belle grimpette plutôt à bon rythme.Nous avons successivement passé les collets de Roland et Robin puis avons repris un sentier où nous sommes tombés sur trois cabanons de bergers, traces de vie locale retirée du monde comme cette forêt de hêtres traversée et dont les couleurs ravivées par la pluie nous replongent dans un imaginaire féérique.

Nous avons eu envie d’y rester pour la nuit tant le lieu était beau mais avons préféré rejoindre le chalet Reynard dernière étape avant le Ventoux. De toutes façons, nos batteries étaient déchargées et nous ne voulions prendre aucun risque. D’autant plus que Marius était trempé, nous avons profité de cet arrêt pour le débâter. Nous savions que le plus dur restait à venir.

Nous y avons pris le temps et le plaisir de déguster des crêpes et un chocolat chaud vers 16h30.Dernier réconfort avant l’effort…

Et là, les choses sérieuses ont vraiment commencé puisque nous avons encaissé un dénivelé de près de 200m en peu de temps. Les couleurs vivent se délavent peu à peu, laissant place à des paysages minéraux pastels, d’ocres jaunes et gris bleu.Et c’est le GR4, connu de tous les spécialistes de la randonnée, qui nous a menés sur la crête du Mont Ventoux. Désert balayé par les vents et la neige présente encore par endroits. Les rafales sont s’y violentes qu’elles nous déséquilibrent, nous bousculent au point que nous craignons que Marius ne veuille plus avancer alors que le sommet est si proche. Mais dans cette épreuve, on se serre les coudes, on s’encourage et on avance. Pas question d’abandonner maintenant.

Le voilà!On y est!

A 19H enfin, nous atteignons le point culminant : 1912m. Belle victoire sur nous même face aux éléments déchaînés qui ne nous laissent que le temps de prendre une photo avant de redescendre.Photo souvenir de famille…

La délégation des Virades de l’espoir que nous devions rencontrer en ce lieu magique n’a malheureusement pas pu être présente en raison des très mauvaises conditions climatiques, un vent qui balaye tout, une température avoisinant les 0 degrés et un terrain très accidenté, sur lequel j’ai laissé une de mes semelles de chaussures. Mais ce n’est que partie remise, nous nous rencontrerons avec les organisateurs des Virades dès notre retour, en prévision de l’ascension prévue au mois d’Août.

Nous sommes redescendus à grands regrets sur la station du Mont Serein, et nous sommes installés au camping à 21h, après une bonne dizaine de km de descente abrupte.

Nous sommes au sec et confortablement installés dans une caravane, tandis que Marius et Baya, qui a fini par se libérer de sa muselière, sont à l’abri dans un cabanon.

Nous sommes fatigués, très, très très fatigués, surtout Béné qui a imité Marius et qui s’est légèrement assoupie en marchant, et que j’ai réveillée…

Par conséquent, et vu que nous maintenons un bon rythme, nous avons décidé que demain serait une journée de relâche et de repos.

Comme chaque jour et chaque paysage sont différent, s’il est bien une chose rassurante et récurrente depuis que je pars en randonnée avec Marius, c’est la richesse et le bonheurs de toutes ces rencontres qui surgissent aux détours des sentiers.

Bonne nuit!

Tags : ânedromemariusmarius tour 2007randoVentouxvoyage

11 commentaires

  1. tu fais une bonne paire avec Marius ma ptite mum! Je vois k c pa top au nivo tps mais vs inkiété pas c pareille ici. En tt cas la ptite famille Allègre pense à toi et te souhaite bcp de courage pr ce ki reste. Bizooo

  2. Et quand on a pas bien dormi !! aie aie aie, car la fatigue naissante, les crampes peuvent venir dans les mollets. Tu vois suis un peu en retard mais je te lis.

  3. Que cette journée de relâche au pied du géant vous soit profitable, merci pour le rêve et ces belles photos.
    Je vous souhaite bon temps pour la grimpette et de belles nuits étoilées pour le repos.
    Caresses a Marius et Baya.

  4. Bonjour Marius and Co,
    Bravo pour ce que vous faites tous les 4, cela nous a même donné des idées avec les petits, pourquoi pas quand on vois cette bonne humeur qui vous animent.
    Bon voyage malgré la météo capricieuse (et essayez d’éviter les tornades au matin)
    Christophe (un des vélocipédistes du dimanche)

  5. Tu as du courage, malgré le temps..le soleil n’est pas de la partie, l’effort n’en est que plus beau. Les compte-rendus donnent envies de participer à ce périple.
    bon courage à bientôt peut être
    Tonton et Tata

  6. Quand je lève les yeux sur le Ventoux, je pense à ton aventure et constate aussi que le ascension, le temps continue à faire des siennes. Tu n’as que plus de mérite, bravo. Chaque voyage peu importe où il va est riche pour soi…bises, annik

  7. Je te souhaite encore plein de courage pour ton ascension. L’aventure est belle mais les températures ne sont pas là pour vous aider. Reposes toi bien en tout cas et merci pour les récits de cette aventure.

  8. ça me fait rêver… Je te souhaite encore plein de magnifiques rencontres, c’est ce qui fait tout l’essence vos aventures !
    Bon courage pour la suite !

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