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Marius Tour 2008 - 2e ascension du Mont Ventoux

J3 : 23 mai : De petites rencontres en grands bonheurs…

La soirée et la nuit passées à Mérindol ont été fabuleuses.
Au détail près que c’est à 6h pétantes que j’ai été réveillé soudainement par une sulfateuse qui menaçait de nous bombarder, vu que nous avions dormi au bord des vignes et le souvenir que François avait oublié de me laisser la couverture de Marius hier soir.


Le temps nuageux de ce matin ne m’a pas permis de recharger mon téléphone avec l’énergie de notre habituel soleil, mais un gentil couple a accepté que je le fasse de chez eux, bien que je les ai réveillés à 7h20.

Ce matin, les chevilles se rappellent douloureusement à notre souvenir, Béné et moi en souffrons tous les deux, et les crampes dues aux nouvelles semelles de mes chaussures n’arrangent rien, mais nous allons vite nous adapter.


Nous sommes partis tranquillement de Mérindol en direction de Faucon vers 9h et avons profité de ce charmant petit village pour nous arrêter boire un café sur la place. Nous avons rencontré une grand-mère fascinée par notre convoi, qui a eu une phrase sur laquelle il sera bon de méditer, ” L’homme choisit sa charge, c’est mental, mais l’âne non.” Nous avons été pris en photos, appréciant à sa juste valeur ce statut de stars champêtres, ce qui fait toujours autant plaisir à Marius.


Nous sommes arrivés à Entrechaux, où nous aurions dû bivouaquer hier soir et je suis allée présenter mes excuses aux propriétaires du camping “Les 3 rivières”, qui devait nous accueillir.

Nous avons repris notre chemin pour aller pique-niquer un peu plus loin et un peu plus tard dans un sous-bois clair. Un endroit idyllique s’il en est.


C’est à 15h30 que nous avons levé le camp et avons malheureusement dû changer de trajet en raison du contenu des cartes IGN obsolètes qui nous avaient indiqués des sentiers qui n’existaient plus…

C’est sur la départementale que nous avons continué et la première grosse frayeur est apparue.
Marius a été surpris par une voiture et à rué vers la droite. Fort heureusement, aucune voiture n’arrivait en face à ce moment et Bénédicte a su le maîtriser pour le remettre dans ” le droit chemin”. Je pense qu’il devait dormir, car oui, contre toute attente, les ânes dorment parfois en marchant. Il devait s’être lassé de marcher sur du bitume

Plus de peur que de mal donc, et nous avons pu rejoindre un sentier de campagne pour rallier Malaucène. Nous avions prévu de passer la nuit sur une aire naturelle mais ne disposant pas d’abri ni pour Marius et Baya, ni pour nous et comme le temps tourne à l’orage, nous avons préféré chercher le gîte équestre que la carte IGN désignait comme le plus proche.

Évidemment, la carte n’était pas à jour, le gîte n’était plus que d’étape, mais la patronne a eu la gentillesse de nous accueillir et trouver à mettre Marius à l’abri. Quant à nous, nous sommes logés dans une chambre d’hôtes.

Tout le monde est donc bien à l’abri et plutôt en pleine forme, surtout Baya qui semble n’être jamais fatiguée, elle…

Depuis le départ, comme les étapes que nous franchissons ne sont pas encore compliquées ni fatiguantes, je profite des lieux magnifiques que nous traversons et visitons, de cette nature qui nous donne sans compter, que nous tentons de respecter à sa juste valeur et surtout, je me nourris de toutes ces rencontres, qui, mêmes fugaces, laissent des traces indélébiles de bonheur et de joies partagées.

L’an dernier, j’avais déjà retiré le même sentiment lors du Marius Tour,
mais cette année, je confirme que les rencontres que je fais sont de plus en plus belles.

Quant à la relation déjà proche de la fusion avec Marius, je ne peux que constater que les liens qui nous unissent se resserrent d’avantage avec le temps.
Il suffit que je m’éloigne un instant de sa vue pour qu’ immédiatement, il le sente et tente de me retrouver. Dès qu’il ne me voit plus, il m’appelle et prend le chemin le plus direct pour me rejoindre, “à vol d’oiseau”.
Cet après-midi, nous nous sommes retrouvés à la croisée de deux chemins et ne sachant lequel emprunter, je suis parti en éclaireur, laissant Marius et Béné attendre que je les appelle.
Elle m’a rejoint, mais seule, Marius était parti à ma rencontre, en parallèle, guidé par le son de ma voix.

Marius devient plus qu’un compagnon de route, un réel compagnon de vie.
Demain, nous allons à Bedouin, avec un gentil petit dénivelé d’entrée de jeu et 23 km, nous dormirons au pied du Géant de Provence que nous allons toucher du bout des rêves.

Bonne nuit..

Tags : ânedromemariusmarius tour 2007randoVentouxvoyage

6 commentaires

  1. Tu as un portable olaire ! C’est cool.mais vois tu quand il n’y a pas de soleil c’est la galère.
    Les douleurs, je connais, pas facile de faire grimpette !Aller courage avec tes nouvelles semelles ça va aller mieux . Bisous à vous

  2. Même si je n’y laisse pas de commentaires je suis abonnée à ton (tes?) blogs depuis un bon moment. En tant qu’amatrice de randonnées (quoique faites sans compagnon à quatre pattes), je me régale…surtout que la Provence (et particulièrement la région du Ventoux), c’est toute mon enfance et adolescence! Donc je suis suspendue à tes posts.
    Et les actions caritatives, bravo, cela force le respect.
    Bonne route! :-°

  3. Souvenir, souvenir….

    Ne jamais tout à fait se fier aux cartes de l’IGN ni aux GR….!!! cela peu parfois réserver des détours “à la louche”…….

    difficile à digérer à certains moments….(rires)….

    Bonne route à vous 4…

    Signé : une mûle qui passait par là l’été dernier….

  4. 1° – Entrechaux prend un “x” !!!

    2° – Si les ânes dorment en marchant, certains employés de la Mairie dorment en travaillant.MDR

    Sur ce, bonne balade !

    Signé MAX !

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