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Ascension 2007

Dimanche 20 mai : On rentre à la casbah !!

Bivouac dans une propriété privée… Il fallait oser !!
Après une bonne nuit de sommeil, c’est par ce col que je devais passer… J’appréhendais un peu…

Je dormais profondément lorsque les propriétaires de la maison sont arrivés. Il était environ 23 heures. Après leur avoir expliqué les raisons de ma présence dans leur jardin – et surtout de mon bivouac – le temps de la surprise passée, ils étaient tout à la joie de me voir chez eux. On a discuté quelques minutes, ils m’ont souhaité bonne nuit et sont rentrés chez eux. Pour sûr, ils vont en avoir des choses à raconter à leurs amis dans leurs soirées !!
Au petit matin, ils m’ont offert un café et avant de partir, j’ai pris soin de nettoyer les traces de la nourriture trop riche de Marius… La route était longue avant de rentrer à la maison. J’appréhendais l’ascension du col de la Pousterle (912 mètres). D’en bas, je me demandais si Marius allait vraiment grimper là-haut. Cela me paraissait infaisable. Je me rassurais en me remémorant les propos de M. Verdun qui, la veille, m’assurait qu’il y passait avec son cheval. “Un cheval oui… mais un âne avec deux lourdes saccoches ???” me demandais-je sans cesse. Nous avons donc pris la route. Bayha en tête. Après avoir cherché le sentier qui mène au sommet, nous avons commencé à gravir le col. Jusqu’à mi-parcours ce fut relativement facile. En tout cas, nous n’avons pas rencontré de grandes difficultés. Mais après une heure de marche à suer sang et eau, le sentier arboré s’est transformé en un chemin taillé dans la roche qu’il fallait enjamber avec beaucoup de précautions. J’ai ressenti comme un “coup de pas bien” lorsque j’ai vu à quoi allait ressembler la suite du programme. Comme une boule au ventre et un sentiment de vertige. Allions-nous y arriver ou faudrait-il faire demi-tour toucher si près du but ? Je craignais que Marius ne glisse et ne tombe dans le précipisse. Après dix minutes de réflexion, le temps de reprendre son souffle, et nous revoilà finalement partis à la conquête du col ! Doucement et avec beaucoup prudence. Et nous y sommes arrivés. Epuisés mais vivants !!
De là-haut, comme c’était beau…
Le rocher d’un peu plus près.Et de l’autre côté : un paysage tout aussi superbe à contempler
Comme se fut bon de regarder en bas, de contempler les paysages et de se dire : “Putain… On y est arrivé !! On l’a fait!!” Marius est un champion ! Là-haut, on s’est reposé un moment. On a bu beaucoup… d’eau. Et emporté par un immense sentiment de réussite, j’ai lancé : “Bon! On part commencer la descente? Hein? Ou on poursuit jusqu’au col de Cougar ?”. Aucune réponse. Qui ne dit mot, conscent… alors nous avons continué notre chemin… en montant. Plus tranquillement d’abord, puis la côte nous a rappellé que c’est quand même mieux la descente… Aux alentours de 11h30, on s’est retrouvé dans un cul-de-sac. Le sentier indiqué par la signalétique était impraticcable avec Marius. Beaucoup trop dangereux. Je décidais donc de faire une pause pour mieux réfléchir à la situation. J’étais parti pour manger un morceau lorsqu’un VTTiste suivi par trois autres cyclistes sont arrivés à ma hauteur. “On nous a parlé de vous au Gîte de Mielandre” me racontait l’un d’eux ! C’est sûr, qu’un randonneur et son âne qui débarque à 22h30 et qui couchent dans l’écurie, ça n’arrive pas tous les jours !! Les présentations faites, nous nous sommes mis en quête d’un chemin pratiquable en âne et à vélo. Nous avons fini par le trouver. “Marius, Bayha : pas le temps de manger, on grimpe !” Et nous revoilà en route pour un dernier effort. Le temps d’une photo au sommet du col attestant de notre effort et nous entamions la descente. Après quelques dizaines de mètres, nous retrouvions nos amis les VTTistes en train de réparer quelques creuvaisons… Pour sûr, un âne c’est bien, on n’a pas besoin de rustines ! Là haut, il faisait froid. J’ai d’ailleurs remis le pull. Les roues réparées, les cyclistes ont chevauché leurs deux roues et alors que je les voyais disparaître au loin, nous avancions heureux d’en avoir fini avec la grimpette : de la descente jusqu’à la maison… que du bonheur. Là haut, nous rencontrions au loin un couple de bergers et leur troupeau. Quelques mots échangés au loin et nous avons continué notre route.On l’a fait !! La preuve par l’image !!
Ici les insectes sont rois et les fleurs multicolores leurs reines… Et que de parfums… Un tapis qui vaut celui des marches du Festival de Cannes pour monter au sommet
J’ai fait vraiment de drôle de rencontre tout au long de ce périple!!

Nous sommes arrivés vers 16H (8 heures de marche). Bien contents de retrouver nos pénates après cinq jours d’un voyage riche. Un voyage marqué par des rencontres et du partage. Je suis rentré la tête bien oxygénée et avec une seule envie : recommencer.

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